Radio Pacific 101.5 fm

Éditorial 4 min de lecture

L’erreur et la correction

L’erreur et la correction

La capitale n’est pas incurable. La volonté peut jouer son rôle dans une meilleure gestion de l’espace urbain et de ses rapports avec la population. Par contre, elle ne suffit pas. Il faut y mettre l’autorité de l’État au-dessus des bousculades excessives du secteur informel. Le forcing de la débrouillardise mis en face du laisser-faire d’une politique publique non cohérente met le port-au-princien dans une situation quotidienne d’anarchie. Il ne sait plus à quel saint se vouer ni sur quel trottoir mettre le pied. Il n’y a pas, malheureusement, de saint qui s’occupe des encombrements d’un urbanisme en manque de stratégies. Donc, le déficit de prières pour une ville organisée ne renvoie que vers des exigences citoyennes contre l’implosion de l’espace.

La capitale n’est pas incurable. La volonté peut jouer son rôle dans une meilleure gestion de l’espace urbain et de ses rapports avec la population. Par contre, elle ne suffit pas. Il faut y mettre l’autorité de l’État au-dessus des bousculades excessives du secteur informel. Le forcing de la débrouillardise mis en face du laisser-faire d’une politique publique non cohérente met le port-au-princien dans une situation quotidienne d’anarchie. Il ne sait plus à quel saint se vouer ni sur quel trottoir mettre le pied. Il n’y a pas, malheureusement, de saint qui s’occupe des encombrements d’un urbanisme en manque de stratégies. Donc, le déficit de prières pour une ville organisée ne renvoie que vers des exigences citoyennes contre l’implosion de l’espace.

 La politique draine nos énergies vers les comportements des hommes et des institutions qui reprennent les actes du passé de la dictature et de ses obscurantismes. Dans la Société civile, la surveillance priorise les droits humains. Soutenus par un secteur international qui politise à l’excès, les secteurs qui devraient mettre le paquet sur tout ce qui concerne la modernité et la qualité de la vie du citoyen ne voient pas que des entités d’intervention sur l’urbanisme et l’environnement des villes ont leur place au moment où la « démocratie » et ses défenseurs se battent sur tous les plans.

Ce n’est pas une thèse philosophique qu’on tente de développer entre les anachronismes politiques et la dégradation progressive de la qualité de vie du citoyen. Un simple coup d’oeil sur les disparités actuelles entre des espaces spécifiques dans l’aire métropolitaine traduit que nous sommes encore dans le miasme des vieux préjugés. Que la marchande qui vend des vêtements usagés sur le trottoir de la Place Carl Brouard au marché Salomon vit dans des conditions d’insalubrité inhumaine, contrairement aux devantures des magasins de Pétion-Ville où l’on observe un minimum d’ordre et de propreté. Certains diraient que Petion-Ville n’est plus ce qu’elle était et que les nostalgiques de La Coupe devraient voir la réalité actuelle de l’encombrement et de l’insalubrité qui ne connaissent pas les lieux dits privilégiés.

Publicité — faites défiler pour poursuivre la lecture

Si vous avez déjà créé un compte, connectez-vous GRATUITEMENT pour lire la suite de cet article.

Connectez-vous

Pas encore de compte ? Inscrivez-vous

Suivez-nous sur WhatsApp

0 commentaire

Les échanges courtois et argumentés font la qualité du débat.

Connectez-vous pour commenter. Un compte garantit que votre nom n'est utilisé que par vous.

Se connecter Créer un compte

Aucun commentaire pour l'instant. Soyez la première personne à réagir.

À lire également

Toute la rubrique Éditorial

Alertes du National

Recevez une notification sur votre téléphone ou votre ordinateur dès qu'un article paraît dans les rubriques de votre choix. Gratuit, avec votre compte lecteur.

Rubriques à suivre