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Une semaine de formation pour renforcer les capacités des Collectivités territoriales

12 mars 2018, 8:24 catégorie: Actualité2 226 vue(s) A+ / A-

Avec un appui financier de l’Initiative de Développement (ID) et de l’Ansanm pou yon Demen Miyò an Ayiti (ADEMA), le ministère de l’Intérieur et des Collectivités territoriales (MICT) a entamé, le lundi 12 mars, une session de formation à l’intention des membres des pouvoirs locaux des 10 communes du département du Nord-Ouest. Selon le calendrier, les autorités du MICT recevront les cartels de mairies les deux premiers jours, avant de recevoir les CASEC et ASEC entre le mercredi 14 et le vendredi 16 mars.

« Très souvent les maires se trouvent dans le pétrin de réaliser quelque chose d’intérêt public dans leur commune, qu’ils ne savent le quoi et le comment faire », s’exclame le directeur des Collectivités territoriales au MICT, pour expliquer le l’objectif et l’importance de la formation des élus locaux. M. Ruthlande Anglade a évoqué également le problème de conflit d’autorité qui existe pertinemment entre les maires et d’autres responsables des bureaux régionaux par méconnaissance. Le responsable a banalisé les causes de ces mésententes.

Au cours de ses interventions, à l’ouverture de la formation, le directeur des Collectivités territoriales au MICT également effleuré le problème d’encadrement auquel sont victimes les maires, les CASEC et ASEC, à travers presque tout le pays, qui est aussi contribué à rendre amorphe ces élus locaux dans leur champ d’action. En outre, cette séance devra favoriser une synergie entre les membres des Collectivités territoriales et les autres directeurs départementaux des services déconcentrés de l’État, pour qu’ensemble, ils réalisent des projets de développement au bénéfice de la population, selon les dires de M. Ruthlande Anglade. “…Donc, il faut aider les maires à changer les données », insiste-t-il.

« Si l’on veut le pays aille de l’avant, il faut avoir des collectivités territoriales fortes. C’est pourquoi toutes nos actions se dirigent vers renforcement des collectivités… », a enchaîné le responsable du programme d’appui au développement local de l’ADEMA pour justifier l’apport de cette ONG à cette formation. M. Kenel Julmisse a, par ailleurs, exprimé la volonté des bailleurs de fonds, comme l’AFD et l’Union européenne qui mettent à la disposition de l’ID et de l’ADEMA des fonds pour oeuvrer en ce sens. Car, dit-il, ces institutions-là croient dans le développement tout en augmentant la capacité de procréation des membres des Collectivités territoriales dans le Nord- Ouest notamment.

« Je souhaite que cette formation vous (les maires) apporte quelque chose de nouveau dans le cadre de la mise en oeuvre des politiques publiques, capables de changer la vie des gens dans chaque commune du dit département », tel était les propos du président de l’Association des maires du Nord-Ouest (AMANO), le maire Josué Alusma, mettant l’accent sur l’importance de cette formation vise à augmenter les capacités des membres des Collectivités territoriales en tant qu’agents de développement communal et rural.

De son côté, délégué départemental du Nord-Ouest, l’agronome Owell Théock se réjouit de cette initiative pour laquelle il a entrepris pas mal de marches, par rapport aux demandes formulées à maintes reprises par les CASEC et ASEC, et anticipe les résultats positifs de la formation. « Il est vrai que nous avions déjà imprimé et remis un document (une aide de mémoire) aux élus locaux, mais je suis persuadé qu’à travers les échanges et les questions qui seront posées, les participants connaîtront, chacun, leur rôle et leurs responsabilités », a en croire le représentant de l’Éxécutif. Car, dit-il, très souvent les tâches se confondent.

Cette formation sera aussi l’occasion pour le délégué départemental Owell Théock de partager avec ces élus locaux certains principes tirés du décret portant sur les règles relatives aux cérémonies publiques, préséances, honneurs civils et militaires, publié le jeudi 11 mai 2017. « Je constate, dans les cérémonies, qu’il y a parfois des erreurs graves qui en découlent en thème de protocole. Personne ne sait, qui doit prendre la parole en premier ou en dernier », a-t-il déclaré, estimant que ces erreurs ne seront plus commises à partir du moment où ils prennent connaissance de ce document.

Marc Edy Ossam

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