Accueil » Société » « Vue Libre » offre une libre vue sur la culture haïtienne

« Vue Libre » offre une libre vue sur la culture haïtienne

05 juillet 2018, 9:13 catégorie: Société11 748 vue(s) A+ / A-

Alain Joseph, l’un des membres fondateurs de « Vue Libre ».

 

Vue Libre, espace de promotion de jeunes talents, a pour objectif de promouvoir la culture haïtienne. Ayant vu le jour en 2013 sous l’égide d’Alain Joseph et Max Celestin, respectivement fondateur et co-fondateur, « Vue Libre » s’applique à vendre son image de marque à travers ses réalisations qui portent manifestement les empreintes du jeune Alain Joseph. Âgé de 26 ans, celui-ci a reçu une formation en business management qui l’aide ainsi à mettre à profit sa créativité. De plus, il entreprend une étude en Histoire de l’art à IERAH/ISERSS (Université d’État d’Haïti) et affirme vouloir se spécialiser dans la valorisation du patrimoine culturel haïtien. Nous l’avons rencontré. Entretien.

Le National : Comment vous êtes-vous retrouvé dans le domaine de la promotion de l’art ?

Alain Joseph : Après mes études classiques, j’ai voulu me lancer dans le monde artistique. Principalement parce que je me suis découvert un amour pour tout ce qui rapportait à l’art, un amour qui m’a été prodigué par mon frère qui faisait déjà partie de ce monde. Cependant, ma mère ne digérait pas l’idée que nous soyons tous deux des artistes, j’ai alors abandonné le projet de devenir moi-même artiste et j’ai eu la brillante idée de devenir le promoteur de mon frère. C’est ainsi que j’ai créé « Vue Libre » espérant faire la promotion d’autres talents.

L.N. : Quel est l’objectif de « Vue Libre » ?

A.J. : Vu le déclin de l’identité haïtienne, « Vue Libre » se donne pour mission de mener une campagne d’éducation artistique et culturelle qui vise à rehausser le patrimoine haïtien.

L.N. : Quelles sont, à date, les plus grandes activités organisées par « Vue Libre » ?

A.J. : Nous avons deux grandes activités : Face Naval et la Semaine de l’art. Durant la période de carnaval, nous organisons Face Naval, surtout lors du Carnaval des étudiants. Elle inclue la peinture et le face painting. Et à l’occasion de la journée mondiale de l’art, le 15 avril, nous organisons la Semaine de l’art qui a une riche programmation. Prestations, conférence, débat, concert, morceau de slam sont les plats que l’on déguste durant cette activité afin d’encourager et d’accompagner les jeunes et les aider aussi à prendre conscience de leur identité.

L.N. : Est-ce que « Vue Libre » est ouvert aux jeunes ?

A.J. : Bien évidemment. Vue Libre est un espace consacré exclusivement à l’épanouissement de jeunes talents voulant percer dans le monde de l’art. Nous leur offrons un espace pour mettre en valeur leur potentiel artistique.

L.N. : « Vue Libre » a-t-il des partenaires qui l’aident dans la réalisation de ses projets ?

A.J. : Tout à fait. Nous avons différents partenaires qui nous apportent leur soutien de bien des manières tels Ayida Koleksyon, Ierah/Iserss en nous offrant l’espace universitaire pour accueillir nos activités, Quisqueya, Pye Poudre, entre autres.

L.N. : Comment percevez-vous « Vue Libre » dans cinq ans ?

A.J. : J’ai toujours vu la progression de Vue Libre en deux phases : cinq ans de construction et d’épanouissement. D’ici quelques années, les gens se laisseront convaincre par nos événements pour leurs côtés novateurs et leur originalité.

Le National : Avez-vous un message pour les jeunes haïtiens ?

Alain Joseph. : Constatant que la majorité des jeunes ont tendance à adopter la culture occidentale au détriment de la nôtre, je leur dirai tout simplement qu’ignorer sa propre culture, c’est ignorer son identité. De ce fait, je les invite à se retrouver, à valoriser la culture haïtienne et à se souvenir de leur Alma-Mater. Encore et toujours.

Propos recueillis par

Laïka Mezil

Comments

comments

scroll to top