Radio Pacific 101.5 fm

Éditorial 5 min de lecture

Un fossé à combler

Un fossé à combler

Le président élu Jovenel Moïse a visité au cours de la semaine la République dominicaine, répondant à une invitation de la présidence du pays voisin. Les relations entre les deux pays ont été toujours tumultueuses en dépit des liens étroits existant entre les oligarchies des deux nations. La principale raison de ces différends est l’impossibilité ou le refus des dirigeants de notre pays à penser une politique adéquate de manière à mettre notre société à égalité de développement avec la République voisine. Si ici, on a souvent traité la question du racisme anti-haïtien en République dominicaine, on oublie trop souvent que ce même racisme est cultivé parfois aussi chez ceux qui ont charge de la chose politique et économique chez nous. Nous avons fait nôtre le mépris de l’autre. Nous mesurons notre réussite au malheur et à la précarité de l’autre. Nous jouissons littéralement quand à une position de pouvoir, des gens rampent à nos pieds pour quémander du travail ou simplement quelques sous. Notre conception du pouvoir politique est totalement faussée. Elle se résume à l’idée du chef tribal pour ne pas dire celle du chef de gang. Jouissance avide des privilèges. Étalage de sa force et de sa richesse. Mépris de l’intérêt national.

Le président élu Jovenel Moïse a visité au cours de la semaine la République dominicaine, répondant à une invitation de la présidence du pays voisin.

Les relations entre les deux pays ont été toujours tumultueuses en dépit des liens étroits existant entre les oligarchies des deux nations. La principale raison de ces différends est l’impossibilité ou le refus des dirigeants de notre pays à penser une politique adéquate de manière à mettre notre société à égalité de développement avec la République voisine. Si ici, on a souvent traité la question du racisme anti-haïtien en République dominicaine, on oublie trop souvent que ce même racisme est cultivé parfois aussi chez ceux qui ont charge de la chose politique et économique chez nous. Nous avons fait nôtre le mépris de l’autre. Nous mesurons notre réussite au malheur et à la précarité de l’autre. Nous jouissons littéralement quand à une position de pouvoir, des gens rampent à nos pieds pour quémander du travail ou simplement quelques sous. Notre conception du pouvoir politique est totalement faussée. Elle se résume à l’idée du chef tribal pour ne pas dire celle du chef de gang. Jouissance avide des privilèges. Étalage de sa force et de sa richesse. Mépris de l’intérêt national.

C’est ce virus qui corrompt la gouvernance en Haïti et qui la réduit à son strict minimum, un minimum qui n’est déjà qu’une façade, un prétexte à faire de l’argent. Les secteurs économiques profitent de cette mauvaise gouvernance et sont prêts à tout pour qu’elle reste ainsi, car on a appris à faire de l’argent avec. Comment peut-on dans ses conditions changer la nature de nos relations avec la République dominicaine.

Publicité — faites défiler pour poursuivre la lecture

CEP

Publicité — faites défiler pour poursuivre la lecture

Si vous avez déjà créé un compte, connectez-vous GRATUITEMENT pour lire la suite de cet article.

Connectez-vous

Pas encore de compte ? Inscrivez-vous

Suivez-nous sur WhatsApp

0 commentaire

Les échanges courtois et argumentés font la qualité du débat.

Connectez-vous pour commenter. Un compte garantit que votre nom n'est utilisé que par vous.

Se connecter Créer un compte

Aucun commentaire pour l'instant. Soyez la première personne à réagir.

À lire également

Toute la rubrique Éditorial

Alertes du National

Recevez une notification sur votre téléphone ou votre ordinateur dès qu'un article paraît dans les rubriques de votre choix. Gratuit, avec votre compte lecteur.

Rubriques à suivre