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Ces vendeurs de gazeuses ambulants qui se plaignent de la hausse des prix

16 février 2017, 10:44 catégorie: Economie3 662 vue(s) A+ / A-

Ces vendeurs ambulants de gazeuses qui se plaignent de la hausse des prix.

/ Photo (illustration) : Mon voyage en Haïti – Skyrock.com

 

Au niveau de la zone métropolitaine de Port-au-Prince, les vendeurs ambulants de gazeuses sont très présents ces derniers temps. Ils sont dans le secteur informel de l’économie, comme la plupart des agents économiques du pays. Dans ce contexte économique particulièrement difficile, ils se plaignent de la hausse des prix de leurs produits.

« Souvent, les prix de mes produits sont, malheureusement, revus à la hausse. Une sorte d’instabilité s’observe au niveau des prix. La caisse de limonades emboitées se vendait à 400 gourdes. Puis elle est passée à 450 gourdes. Aujourd’hui, les entreprises où nous nous approvisionnons en ces produits nous demandent 500 gourdes pour la même caisse de 24 unités. C’est aussi le cas du Seven up. La caisse de ce produit se vend aujourd’hui à 525 gourdes. Alors qu’avant elle se vendait à 400 gourdes. Ce qui veut dire que nous faisons à peine 120 gourdes comme bénéfice sur une caisse vendue. C’est vraiment difficile dans une économie comme celle d’Haïti qui se dégrade de plus en plus », déclare Florus, un vendeur de boissons gazeuses ambulant rencontré à Pétion-Ville, essayant de vendre ces produits emboités.

« Le problème c’est qu’on a du mal à écouler ces produits à partir du moment où l’on augmente leurs prix. Aujourd’hui, le prix d’une limonade emboitée est de 30 gourdes. Alors qu’avant, il y a quelques mois de cela, on pouvait l’avoir seulement à 25 gourdes. Résultats : Les clients n’affluent plus comme avant. Ce qui veut dire que j’ai du mal à encaisser 120 gourdes de bénéfice au cours d’une seule journée. Car, il est difficile de vendre 24 unités par jour. Plus maintenant en tout cas. La preuve, il est pratiquement 2 h, et j’en ai vendu moins d’une dizaine. Pourtant, à partir de 10 h, c’est l’heure de pointe. Car, il fait déjà chaud tu t’imagines ? », se plaint Lero, un petit vendeur rencontré en face du bâtiment de l’Immigration à Port-au-Prince.

Hima a du mal à comprendre le mécanisme de fonctionnement des prix sur le marché haïtien. C’est incompréhensible pour lui tout ça. « Je ne comprends rien. Les prix des produits sont revus à la hausse quand les entreprises le veulent. Comme bon leur semble. Sans vraiment tenir compte du pouvoir d’achat des consommateurs et sur les éventuelles conséquences néfastes de ces décisions sur les autres agents économiques. Elles ne pensent qu’à leur profit. Et l’État ne dit rien. On est pratiquement dans une jungle. Les plus forts mangent les plus petits. Mais un autre problème dans mon cas c’est que je ne vois pas encore quoi faire de mieux pour pouvoir rentrer quelques sous, en vue de survivre », déplore-t-il.

 Il faut noter que l’on retrouve ces petits vendeurs ambulants surtout dans les gares routières, dans les marchés communaux, dans les stations d’essence de la place, sur les places publiques, dans les grands carrefours de la zone métropolitaine de Port-au-Prince : Carrefour de l’aéroport, au portail Léogâne, etc. Des boîtes en carton sur la tête, la plupart du temps, ils guettent des clients pour écouler leurs produits le plus vite possible.

Harrios Clerveaux

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