Accueil » Tribune » Rapport entre pays riches-pauvres dans un contexte d’une économie mondiale globalisée : comment pourrons-nous en sortir?

Rapport entre pays riches-pauvres dans un contexte d’une économie mondiale globalisée : comment pourrons-nous en sortir?

14 mai 2018, 8:42 catégorie: Tribune5 343 vue(s) A+ / A-

On vit de nos jours dans un monde où le rapport de forces joue régulièrement en défaveur des Pays moins avancés communément appelés (PMA). Les grandes puissances, à la recherche des ressources naturelles rares, se retrouvent de plus en plus dans l’obligation d’appliquer la loi de la jungle en déployant comme bon leur semble des mesures souvent répressives pour assurer la poursuite d’une suprématie extrêmement égoïste et menaçante. Leurs véritables objectifs, c’est d’extirper dans la bouche des pays jugés pauvres ce qui leur revient de droit. L’incivilité de l’être humain bat son comble!

En effet, Il me paraît aussi curieux de constater qu’une bonne frange de la population mondiale commence apparemment par démasquer aisément ces mêmes puissances étrangères dans ce jeu malin. D’où, Il y a quand même lieu d’espérer, car, dit-on que tout problème identifié est à moitié résolu…

Ainsi, est-il enseigné dans l’économie que toute croissance économique d’un pays donné, sera tôt ou tard suivie d’un ralentissement dû à des éléments liés à certaines variations provoquées directement par des facteurs externes du marché, ou par des changements volontairement opérés à l’interne par les autorités monétaires qui ont pour prérogatives d’assurer la stabilité du marché. On dirait tout comme le principe de la pesanteur selon lequel tout ce qui monte doit redescendre. Donc, c’est un état de fait que la nature nous oblige d’accepter à la faveur de ses propres caprices et de ses propres lois.

Néanmoins, ces théories scientifiques pourtant basées sur des logiques assez implacables semblent être considérées comme une haie d’épines aux yeux des grands potentats de ce système avarice en refusant d’admettre que le cycle économique comme étant une chaîne qui est reliée à l’aide des maillons. Aujourd’hui c’est mon tour, demain c’est le vôtre.

Pendant ce temps on assiste, d’un côté à un système capitaliste assoiffé d’empocher la quasi-totalité de la richesse mondiale, tout en n’ayant pas manifesté la moindre volonté de réinjecter le surplus des richesses accumulées aux dépens des plus vulnérables dans des secteurs capables de générer plus de richesse, de l’autre côté un système socialiste qui tend à se convertir au fur et à mesure en système capitaliste sous la pression d’un monde entièrement globalisé, dans un simple objectif de subsister à ses propres besoins.

Avec un tel scénario, on a été témoins au cours de ces trente dernières années comment est-il facile pour un État donné de fléchir devant un autre. Il suffit juste d’appuyer sur les leviers concurrentiels de votre marché pour accaparer des investisseurs d’un autre et du coup stimuler votre croissance au détriment de ce dernier.

Ces nouvelles méthodes d’opération ne sont pas non plus sans grandes conséquences sur la vie des couches les plus défavorisées.

La liste est certes très longue, mais cela ne nous empêche pas pour autant de retenir trois grandes conséquences comme étant les plus alarmantes :

1- Une fuite des capitaux propres vers d’autres marchés plus abordables en termes de nouvelles réglementations mises en oeuvre par les autorités de l’État.

2-Une fuite de cerveaux à la recherche de nouvelles opportunités.

3- l’appauvrissement accéléré des petits pays qui n’arrivent plus à se tenir debout devant la capacité des autres pays développés et émergents dans un tel contexte.

Les pays riches, qui généralement viennent en aide pour soutenir le <développement> de ces pays en chute libre, se trouvent au contraire dans l’obligation d’imposer des prêts à long terme avec un taux d’intérêt parfois exagéré.

La date déchéance, une fois arrivée à terme, ne fait que provoquer des grognes et de toutes sortes de paniques au sein du gouvernement endetté à cause de son incapacité à honorer ses engagements auprès des bailleurs de fonds.

Que faire devant une telle situation?

À la faveur de la générosité, on arrive parfois jusqu’à l’annulation complète ou d’une bonne partie de la dette, mais ne faut-il pas aussi espérer d’engager d’autres prêts dans le futur, car votre pays est insolvable.

Pendant ce temps, le besoin de financement des projets qui sont déjà en cours de réalisation provoque des mécontentements au niveau de la population et cause parfois la déstabilisation complète du gouvernement.

À tout cela, il serait important d’ajouter les problèmes environnementau, d’assainissements, d’accès en eaux potables, l’insuffisance alimentaire, d’infrastructures routières, d’infrastructures hospitalières, les infrastructures scolaires, la corruption, etc…

Devant ce sombre constat, ne serait-ce que pour fuir une triste réalité difficile à avaler ou du moins jouer à l’ignorance, d’insinuer que les pays moins avancés ne sont pas sous la tutelle de ceux qui détiennent des réserves financières exorbitantes et de grands moyens logistiques.

Comment essayer de contourner ce dilemme ?

Sortir de ce bourbier nous exigera de prendre des mesures peu populaires à travers les choix économiques rigoureux que nous aurons à adopter, d’un changement de comportement dans le mode de fonctionnement de nos hommes d’état pour avoir cet indéniable privilège de contribuer à transformer dans le sens positif la vie de leurs concitoyens.

“Un leader c’est celui qui pose de bonnes actions jusqu’à inspirer ou influencer d’autres citoyens à suivre sa trace”dit Malcom Gladwell. Une raison très convaincante qui porte à croire que le bon exemple de leadership doit venir d’en haut afin de toujours maintenir la confiance de ceux qui ont cru en vous.

Tout progrès économique d’un pays a été d’abord l’oeuvre d’une vision avant même de devenir un projet de société.

C’est dans cette optique que Pensons Investissement, dans sa démarche constructive d’aider notre pays à retrouver sa souveraineté politique et économique, propose aux autorités d’opter pour un modèle économique basé typiquement sur l’autofinancement et l’austérité.

Identifier des secteurs qui sont capables de soutenir notre économie pour accélérer le prélèvement des taxes…

Les produits luxueux par exemple pourraient être surtaxés d’une manière à ne pas trop pénaliser le consommateur.

On pourrait aussi exploiter ces avantages énormes que nos voies routières nous offrent en raison du flux de véhicules publics/privés qui les fréquentent chaque jour.

Pourquoi ne pas chercher aussi à rentrer dans la modernité comme le font d’autres pays, en implantant sur chaque boulevard des arrêts pour collecter des taxes en fonction de la quantité de kilomètres parcourus?

Ceux-ci sont entre autres des circuits qu’on pourrait exploiter pour faire avancer bien des choses chez nous, mais hélas!

“L’esclave qui n’est pas capable d’assumer sa révolte ne mérite pas que l’on s’apitoie sur son sort. Cet esclave répondra seul de son malheur s’il se fait des illusions sur la condescendance suspecte d’un maître qui prétend l’affranchir”

Thomas Sankara.

John Peter César

Ph.D Financial Management ( SWUFE )

Sales Manager at Liquid

Image Inc.- China

Comments

comments

scroll to top