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Signature d’un accord tripartite au profit des personnes handicapées

16 avril 2018, 8:09 catégorie: Société1 981 vue(s) A+ / A-

Les organisateurs du Village Alternatiba lors d’une conférence de presse à l’hôtel Le Plaza.

 

L’Observatoire haïtien des Droits humains (OHDH), l’Union des Femmes à mobilité réduite en Haïti (UFMORH) et l’Association des Femmes handicapées du Sud (AFHS) ont signé, le vendredi 13 avril 2018, un protocole d’accord sur l’assistance légale au profit des personnes handicapées précisément les femmes et les filles victimes de violences et qui n’ont pas les moyens pour se payer les services d’un avocat. Cet accord consiste à développer leur coopération dans le but d’atteindre leurs objectifs communs qui consistent à faire le plaidoyer et la défense des droits des personnes en situation de handicap devant les instances judiciaires et extrajudiciaires.

En raison de leur handicap, les personnes à mobilité réduite sont les plus marginalisées dans la société et sont souvent victimes de violation de leurs droits fondamentaux, dont le droit à la justice, au travail, leur vulnérabilité et l’irrespect de la convention relative aux droits des personnes handicapées. De par ces constats, l’Observatoire haïtien des Droits humains (OHDH), l’Union des femmes à mobilité réduite en Haïti (UFMORH), et l’association des femmes handicapées du sud (AFHS) ont signé un accord sur une durée de deux ans portant une assistance aux personnes handicapées qui n’ont pas les moyens de se payer un avocat. Les trois (3) organisations s’engagent davantage à faire le plaidoyer en faveur du respect des droits des personnes handicapées dans le pays.

Me Joinet Merzius, le coordonnateur général de l’Observatoire haïtien des droits humains, a présenté les difficultés auxquelles font face les personnes handicapées au sein du pays telles que l’accès au travail, à la justice, l’application de la loi de 2013 portant sur leur intégration qui n’est pas appliquée. Me Merzius a expliqué que « sur le plan financier, ces personnes n’ont pas de moyens pour se payer un avocat et que l’État haïtien n’assume pas ses responsabilités en leur faveur ». Pour bénéficier de cette assistance, elles doivent soumettre leurs pièces à l’UFMORH et l’AFHS. Une fois les doléances sont soumises, l’OHDH prendra toutes les dispositions d’accompagner et d’assurer la défense de toutes ces personnes devant les instances judiciaires de manière gratuite sans contrepartie.

Pour sa part, Soinette Désir, la coordonnatrice de l’UFMORH a exposé la vulnérabilité des personnes handicapées tout en considérant cet accord comme une opportunité pour son organisation dans le cadre de sa mission. Mme Désir promet que l’UFMORH va continuer à faire le plaidoyer pour le respect des droits des personnes handicapées du pays.

De son côté, Marijoe Pierre, la présidente de l’Association des femmes handicapées du Sud (AFHS) pense que « par le biais de cet accord, toutes les personnes handicapées ayant subi un acte de violence et de discrimination auront accès à la justice ».

La présidente de l’AFHS estime que les personnes handicapées confrontent à de graves problèmes et qu’elles en sont des victimes du système judiciaire. Selon elle, on les juge sur la base de leur handicap.

Mme Pierre s’engage à accompagner les enfants, les parents et surtout les femmes afin qu’à l’égard des victimes justice soit faite dans le département du Sud.

Dans la foulée, Augustin Charline une des bénéficiaires, ayant un handicap moteur, s’exprime joyeuse de cette initiative tout en exposant les difficultés auxquelles confrontent celles-ci. Charline croit que cet accord représente un grand pas vers le respect de leurs droits.

Annelie Noel

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