La révolte populaire contre l'insécurité ouvre une fenêtre d'opportunités pour que les dirigeants agissent au plus vite. En effet, on constate un net recul du nombre d’enlèvements depuis que la population a décidé, face à l’inefficacité de la force publique, de sévir elle-même contre les ravisseurs. Peu à peu, la vie reprend et Port-au-Prince, ville martyre, entre en convalescence.
Mais l’apparence peut souvent être trompeuse : le terrorisme est une hydre à plusieurs têtes que le volontarisme populaire ne saurait combattre seul. La lutte contre la violence par des gens non entraînés a ses limites à long terme. Il faut des professionnels bien équipés pour venir à bout des bandits aguerris et sans foi ni loi. Même si on doit reconnaître que le ras-le-bol du peuple et sa légitime levée de boucliers ont boosté nos agents de l’ordre qui, du coup, n’entendent pas se laisser voler la vedette dans leur propre domaine.
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