Les célébrations de la Toussaint et de la fête des morts, observées respectivement les 1er et 2 novembre, se sont déroulées cette année dans un contexte particulièrement difficile en Haïti. Traditionnellement marquées par des rassemblements dans les cimetières, des prières, des cérémonies religieuses et des manifestations vodoues en l'honneur des Guédés, ces journées ont été perturbées par l'insécurité, notamment dans la région métropolitaine de Port-au-Prince.
Autrefois, ces deux dates donnaient lieu à une importante mobilisation populaire. Des familles se rendaient dans les cimetières pour nettoyer et décorer les tombes de leurs proches disparus, déposer des fleurs, allumer des bougies et se recueillir. Les vodouisants de leur côté, organisaient des cérémonies en l'honneur des Guédés, esprits associés à la mort et aux cimetières. Chants, tambours, danses, invocations et offrandes faisaient partie des manifestations organisées à cette occasion.
Cependant, les célébrations de cette année témoignent des difficultés rencontrées pour maintenir ces traditions dans plusieurs zones du pays. À Port-au-Prince, le Grand Cimetière, autrefois l'un des principaux lieux de rassemblement des pratiquants, demeure pratiquement inaccessible en raison de l'emprise des groupes armés. À Cité Soleil, le cimetière de Drouillard a également enregistré une faible fréquentation.
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