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Vers la formation des femmes détenues à la prison civile de Cabaret

15 janvier 2017, 10:06 catégorie: Actualité3 107 vue(s) A+ / A-

Vers la formation des femmes détenues à la prison civile de Cabaret.

| Photo : mangodhaiti.blogspot.com

 

Le parquet de Port-au-Prince a lancé officiellement le vendredi 13 janvier 2017, un atelier de formation à l’intention des détenues à la prison civile de Cabaret (Ti tanyen). Ce programme de formation, implémenté en vue de réduire les frustrations des prisonnières, devra durer environ 4 mois, informe Me Jean Danton Léger.

Cet atelier de formation, lancé officiellement le vendredi 13 janvier 2017 par le commissaire du gouvernement près le tribunal de première instance de Port-au- Prince, Me Jean Danton Léger, devra servir à réduire les frustrations des détenues à la prison civile de Cabaret. « Le gouvernement a compris qu’il n’est pas possible que ces femmes soient entrées à la prison avec la tête vide et d’en sortir dans le même état. Si tel est le cas, on est sûr qu’elles auront plus de frustration à leur sortie qu’au moment de leur détention », a déclaré Me Jean Danton Léger.

Grâce à ce programme, ces femmes mises en détention auront la chance d’apprendre un métier manuel au moment de purger leur peine, pour qu’à leur sortie de prison, elles aient une activité à entreprendre. Haute couture, cuisine, pâtisserie, broderie, crochet et informatique sont, entre autres, les cours qui seront donnés à ces détenues. De plus, à en croire le chef du parquet de Port-au-Prince, des médecins sont également dépêchés à cette prison en vue d’offrir un appui aux prisonnières.

Selon les informations communiquées par le responsable de la prison, l’inspecteur Evens Michel, plus de 200 femmes sont incarcérées à cette prison et devront jouir de cette formation.

Me Jean Danton Léger souligne que cet atelier entre dans le cadre des projets du gouvernement en place de former les détenus des prisons du pays. Il y a environ un mois, rappelle Me Jean Danton Léger, qu’un projet pareil a été lancé au pénitencier national à l’intention des détenus.

Si la plupart des détenues de la prison civile de Cabaret ne se montrent soucieuses que de leur libération, beaucoup d’entre elles se montrent au contraire, très intéressées par cet atelier de formation. « C’est une bonne chose pour nous. Beaucoup d’entre nous n’ont aucun métier. Cela nous aidera énormément », a fait savoir une prisonnière, même si elle devra être libérée au cours de cette année.

Plusieurs de ces détenues avouent avoir été arrêtées soit dans les « bases » en fumant de la marijuana soit dans les programmes de « Rabòday ». Cela dit, beaucoup d’entre elles ont été oisives avant leur détention. « Grâce au métier que j’aurai appris ici, à ma sortie, je ne pratiquerai plus ces choses », a confessé une autre jeune femme d’une vingtaine d’années qui dit être derrière les barreaux depuis le début de l’année 2017 juste parce qu’on l’a surprise avec un joint de marijuana.

Les personnes qui auront à animer ces ateliers de formation ont été également présentes au lancement de ce projet. Nul ne peut rejeter le fait que ce projet sera très utile aux détenues et constitue une avancée dans la condition carcérale en Haïti. Dans la mesure où ce ne sera pas un effet feu de paille, il inspire de l’espoir dans un pays où tout semble aller pour le pire.

Ritzamarum Zétrenne

rzetrenne@lenational.ht

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