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Temps des signes, ou signes des temps ?

13 septembre 2017, 10:08 catégorie: Édito10 603 vue(s) A+ / A-

À l’heure des escalades de menaces nucléaires entre Pyongyang et Washington, ainsi que le déferlement d’ouragans et de séismes à travers le monde, les religions et autres croyances parlent, soit de « la fin du monde » ou de celle d’un système de choses. Quand ce ne sont pas les prédictions, avérées ou pas, de Nostradamus qui sont évoquées, c’est l’Apocalypse de Jean, dans la Bible, qui interpelle les gens. D’un côté comme de l’autre, il s’agit d’une prise de conscience de l’état du monde actuel, pris entre le spiritualisme et le matérialisme.

 Michel de Notre-Dame, dit Nostradamus, qui vécut en France au cours du XVIe siècle, eut des visions extraordinaires sur le cours des choses, allant de son époque à nos jours. On lui crédite bien d’événements majeurs survenus dans le monde, depuis la Première Guerre mondiale, jusqu’à l’effondrement du World Trade Center à New York.

Quant aux prédictions bibliques, en particulier celles de l’Apocalypse, elles décrivent un climat de terreur généralisée, caractérisé par un nouvel ordre de choses relevant d’un Antéchrist personnalisé. Il se dresse à l’heure actuelle, à l’échelle planétaire, des figures tellement représentatives du mal, qu’elles ne peuvent démentir de tels oracles.

 Si l’argent a été longtemps considéré comme le nerf de la guerre, il l’est davantage aujourd’hui, car il faut des milliards de dollars pour fabriquer des armes meurtrières, en vue de détruire des milliards d’êtres humains. Les chefs guerriers, sans foi ni loi, qui conçoivent de tels projets ne prennent pas en compte ces civilisations disparues depuis des milliards d’années par la faute des humains. Les Sommets de la Terre, d’année en année, pour poser les problèmes de l’écosystème « planèteère » ne semblent pas alerter les dirigeants des grandes puissances qui se disent pourtant concernés au plus haut point par la dégradation de la qualité de la vie sur la planète. Pendant qu’ils construisent des abris nucléaires à la dimension de leur folie meurtrière, ils contribuent à la faim dans le monde, par la mondialisation interposée, qui n’est autre que le nouveau visage de la colonisation. Ceux et celles qu’ils délogent de leurs terres, à des fins de « civilisation » ou de « développement », ce sont ces reclus des réserves amérindiennes et ces demandeurs d’asile de partout, fabriqués de toutes pièces par le « Système ».

Non content de construire des abris nucléaires, en prévision du cataclysme effroyable qu’ils préparent, ces Seigneurs de la guerre envisagent la possibilité de s’aménager des espaces interplanétaires, au grand dam des populations appauvries de la Terre aux prises à des gaz radioactifs.

Entre-temps, la nature semble vouloir reprendre ses droits, en imposant sa loi aux plus grands de la Terre. Les présentes perturbations atmosphériques défient les prévisions météorologiques les plus exactes. Les experts ne font que constater les effets désastreux des ouragans Harvey et Irma sur l’État le plus fort du monde qui, tout en fabriquant des antimissiles, est loin de pouvoir se munir d’anticyclones.

La science même s’incline devant certains phénomènes incompréhensibles, qu’on crût être le fruit de l’imagination ou objet d’illumination. L’ouragan « Irma » suscite déjà des extrapolations d’ordre mythologique et mystique; on l’associe à un mythe allemand entourant la dénomination d’un bébé « Irmin » signifiant « la guerre des dieux ».

Tout cela coïncide avec l’exode d’un peuple, appartenant à des divinités qui lui parlent d’un lendemain meilleur sur une terre qui lui est léguée. Le symbolisme d’un Moïse, ne devrait-il pas signifier le passage vers une terre promise ? Temps des signes, ou signes des temps, nous devons réunir toutes nos forces pour dire à Haïti : la guerre de «Toi» n’aura pas lieu.

Mérès M. Weche

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