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Réactions autour de l’attaque contre le RNDDH

16 avril 2018, 8:29 catégorie: Actualité2 591 vue(s) A+ / A-

Le directeur éxécutif dela RNDDH, Pierre Esperance.

 

L’observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l’homme, la Fédération internationale des droits de l’homme (FIDH) et l’Organisation mondiale contre la torture (OMCT) ont dénoncé, dans une note rendue publique, le 16 avril 2018, l’attaque perpétrée contre les locaux du RNDDH, et qui ciblerait son directeur exécutif, Pierre Esperance. Les responsables de ces différentes organisations exhortent les autorités de la justice haïtienne de prendre leur responsabilité dans cette affaire.

« Dans la soirée du 5 au 6 avril 2018, des individus non identifiés ont jeté dans la cour et devant les locaux du RNDDH des tracts », a-t-on mentionné à travers cette note. Selon ladite note, dans les tracts ils ont accusé le directeur de l’exécutif du RNDDH d’avoir créé cette organisation pour empêcher le pays de progresser et de prôner la division et l’instabilité au niveau du pays.

Les tracts ne sont pas innocents, si l’on croit les responsables des différentes organisations des droits de l’homme « Les tracts accusent également le RNDDH d’avoir monté de toute pièce le dossier de blanchiment des avoirs dans lequel l’actuel président du pays, Jovenel Moïse, est impliqué et de s’être impliqué dans plusieurs autres affaires criminelles », a-t-on fait savoir dans cette note.

« Dans la nuit du 9 au 10 avril, vers les deux heures du matin, des individus armés non identifiés ont criblé de balles les locaux de la RNDDH », a-t-on appris. Cinq impacts de ces projectiles ont été remarqués sur la barrière principale et deux sur une voiture garée dans la cour adjacente du local de l’organisation de défense des droits humains.

Les responsables de la FIDH et l’OMCT ont invité les autorités compétentes à mener une enquête impartiale et transparente en vue d’identifier les présumés coupables et de les juger conformément à la loi. Plus loin, les membres de ces deux organisations des droits de l’homme ont rappelé les dispositions relatives aux organisations de défense des droits de l’homme, adoptées par l’Assemblée générale des Nations Unies, le 9 décembre1998.

Enfin, l’ASFC demande aux autorités haïtiennes compétentes de prendre toutes les mesures afin de garantir la sécurité des militants des droits de l’homme dans le pays.

Cluford Dubois

 

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