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Vers la deuxième édition de la Foire d’été d’Haïti

09 août 2018, 9:30 catégorie: Société7 347 vue(s) A+ / A-

Affiche annonçant l’activité.

 

Lancée pour la deuxième fois, la Foire d’été d’Haïti est une activité qui, selon l’un des membres organisateurs, Luczama Staler, consiste à vulgariser les oeuvres artisanales des artisans haïtiens qui n’hésitent jamais à faire la promotion de la culture haïtienne au travers de leur travail. L’activité, qui se déroulera sur deux jours, les 10 et 12 août 2018, est organisée par Ley Production, une jeune maison de production qui, depuis décembre 2015, s’engage à mettre sous les feux des projecteurs le talent des jeunes haïtiens et à faire rehausser la culture haïtienne. Cette année, nous avons rencontré pour la deuxième édition de la Foire d’été d’Haïti les membres organisateurs de l’événement. Entretien avec le président de Ley Production, Wedson Ley Ilsaint.

Le National : Faites-nous part des intentions de Ley Production quand elle a lancé cette foire pour la première fois dans les rues de Pétion- Ville, plus précisément à rue Rigaud ?

Wedson Ley Ilsaint : À vrai dire, nous avons cette idée de « Foire d’été d’Haïti » depuis 2016, mais c’est en 2017 que nous allons faire notre premier lancement. Lors de la première édition de la Foire d’été d’Haïti, nous avons décidé de la réaliser dans les rues et non à l’intérieur d’un local. Cette décision, nous l’avions prise pour permettre un taux de participation élevé et nous voulions que tout le monde puisse y prendre part du moment que la personne était intéressée. C’est en ce sens que nous avions opté pour la rue Rigaud à Pétion-Ville.

Ce qui a fait le déclic dans nos têtes pour la réalisation d’une Foire d’été d’Haïti n’est autre que le manque d’activité culturelle en cette période. C’est dans cette optique, nous avons jugé nécessaire de mettre sur pieds la foire d’été d’Haïti où les jeunes talents de la maison de Ley Production ont, lors des expositions et conférences, l’opportunité d’interagir avec des artisans comme eux qui partagent avec eux leurs expériences. En quelque sorte, nous joignons l’utilité à l’agréable pour porter au loin non seulement la production locale, mais aussi les oeuvres des artisans.

L.N. : Quels sont les objectifs que vous ciblez ?

W.L.I. : Notre objectif pour cette édition est de permettre au public haïtien de se familiariser avec les oeuvres de ces artisans, de découvrir la valeur des oeuvres artisanales dans la culture de notre pays, d’apprécier leur travail et de profiter de l’ensemble des produits alimentaires transformés, mais nous comptons aussi faire bénéficier aux jeunes artisans, à travers des conférences, l’expérience des artisans qui vivent de leur travail depuis bien des années.

L.N. : Avez-vous eu le support de quelques associations culturelles du pays pour la réalisation de cette activité ?

W.L.I. : Malheureusement non. Nous n’avons pas eu le support des organismes culturels pour l’exécution de cette activité, que ce soit lors de la première et de la deuxième édition. Nous avons dû nous débrouiller avec les moyens de la maison de production que je dirige, à savoir Ley Production, et des membres qui veulent à tout prix réaliser ce projet, puisqu’il vise à faire la promotion de la culture haïtienne et à mettre le travail de certains artisans en avant.

L.N. : Quel sera le contenu des programmations durant ces deux jours ?

W.L.I. : L’activité s’étendra sur deux jours, les 10 et 12 août. Durant le premier jour, nous serons à l’hôtel Best Western, à Pétion-Ville, pour une conférence avec trois intervenants qui sont Harry Nicolas, dit Mèt fèy vèt, PDG de « Kore Pwodiksyon Nasyonal », avec Simone Audant Ambroise, PDG de Kay Atizan et avec Bernie Jean, responsable de Centre de contacts et des transferts « Fon Koze ». Ils auront à intervenir sur des sujets ayant rapport avec les activités artisanales et agro-alimentaires et autres. Les thématiques se dérouleront autour de la question suivante : comment peut-on par le canal de l’entrepreneuriat utiliser nos oeuvres artistiques afin de valoriser notre culture, mais aussi réaliser une plus grosse vente ? Les expériences de ces personnes vont être bénéfiques pour les jeunes, cela va leur permettre d’émerger de la situation dans laquelle ils étaient.

Lors du deuxième jour, nous aurons des expositions, une vente-signature du dernier album de Ded Krazy, des défilés, show de danse dans la rue Rigaud. Pour y participer, les gens devront se procurer du bracelet de l’activité afin de circuler librement, de consommer et d’apprécier les oeuvres de nos jeunes artisans. Nous sommes ouverts à un large public, c’est pourquoi dans notre programmation nous aurons avec nous des Clowns qui s’occuperont du bonheur des enfants. Voilà ce que nous offrons pour la deuxième édition.

L.N. : Comparée à la première édition, la deuxième édition apportera-t-elle une quelconque amélioration ou même une surprise aux gens qui se déplaceront pour venir suivre l’événement et y participer ?

W.L.I. : Je rappelle que la première édition de la Foire d’été d’Haïti ne s’est réalisée que sur un seul jour. Alors que durant la deuxième édition, nous avons voulu, en effet, apporter plus de contenus dans la programmation. Nous aurons plus d’artistes qui viendront y participer afin de mettre plus d’ambiance et de soutenir notre deuxième édition, tels Ded Krazy, Paska, etc. Et en termes de logistique, nous sommes quasiment prêts, sans compter que nous aurons le soutien de la Mairie de Pétion-Ville qui prendra en charge la sécurité des participants.

Le National : Qu’attendez-vous comme résultat de cette foire dans le pays ?

Wedson Ley Islaint : Ce que nous espérons, l’équipe et moi ainsi que les exposants, c’est une forte participation de la communauté de Pétion-Ville et des autres secteurs avoisinants. Afin de réaliser la deuxième édition, nous avons dû faire beaucoup de sacrifice, c’est pourquoi nous attendons impatiemment la participation de tous, enfants, jeunes, adultes.

Venez encourager nos jeunes artisans !

Propos recueillis par

Laïka Mezil

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