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UEH et Petrocaribe: Jean-Charles Moise fait le point

08 février 2018, 8:15 catégorie: Accueil548 vue(s) A+ / A-

Alors que l’Université d’État d’Haïti (UEH) nage dans des eaux sombres et suscite des débats controversés, le leader de la plateforme Pitit Dessalines, Jean-Charles Moïse, croit que le véritable problème de la crise n’est pas encore posé. Comme un coup de tonnerre, l’ancien candidat à la présidence du scrutin de 2015, soutient sans langue de bois que tous les étudiants ayant été expulsés de l’UEH sont des victimes. En conséquence, il annonce qu’il va solliciter la création d’une commission parlementaire afin de faire lumière sur cette situation.

La réforme au sein de l’université, voilà le motif selon l’ancien sénateur du nord, Jean-Charles Moïse qui a poussé les dirigeants de l’UEH a écarté de ce centre universitaire, un bon nombre d’étudiants pour comportement irrévérencieux. Ces étudiants dont il assure la défense seraient des victimes transformées en bourreaux. Car, précise-t-il, ils ont été diabolisés alors qu’ils réclament ce qui est juste et bon pour la communauté universitaire. Le leader de la plateforme Pitit Dessalines a pété le plomb, le jeudi 8 février 2018, lors de la conférence de presse tenue en son local à Delmas, en vue de prévenir la nation haïtienne sur des jours sombres qu’ils auront à vivre en raison de la mauvaise gouvernance de l’Administration Moise/ Lafontant.

Paradoxale, l’université reçoit le support des politiques haïtiens. En effet, depuis la résolution du conseil de l’université d’État d’Haïti mise en œuvre par le conseil exécutif de l’Université, les positions politiques pullulent de toute part dans le but de manifester leur soutien aux étudiants et dénoncer du coup la décision qu’ils assimilent à un signe avant-coureur de l’instauration d’un système dictatorial dans le pays. Cependant, aucune position n’a été si tranchante depuis. Dans la foulée, certains politiques du pays, dont des dirigeants de certaines organisations proches de la plateforme Pitit Dessalines, ont pris part à la manifestation  des étudiants, le mercredi 7 février 2018, en vue de dénoncer la corruption et la désoccupation de la faculté des sciences humaines (FASCH).

Divorcée du secteur démocratique, la plateforme Pitit Dessalines semble en train de tendre la main à d’autres catégories pour renforcer la lutte enclenchée contre l’Administration Moise/ Lafontant. Outre les étudiants qu’il s’engage à soutenir,  Jean-Charles Moïse courtise aussi les élus locaux. ‹‹Les élections indirectes sont volontairement bloquées. En vue de faire pression et de questionner le pourquoi de la non-tenue de ces joutes importantes, je vous invite à nous rejoindre dans la lutte››, a-t-il appelé annonçant la suite du mouvement pour bientôt.

  Pétro Caribe : aucun sénateur n’a les mains pures

 Contrairement à l’idée répandue dans l’opinion publique, le farouche opposant au pouvoir,  Jean-Charles Moïse , a tenu la position la plus imprévisible sur le dossier du Pétro Caribe. Il est radical. Selon lui , aucun parlementaire n’a les  mains pures dans la décision de transférer à la Cour supérieure des comptes et du contentieux administratif (CSC/CA), même pas les commissaires. ‹‹ Tous ont pris part au complot››, a-t-il avancé soutenant que la caravane du changement n’est autre que « gouvènman lakay ou››, sous une autre appellation.

 

Daniel Sévère

 

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