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Ruelle Vaillant : on s’en souvient

29 novembre 2017, 10:45 catégorie: Actualité2 838 vue(s) A+ / A-

Moment de recueillement en mémoire des victimes du massacre du 29 novembre 1987.

 

29 novembre 2017 ramène les 30 ans du massacre perpétré à la ruelle Vaillant, à Port-au-Prince. Pour commémorer cette date, le président de la République, Jovenel Moïse, accompagné de plusieurs personnalités de son gouvernement, du président de l’Assemblée nationale, Youri Latortue, du président de la Cour de cassation, Me Jules Cantave et des membres de la société civile, a déposé une gerbe de fleurs à l’école nationale de la République d’Argentine de la ruelle Vaillant, en hommage aux victimes du massacre du 29 novembre 1987. Cette initiative rentre dans le cadre d’un devoir de mémoire, selon le président de la République.

Par le biais de cette initiative, le président de la République dit avoir accompli l’un des plus grands devoirs de son mandat présidentiel. « Rendre hommage aux votants tombés sous les balles assassines bulletin en main ; c’est une chose que je dois à ces artisans de la démocratie », a indiqué le chef de l’État haïtien. Dans son discours de circonstance, le président a déclaré que si ces artisans de la démocratie ont été tombés à l’occasion des élections organisées par le premier conseil électoral provisoire, lui, il se présente à cet endroit 30 ans après pour promettre à la population un Conseil électoral permanent.

Ainsi, le président de la République, Jovenel Moïse, a-t-il profité de cette cérémonie pour exhorter la nation haïtienne à accompagner ce processus de mise en place du Conseil électoral permanent qui, selon lui, sera strictement indépendant et techniquement capable d’organiser des élections crédibles, honnêtes et démocratiques en toute transparence. Aussi, invite-t-il, les Haïtiens et Haïtiennes à célébrer le courage de ces héros et martyrs de la démocratie ainsi que leur engagement dans la recherche d’un pays pluraliste et égalitaire.

« 30 ans après, le combat est encore d’actualité », a déclaré le chef de l’État qui croit que la seule différence est qu’aujourd’hui il y a un président et un gouvernement qui veulent travailler à la concrétisation des aspirations de la population. Cet événement malheureux et regrettable survenu ici a permis à des millions d’Haïtiens et d’Haïtiennes de réclamer et d’obtenir leur droit de vote. Et selon les souhaits et promesses du président de la République, ce droit ne doit être plus bafoué, il doit être au contraire renforcé.

Le Chef de l’État croit que cette date du 29 novembre 1987 a tracé la voie et donné au peuple haïtien son droit de vote en dépit des difficultés auxquelles sont confrontés les processus électoraux en Haïti. Il a affirmé être l’un des bénéficiaires du combat du peuple haïtien pour la démocratie, non seulement comme électeur, mais surtout comme élu. Et c’est pourquoi le président croit cela ne peut plus durer, cette question d’un conseil électoral provisoire 30 ans après cet événement.

En outre, le président a fait remarquer qu’en foulant le sol de la ruelle vaillant en ce 29 novembre, il a pris à témoin la mémoire de ceux qui sont tombés ici pour s’engager à mettre sur pied ce premier Conseil électoral permanent, selon le prescrit de la Constitution qui fait de lui le garant de l’existence et de la bonne marche des institutions de la République. Le chef de l’État a par ailleurs fait une ouverture sur la remobilisation des Forces armées d’Haïti (FAD’H). Selon ses explications, ce sera une nouvelle force armée, contrairement à cette armée soumise et politisée qui avait fermé le 29 novembre 1987 les bureaux des urnes afin de massacrer la population. Les nouvelles Forces armées d’Haïti qui vient d’être rétablie, précise-t-il, seront un instrument de développement et de protection de la nation haïtienne.

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