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La remobilisation de l’armée, la voie optimale !

02 avril 2017, 11:37 catégorie: Actualité6 200 vue(s) A+ / A-

Le ministre de la Défense, Hervé H. Denis, le 1er avril 2017. / Photo : Ruben Chéry

 

La récupération de la souveraineté nationale est la principale mission de l’actuelle équipe gouvernementale, notamment sur le plan sécuritaire. À la veille du retrait progressif de la Minustah, le ministre de la Défense (MD), Hervé H. Denis, veut combler ce vide. À cet effet, il s’engage à remobiliser les Forces armées d’Haïti (FAD’H). Une feuille de route lui a été récemment remise par le Premier ministre, Jack Guy Lafontant.

Le processus de la remobilisation de l’Armée n’est un secret pour personne. Il poursuit son cours et s’inscrit dans le cadre du processus de la récupération de la souveraineté nationale. Il figure parmi l’une des grandes priorités de l’administration Moïse/ Lafontant. On a déjà enregistré un « effectif embryonnaire » opérant dans les deux bases dont dispose la Force en question, l’une à Gressier. L’information a été confirmée par le titulaire du ministère de la Défense (MD), Hervé H. Denis, lors d’une visite effectuée au Techno Group, constitué de la radio, télévision Pacific et du National, le vendredi 31 mars 2017.

Pour lui, mis à part le plan constitutionnel, cette force existe réellement. Son processus de remobilisation avait entamé sous le gouvernement de Michel Joseph Martelly. Cette structure sera utilisée dans le cadre du développement du pays. Ce faisant, l’accent sera mis sur le camp de génie militaire. Sa mission consistera à lutter dans la prévention des catastrophes naturelles, des risques et des désastres. S’ensuivra une subdivision médicale, dont le rôle sera d’administrer les premiers soins aux personnes accidentées. S’ajoute à cela le camp de génie mécanique. Cette structure se spécialisera dans la réparation des matériels et équipements.

 Cette décision, poursuit le ministre de la Défense, contribuera à assurer la sécurité des lignes frontalières du pays. C’est pourquoi un camp de génie sera mis en oeuvre dans le cadre de la lutte contre la contrebande. Le pays a accusé d’énormes pertes de recettes au niveau de la frontière haïtiano-dominicaine. Des observateurs, rapporte-t-il, ont fait état d’une perte estimée à environ 500 millions de dollars américains annuellement. Il a aussi annoncé la mise en place d’un autre camp destiné à lutter contre le terrorisme et la cyberattaque.

C’est dans cette optique que l’on est en train de rapatrier la formation des recrues. Les instructeurs peuvent venir de l’étranger. Cela n’a aucun problème. Les institutions de défense préposées à la sécurité interne relèvent de la souveraineté nationale. À son avis, il est anormal que des recrues devant intégrer la Force d’un pays soient formées ailleurs. Autre facteur important de la remobilisation de l’Armée, signalé par le ministre, est le retrait progressif de la Minustah. Se fiant à ses derniers échanges avec les hauts gradés de la Mission, Hervé H. Denis a indiqué que cette force onusienne ne compte pas se retirer totalement du territoire. Le retrait des contingents militaires est déjà en cours. Et ce processus est pratiquement arrivé à terme. Sa coopération avec les autorités, fait-il remarquer, se poursuivra dans le cadre de travaux visant à contribuer à la professionnalisation et le renforcement de la Police nationale d’Haïti (PNH).

À en croire le ministre, il est question de construire un pays sur des bases solides et d’avoir des institutions devant servir dans l’accompagnement d’une telle démarche. C’est pourquoi le ministère a un rôle déterminant à jouer dans le cadre du processus de récupération de la souveraineté nationale. À titre d’exemple, il a cité, entre autres, le contrôle réel du territoire, la défense intégrale du territoire.

À la question de savoir où sont les états d’avancement du dossier des militaires démobilisés, le ministre a été clair. Cette affaire est gérée en marge des actions réalisées par l’institution qu’il dirige. Le processus de dédommagement n’a pas encore été terminé, mais il se poursuit à grands pas.

Contenu de la feuille de route

Elle s’inscrit dans une logique de concrétisation des avancées réalisées sur des bases durables. Inspirée du « Livre blanc de la défense », est une indication de ce que devrait réaliser le ministère de la Défense de la République. Elle contient tous les éléments nécessaires à cette fin. Il s’agit en effet d’un objectif ambitieux correspondant à ce que l’actuelle équipe gouvernementale entend réaliser dans le pays. Elle s’étend sur tout le mandat de cinq ans du chef de l’État, voire au-delà de cette période.

Au regard de ce document, le ministère a élaboré un plan intérimaire s’étendant sur les six (6) prochains mois de cette année. Celui-ci, affirme le ministre, permettra d’en avoir un autre plus large. Ce, en vue de définir un budget de fonctionnement des recrues.

 Reynold Aris

raris@lenational.ht

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