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Teeyah : “l’Art n’a pas de frontières”

06 décembre 2017, 10:04 catégorie: Culture2 748 vue(s) A+ / A-

La plasticienne Teeyah posant devant ses oeuvres.

Tableau, La musique de la vie, Acrylique sur toile, 40×40 Photo en groupe.

 

La plasticienne Cynthia Nérette, Teeyah de son nom d’artiste, participe jusqu’au 11 décembre 2017, à la quinzième édition de Art Basel à Miami, dans le cadre du salon Contemporary Art Fair qui vise à promouvoir les artistes émergents. En marge de l’événement, elle a répondu aux questions du journal Le National.

L.N. : Pouvez-vous nous présenter Contemporary Art Fair ?

C.Z.N. : Le lieu est intéressant. Il est dédié à l’art d’avant-garde et aux artistes émergents. Mais c’est aussi une grande vitrine internationale se déroulant dans le cadre de « Art Basel » de Miami, l’une des plus grandes manifestations internationales dédiées aux arts plastiques. Pour cette année 2017, Art Basel ne s’est pas seulement limité à la Convention Center, mais plutôt dans toute la zone de Miami Beach avec la participation de toutes les galeries de renom. Ce qui m’a permis de rencontrer beaucoup de monde, curateurs, galeristes, critiques et créateurs.

L.N. : Ne dit-on pas aussi que c’est un espace commercial important ?

C.Z.N. : Oui, en effet. Ça vous expose aux yeux d’un public de qualité qui peut se procurer les oeuvres qu’il apprécie. Mais c’est surtout un espace d’échange et de découverte.

L.N. : Qu’est-ce que Art Basel 2017 va apporter dans votre carrière ?

C.Z.N. : Ma participation à Art Basel, particulièrement à Contemporary Art Fair, représente pour moi une nouvelle porte ouverte sur le marché international. C’est intéressant de se frotter avec tout ce beau monde, de pouvoir apprécier les oeuvres et les techniques d’autres créateurs venus d’horizons différents. C’est à la fois enrichissant et stimulant.

L.N. : Se faire un nom sur le marché international, c’est donc quelque chose qui vous tient à coeur ?

C.Z.N. : Bien sûr, c’est important pour moi. Pourquoi devrais-je me limiter au marché national ? J’aimerais que mes toiles soient exposées un peu partout, dans les palaces, les musées, les salons, les hôtels, je ne sais pas moi, dans les coins les plus reculés du monde. L’art n’a pas de frontières.

L.N. : Vous êtes donc de ceux qui pensent, comme Mario Benjamin par exemple, que l’artiste n’est pas obligé de se faire ambassadeur de son pays ?

C.Z.N. : Je suis une créatrice. J’utilise les couleurs et les lignes pour traduire mes émotions et pour témoigner de ma présence au monde. Si ça peut être utile à mon pays, c’est tant mieux.

L.N. : Il parait que votre toile intitulée « La musique de la vie » connaît déjà un grand succès dans le cadre de cette quinzième édition de Art Basel ?

C.Z.N. : C’est vrai. Le public semble manifester un certain intérêt pour cette toile. J’ai, en plusieurs occasions, été sollicitée à répondre à des questions relatives à ce tableau, à la mélodie qui s’en dégage.

L.N. : Certains critiques présents à Miami vont même jusqu’à comparer votre travail à celui d’Amelia Peález, en ses débuts ?

C.Z.N. : Oui, Amelia Peález était une grande figure de l’Avant-garde cubaine au cours de la première moitié du 20e siècle. Comme elle, je suis une Caribéenne. Ce ne serait peut-être pas étonnant qu’on puisse retrouver quelques signes de recoupement communs chez nous. D’autant plus qu’il n’y a pas de génération spontanée. Mais je ne me reconnais véritablement aucune influence admirative qui aurait marqué ma démarche.

Propos recueillis par :

Voltaire Jean

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