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Seulement 35 maisons d’accueil d’enfants en Haïti répondent aux normes prescrites par la loi

11 octobre 2018, 7:51 catégorie: Société5 791 vue(s) A+ / A-

L’Institut de bien-être social et de recherches (IBESR) a présenté, le jeudi 11 octobre 2018, en ses locaux, un rapport sur la condition des centres d’hébergement d’enfants à travers le pays et les dispositions qu’il va appliquer pour redresser le système. Selon ce rapport, sur les sept cent cinquante-sept maisons d’accueil d’enfants recensés sur le territoire national, trente-cinq (35) seulement d’entre elles ont satisfait toutes les normes prescrites par la loi du pays.

Réalisée de 2017 jusqu’au début de l’année 2018, cette étude sur les maisons d’accueil d’enfants dans le pays, présentée le jeudi 11 octobre 2018, permet à l’Institut de bien-être social et de recherches (IBESR) d’avoir des données sur la situation des centres d’hébergement d’enfants dans le pays. Elle vise aussi à faciliter l’élaboration d’une cartographie de ces centres. L’institution compte également utiliser ces données pour redresser le système d’accueil des enfants, qui tend à croitre de jour en jour, afin de protéger les enfants qui s’y trouvent.

Les centres sont classés en plusieurs catégories : vert, jaune et rouge. Les centres verts sont ceux qui respectent tous les principes établis par la loi. Les jaunes sont ceux qui ne remplissent pas toutes les conditions. Même s’ils sont en accord avec une partie des normes, cependant ils doivent faire des efforts pour atteindre le niveau standard. La catégorie rouge regroupe les centres qui ne se conforment pas aux règles en vigueur. Dans ces types de centres, les abus sexuels et les abus physiques sur les enfants sont présents.

Sept cent cinquante-sept centres d’hébergement d’enfants (orphelinats) recensés à travers tout le pays.

Selon le chef de Service des oeuvres sociales (SOS) de l’IBESR, Vanel Benjamin, sept cent cinquante-sept (757) maisons d’accueil d’enfants ont été repérées à travers les dix départements géographiques du pays. Parmi ces centres, trente-cinq seulement sont de catégorie verte, c’est-à-dire respectant les normes établies. Cent trente-neuf (139) centres sont jaunes et quatre-vingt-onze sont classés dans la catégorie rouge.

Les résultats du rapport ont indexé quatre (4) maisons d’accueil où il y a abus sexuel et des abus physiques dans trois cent deux (302) autres centres.

Refusé de recevoir les agents de l’IBESR lors du recensement, dix-sept centres n’ont pas été évalués. Et, il y a 10 centres où les responsables n’ont pas été présents lors des visites des agents enquêteurs. Ce qui a causé la non-évaluation de ces centres.

Avec quatre cent soixante-treize (473) centres pour vingt-cinq de catégorie verte, le département de l’Ouest est la région du pays qui contient le plus de centres d’hébergement d’enfants.

Certains départements comme les Nippes, la Grand’Anse, le Plateau central ou le Nord-Est n’ont aucun centre de catégorie verte. Les maisons d’accueil recensées sont du groupe des jaunes et des rouges.

Des mesures pour redresser la barre

Face aux constats de l’IBESR du désordre dans l’accueil des enfants, le responsable de la brigade des mineurs, Diem Pierre, a annoncé des dispositions pour gérer les différents problèmes.

D’abord, M. Pierre a fait savoir que l’IBESR ne délivrera aucune autorisation pour ouvrir de nouveaux centres d’accueil pour cette période. De ce fait, aucune personne n’a le droit de créer de nouvelles maisons d’accueil, selon Diem Pierre. Par contre, seulement les trente-cinq centres verts seront accrédités pour 2018-2020.

Selon Diem Pierre, un moratoire de quinze jours est accordé à tout centre ayant changé d’adresse sans l’insinuation de l’institution. Passé ce délai, l’action publique sera mise en mouvement contre ces centres évanouis dans la nature.

Il est interdit à quiconque de placer un enfant dans des centres, selon M. Pierre.

Pour éviter de financer les centres illégaux, l’institution demande aux donateurs d’accorder des financements seulement aux trente-cinq centres verts. Selon lui, malgré un financement pour les causes des enfants évalué à 70 millions de dollars américains, aucune amélioration n’est pas constatée. Pour résoudre le problème, l’IBESR propose de financer en grande partie les institutions travaillant avec les familles, car la famille est le meilleur endroit où puisse grandir l’enfant.

Les noms des centres hors normes seront publiés dans les journaux, précise l’IBESR.

Woovins St Phard

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