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Un rapport de la cartographie de l’industrie haïtienne de la musique

13 septembre 2017, 9:22 catégorie: Culture2 516 vue(s) A+ / A-

La Vice-présidente de Ayiti Mizik, Milena Sandler,

la directrice de Caracoli, Pascale Jaunay.

/Photo : Joel Widmaier.

 

L’Association haïtienne des professionnels de la musique (Ayiti Mizik) et l’UNESCO ont présenté à la presse, ce mercredi 13 septembre 2017, à Kay Mizik La, à la Rue Villate, à Pétion-ville, le rapport de la cartographie de l’industrie haïtienne de la musique. Ce document, travaillé entre avril 2016 et juin 2017, offre une base de données et des informations détaillées sur le secteur et pourront servir de fondement pour un travail à long terme.

Ayiti Mizik a souligné que l’enquête a touché 1.520 professionnels au total, pratiquant 35 métiers différents. Une série d’entrevues avec une dizaine de personnes-ressources ont permis, selon l’association, de réunir des informations spécifiques.

« Ayiti Mizik a, selon ces professionnels, répondu à l’appel à proposition du Fonds international pour la Diversité culturelle de l’UNESCO en 2015 grâce auquel l’association a pu mener à bien ce projet. Ainsi, les résultats des enquêtes de terrain ont été effectués dans six (6) départements géographiques du pays, avec à l’appui un questionnaire en ligne pour les autres départements et la diaspora.

 Ils ont donc réalisé pas moins de quinze (15) interviews avec des personnes- ressources du secteur, sans compter une table-ronde de concertation nationale au cours de laquelle les organisateurs ont abordé cinq (5) points importants : le statut des professionnels, les conditions de la création, la question de la diffusion des oeuvres (live et musique enregistrée), le droit d’auteur et la mobilisation du secteur.

Ce rapport présente également des recommandations des professionnels pour un développement de l’industrie. Recommandations qui s’adressent d’abord au secteur, puis à l’État. Tout en relatant, parmi un nombre de musiques pratiquées en Haïti, celles qui sont les plus en vogue telles que la musique urbaine, le konpa et la musique évangélique, le rapport a fait un grand étalage sur les revenus générés dans le secteur.

 Les professionnels de la musique, dans le cadre de ce rapport, révèlent une moyenne des revenus annuels assez faibles : entre 35,000 HTG et 15,000 USD, même s’ils ont reconnu que, dans le cadre de cette enquête neuf (9) personnes gagnent par an plus de 5 millions de gourdes. Environ 50 % des enquêtés a déclaré, selon le rapport, que leur principale source de revenus ne provenait pas du secteur musical, ce qui établit aussi le fait que les personnes évoluant dans le secteur, quoique des professionnels, ne vivent pas exclusivement du métier.

 Cette étude de dix-sept (17) pages est, selon ces professionnels de la musique, une première pour le secteur. Elle recueille “des données quantitatives grâce à la mise en oeuvre d’enquêtes de terrain menées dans 6 départements du pays (l’Artibonite, le Centre, le Nord, l’Ouest, le Sud et le Sud-est, et la diaspora, grâce à un questionnaire en ligne) ainsi que des données qualitatives à travers la réalisation de 7 focus groups.

Cette étude comprend, en outre les recommandations des professionnels du secteur présents lors de la table ronde nationale du 25 mai dernier, différents points comme le statut des professionnels du secteur, la création, la diffusion des oeuvres, le droit d’auteur et la mobilisation du secteur, a souligné, dans une note, l’Association des professionnels de la musique en Haïti, Ayiti Mizik.

Ce projet de cartographie a reçu le soutien financier de plusieurs partenaires d’Ayiti Mizik, tels que l’Ambassade de Suisse en Haïti, l’Organisation internationale de la francophonie, FOKAL et la Fondation Lucienne Deschamps, sans compter le soutien opérationnel d’organismes publics et privés haïtiens.

Jean Emmanuel Jacquet

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