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Le Projet WaterClimat-LAC arrive à son terme

24 janvier 2018, 9:20 catégorie: Société2 609 vue(s) A+ / A-

Jacques Édouard Alexis, conseiller senior du Recteur.

/Photo : Alain Sauval.

 

La coordination du projet WaterClimat-LAC et l’Université Quisqueya ont procédé, le mercredi 24 janvier 2018, à la cérémonie de clôture dudit projet. Cette cérémonie, déroulée à l’auditorium du Centre de conservation des biens culturels de ladite université, se donne pour objectif de présenter les résultats de l’évaluation des ressources en eau souterraine effectuée par le Laboratoire de qualité de l’eau et de l’environnement (LAQUE) dans les communes d’Aquin et de Saint-Louis-du-Sud.

Le projet WaterClimat-Lac est un projet mis sur pied par l’Union européenne (UE). Ce projet réuni plusieurs pays à travers le monde notamment, le Honduras, le Guatemala, Haïti, le Brésil, l’Argentine, le Mexique et le Costa-Rica. C’est un projet de recherche destiné à collecter et générer des données sur les effets du changement climatique sur la ressource en eau douce. L’analyse bactériologie et la technique de la membrane filtrante sont, entre autres, les méthodes d’analyse utilisées. Selon les données disponibles à travers ce projet, l’analyse quantitative en bactériologie des eaux consiste essentiellement à estimer l’effectif d’une population donnée de microorganisme à des objectifs écologiques et sanitaires.

Selon les données fournies par les responsables de ce projet, sur les 14 paramètres analysés, 71.43% des valeurs maximales ont dépassé les normes retenues pour que l’eau soit prête à la consommation humaine au niveau des communes d’Aquin et de Saint-Louis-du-Sud. Pour l’ensemble des paramètres testés, seulement l’aluminium et les nitrites sont en dessous des normes recommandées.

Toujours selon les responsables du projet WaterClimat-LAC, toutes les sources, sur lesquelles des échantillons ont été prélevés, ont révélé une contamination fécale. Plus loin, ils disent avoir constaté des amas de coliformes fécaux dénombrés dans tous les échantillons provenant des sources d’eau d’Aquin et de Saint- Louis-du-Sud. Par ailleurs, ils ont parlé des eaux qui se trouvent au niveau des forages. Ces eaux présentent de fortes concentrations de coliformes totaux, de germes, de pseudomonas et d’E. Coli témoignant d’une pollution d’origine fécale humaine et animale.

« Je suis particulièrement heureux de vous accueillir ce matin pour la clôture des activités du projet WaterClimat- LAC dont l’objectif est de présenter les résultats de l’évaluation des ressources en eau souterraine effectuée par le Laboratoire de qualité de l’eau et de l’environnement (LAQUE) dans les communes d’Aquin et de Saint- Louis-du-Sud », a lâché, d’entrée de jeu, le conseiller senior du Recteur de l’Université Quisqueya, Jacques Édouard Alexis, intervenant au nom de Jacky Lumarque, absent à la cérémonie de clôture du projet qui a eu lieu, le mercredi 24 janvier 2018, à l’auditorium du centre de conservation des biens culturels de ladite université. M. Alexis souligne que ce projet a été réalisé avec l’appui coordonné d’un consortium, le leadership du Centre Agronomico Tropical de Investigacion y Ensenanza, Costa Rica (CATIE).

Plus loin, le conseiller senior du recteur de l’UNIQ a présenté l’importance du projet WaterClimat-LAC. Il souligne que ce projet a une grande importance pour un pays comme Haïti qui est un pays tourné vers la mer et qui possède beaucoup de côtes. « […] On observe qu’en Amérique latine et dans la Caraïbe, les zones côtières sont mal intégrées dans le développement socio-économique. La plupart ont subi l’impact de la mauvaise gestion des bassins versants qui ont entraîné les résidus, modifiant les écosystèmes avec leurs effets sur la population humaine », a déploré Jacques Édouard Alexis, tout en précisant que pendant les dernières décennies les effets du changement climatique ont affecté plus directement les zones côtières.

Jacques Édouard Alexis félicite, au nom du recteur Jacky Lumarque, les chercheurs pour le travail accompli. Il dit croire que celui-ci devrait, une fois la vulgarisation des résultats accomplie, permettre aux pouvoirs publics de prendre, dans le cadre des politiques publiques dans le domaine de l’environnement, des mesures propres de manière à préserver la richesse de nos zones côtières et préserver la qualité de nos ressources naturelles. Il profite de l’occasion pour réitérer la mission de l’UNIQ d’entretenir la vigilance citoyenne et de sensibiliser les jeunes sur les questions d’avenir.

Cluford Dubois

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