Le coup d’envoi de la Coupe du monde 2022 de football a été donné ce dimanche 20 novembre. Les Quataris auront réussi leur rêve d’accueillir le plus grand événement sportif international. Au pays du soft power, organiser un tel spectacle participe d’une volonté de projection stratégique de puissance. Le Qatar est connu pour ses immenses ressources financières et ses achats de clubs de football à l’étranger qui lui confèrent une certaine influence dans le monde du sport.
Mais au pays d’Al Jasirah, la fameuse chaîne de télévision rivale planétaire de la chaîne américaine CNN, tout n’est pas que spectacle et paillettes. De dures réalités dénoncées d’ailleurs par les organisations de droits humains à travers le monde ont troublé l’opinion publique internationale. On compte des milliers ouvriers, pour la plupart immigrés, ayant succombé pendant toute la période de la construction de stades aussi coûteux que magnifiques. On avance le chiffre effarant de 6 500 travailleurs sur les dix ans qu’ont duré les travaux. Sans compter les décisions anti-écologiques – stades à ciel ouvert réfrigérés en plein désert – qui n’ont pas manqué de choquer les défenseurs du climat de tous bords et pas seulement eux d’ailleurs.
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