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La vraie entente comme ultime combat !

06 novembre 2017, 9:21 catégorie: Édito13 239 vue(s) A+ / A-

La morosité du moment a culminé avec le meurtre de cette jeune policière dans la région de Croix-des-Bouquets. Quand un agent des forces de l’ordre tombe et à plus forte raison s’il s’agit d’une femme, la société à toutes les raisons d’être inquiète. La violence, sous fond de crise économique et de chômage, continue à s’installer dans la cité. La violence sous toutes ses formes. Ce n’est pas une situation que nous devrions accepter quand nous avons besoin de sérénité et de dialogue pour que nous puissions vraiment tenter cette fois de redresser l’avion dans cette chute qui n’en finit pas. Il faut absolument que nous reprenions de l’altitude pour éviter ce qu’on craint le plus : le crash !

On a fêté comme de traditions les Gede cette semaine qui vient de s’achever. Tous les Gede avaient été convoqués. Maitre Carrefour ou Gede Mercure, le double malfaisant de Legba, plus puissant que les barons les autres gede et les petwo réunis, Gede Loray, Ti Brave Gede, Ti Pierre Dantor, Ti Pierre Walbo,Jean Simon, Gede Mazaka et toute la cour à cette frontière de la vie et de la mort. C’était comme toujours une manière de démythifier la mort et de chanter cette vie qui frôle toujours cet autre monde ténébreux. Mais, à être trop proche de la mort, de la côtoyer chaque jour justement à cause de cette violence, de notre cécité, de nos égoïsmes permanents, nous oublions trop souvent que si nous sommes en vie c’est que le Grand Architecte de l’univers nous a dotés de cette étincelle divine, cette étincelle qui doit enflammer le monde, la matière, pour que nous puissions prouver que nous sommes ici, sur Terre, pour remplir une mission conformément à un plan divin.

Si nous végétons toujours dans la situation dans laquelle nous nous trouvons, comme si nous étions pris dans une boucle temporelle, condamnés à reproduire constamment les mêmes pitreries, c’est parce que nous persistons à nous installer dans ce refus de reconnaître à l’autre le droit à la vie, le droit d’être humain, le droit de profiter équitablement des ressources auxquels il a droit. Nous sommes pourris pas la mentalité des Affranchis, ceux, pour notre malheur, qui ont récupéré le pays après les guerres de libération menées avec succès par les armées Marrons. Mais, aujourd’hui, il faut que nous nous libérions de cette mentalité faite de la haine de l’autre, de la haine de soi, cette mentalité de méfiance envers ceux avec qui nous devrions main dans la main combattre pour changer nos conditions de vie.

Le dialogue, la sérénité ne sont pas des signes de faiblesse. La preuve qu’ils ne le sont pas, c’est que plein de forces oeuvrent à empêcher l’entente et la concorde.

Le système qui nous engloutit carbure au chaos. Turneb Delpé s’en est allé sans avoir vu la concrétisation de son rêve qui était cette conférence nationale pour laquelle il avait beau lutter. Mais on ne pourra pas faire l’économie de l’entente et du dialogue. L’armée des morts, comme dans « Games of Throne », a déjà traversé le Mur.

La mise en commun de toutes les énergies, l’oubli de nos querelles stupides et suicidaires pourront seuls nous permettre de remporter l’ultime combat qui nous évitera le crash.

Gary VICTOR

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