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Vers le renforcement de la filière de la pêche à Cap-Haïtien

14 mai 2018, 8:37 catégorie: Economie5 383 vue(s) A+ / A-

Des associations de pécheurs en formation sur les PME à Cap-Haïtien.

 

À l’initiative de la Chambre de commerce et de l’industrie du Nord (CCIN), plusieurs associations de pêcheurs du Cap-Haïtien venant principalement de Conassa, Bande du Nord (Labadee), Ducroix, Lafossette et Petite-Anse, ont pris part, le dimanche 13 mai 2018 à un atelier de travail dans le cadre d’un programme de renforcement des petites et moyennes entreprises au Cap- Haïtien.  

Pour la CCIN, cet atelier de travail s’inscrit dans une démarche d’identification avec les associations de pêcheurs, les contraintes auxquelles elles font face pour pouvoir mieux les aider, les encadrer en terme de formation technique et identifier comment elles peuvent moderniser la filière de la pêche dans le département du Nord, en particulier la ville du Cap-Haïtien, d’après les explications fournies par le secrétaire général de la Chambre de commerce et de l’industrie du Nord, Patrick Almonor.

Selon M. Alomor, la filière de la pêche est quasiment négligée même dans la politique globale des différents gouvernements. « Il n’y a pas une politique d’accompagnement pour les pêcheurs, alors qu’ils ont une importance capitale dans le processus du développement économique du pays », a soutenu Patrick Almonor, tout en donnant l’assurance d’accompagner les pécheurs. Le secrétaire général de la CCIN demande à l’État d’assumer ses responsabilités envers les pécheurs.

Considérant la pêche comme un atout réel pour les investissements privés, Patrick Almonor encourage le secteur privé des affaires à investir dans l’aquaculture qui, d’après ses considérations, est un secteur non exploité possédant des potentialités riches et variées. Il a également souligné la nécessité d’avoir une pêche modernisée. Car, dit-il, la pêche haïtienne reste une pêche archaïque avec des équipements démodés et de faibles productivités.

C’est en ce sens que la CCIN s’engage non seulement à accompagner les associations de pêcheurs en terme de formation sur les techniques de pêche durable et la conservation de poisson, mais aussi à aider les pécheurs à moderniser leurs activités de pêche, toutefois il croit que la pêche artisanale a de grandes potentialités de développement malgré son manque de moyen et de structuration.

Les participants à cet atelier de travail sont sortis satisfaits. Mais, ils ont profité de cette initiative pour exposer les difficultés auxquelles ils font face dans le secteur. Certains font état de la désuétude des équipements qu’ils ont utilisés et qui ne permettent pas de tirer profit de leur principale activité, considérée comme leur principale source de revenus. « Nous n’avons pas d’entrepôt frigorifique, nous sommes dépourvus de tout dispositif de concentration, le matériel de pêche coûte très cher. Nous utilisons la nasse en bambou, mais elle ne nous permet pas d’exploîter les ressources éloignées de la côte », ont-ils déploré.

Ainsi, les associations de pécheurs plaident-ils pour un encadrement de la filière pêche dans le pays, qui doit se moderniser via l’utilisation d’équipements comme, hameçon, senne, glacière, etc.

Hervé Délima

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