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REJEBECSS-Haïti: vers la 2e édition de l’École d’été du numérique

14 juin 2018, 10:05 catégorie: Société9 277 vue(s) A+ / A-

L’affiche de l’École d’été du numérique.

 

Pour appuyer le passage de la société haïtienne vers le numérique, le Réseau des jeunes bénévoles des classiques des sciences sociales en Haïti, entre autres, a initié en juillet 2017 cet évènement annuel baptisé : École d’été du Numérique. Par cette oeuvre, cette association de jeunes universitaires haïtien-ne-s porteurs des valeurs de justice cognitive entend contribuer à renforcer la littératie numérique des étudiant-e-s, chercheur-e-s et professionnel-le-s de leur pays. Le coordonnateur du REJEBECSS-Haïti, Rency Inson Michel et le responsable de communication Wood-Mark Pierre en parlent.

Le National : École d’été du Numérique, pourquoi un pareil évènement en Haïti ?

Rency Inson Michel : L’École d’été du numérique se range parmi les efforts incubateurs du virage numérique de la gestion des bibliothèques et des archives en Haïti ». Elle est à sa deuxième édition et comme précédemment, cette formation cible vraiment un public tout à fait restreint, mais désireux de renforcer leur capacité numérique.

Cette formation sera animée par des experts venus de plusieurs universités et de la Direction des Bibliothèques de Montréal autour de la *Gestion électronique des données, l’archivage numérique et les wikis* au local de la Bibliothèque Nationale d’Haïti, sis à la 193 de la rue du Centre à Port-au-Prince.

L. N. : Dites-nous plus sur la réalisation de ce forum

R. I. M. : Elle sera tenue du 9 au 12 juillet prochain, entre 8 h et 16 h, à la salle Aublain Jolicoeur de la Bibliothèque Nationale d’Haïti autour de ces trois modules de formation : l’Archivage numérique, la gestion électronique de données et Wikimédia (les wikis). Les cours seront enseignés par cinq (5) experts de la technologie numérique qui arriveront directement du Québec. Il s’agit de Marie D. MARTEL, PhD, Professeure à l’École de Bibliothéconomie et des Sciences de l’Information (EBSI) de l’Université de Montréal ; Simon VILLEUVE, professeur à l’Université du Québec à Chicoutimi et au CEGEP de Chicoutimi ; Lëa-Kim CHATEAUNEUF, Administratrice à Wikimédia Canada et membre de la Direction des Bibliothèques de Montréal ; Marina Gallet, Directrice de la Préservation et du Développement des Collections de la Cinémathèque québécoise ; Pierre Choffet, Spécialiste Wiki data et Responsable de Open Street Map.

En prélude à ces ateliers ouverts à seulement 35 étudiants et/ou professionnels haïtiens désirant renforcer leurs compétences numériques, une table ronde sera tenue au Campus de l’Université de Technologie d’Haïti (UNITECH) autour de la problématique de la gestion de données informationnelles en Haïti.

L.N. : Que représente cette initiative pour la structure REJEBECSS-Haïti ?

Wood-Mark Pierre : C’est un évènement qui traduit la volonté de l’association REJEBECSS-Haïti de combattre l’invisibilité des savoirs et des potentiels d’Haïti sur le web. Aussi, dans le cadre de cette nouvelle édition, l’association projette de créer un réseau de jeunes contributeurs Wikipédia qui doivent développer davantage un Wi Haïti à la fois en créole et en Français. » Plusieurs partenaires se joignent à cette deuxième édition. C’est le cas du plus grand centre de sauvegarde du patrimoine intellectuel du pays, à savoir la Bibliothèque nationale d’Haïti (BNH) ; l’Université de Technologie d’Haïti ; la BIBLIOTHECOM, Wikimédia Canada, l’EBSI de l’UdeM, entre autres.

Le National : Quelle est en terme d’objectif la raison d’être de cette association ?

Wood-Mark Pierre : Créé en mars 2016, le REJEBECSS contribue à rendre effectif l’universalisme inclusif du web scientifique en diffusant à travers la Bibliothèque numérique Les Classiques des sciences sociales des savoirs haïtiens qui pendant longtemps demeurent dans l’invisibilité. Il détient aujourd’hui son propre studio de numérisation grâce à un don du CEGEP de Chicoutimi. Du même coup, il a dans son compteur plusieurs ateliers de formation qui s’inscrivent dans la quête d’une nouvelle génération d’étudiants et de professionnels 2.0. Le libre accès des savoirs scientifiques locaux est un devoir de citoyen. On s’y met et on invite d’autres personnes identifiées à cette cause à s’y mettre aussi. En attendant, venez à ce bootcamp et ainsi se former pour se joindre à la cause de la diffusion des savoirs haïtiens sur le web scientifique.

Propos recueillis par Casline Chéry

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