Le Palais national nous a servi un office oecuménique comme s’il suffisait de convoquer les saints, les loas, les dieux ainsi que leurs plus dignes représentants pour exorciser l’épidémie de petites et grandes maladresses qui a caractérisé les sept années de gestion post-catastrophe du grand séisme de janvier 2010. De cette mal nommée « cérémonie », il n’y a pas de fausse consolation qui tienne puisque nos morts sont encore frais autant que les menaces sur la vie et de l’idée qu’on se fait d’elle restent permanentes.
Le Palais national nous a servi un office oecuménique comme s’il suffisait de convoquer les saints, les loas, les dieux ainsi que leurs plus dignes représentants pour exorciser l’épidémie de petites et grandes maladresses qui a caractérisé les sept années de gestion post-catastrophe du grand séisme de janvier 2010.
De cette mal nommée « cérémonie », il n’y a pas de fausse consolation qui tienne puisque nos morts sont encore frais autant que les menaces sur la vie et de l’idée qu’on se fait d’elle restent permanentes.
Après le constat effroyable des dommages et des pertes, y compris des vies, après le bal des vautours, le peuple haïtien a failli croire à sa propre résilience. Une mythomanie collective instaurée par nos amis, tellement précieux, qu’on n’a pas osé se fâcher avec eux au sujet de la canalisation efficace des montants alloués au relèvement du pays de la catastrophe et de sa reconstruction.
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