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Des étudiants siégeant au Conseil suprême de l’UEH. Absurdité !

Des étudiants siégeant au Conseil suprême de l’UEH. Absurdité !



Le Conseil de l’Université d’État d’Haïti, composé de 36 membres, dont le recteur, les deux vice-recteurs, 11 doyens, 11 professeurs et 11 étudiants, défie le bon sens et viole le principe sacré de l’impartialité selon lequel nul ne saurait être à la fois juge et partie.


Dans toutes les civilisations modernes, les grandes décisions devant orienter le devenir des nations se conçoivent à travers des pensées et des réflexions critiques dont l’université constitue le porte-étendard. En vue de jouer son rôle de vigie, de contrôleur, d’avant-garde et d’éclaireur, des actions et des transformations sociales visant l’intérêt national, l’université doivent dresser sur une base dynamique des agendas via les curricula académiques et les calendriers de recherches pour cerner les enjeux dans les thématiques d’intérêt collectif. Ainsi cette institution élitiste doit se doter d’infrastructures adéquates, de structures innovantes et de personnels compétents qui consacrent du temps de qualité à des réflexions, des discussions, des recherches systémiques et systématiques sur les sujets d’ordre politique, social et économique.

Le Conseil de l’Université étant la plus haute instance de l’université, il a la noble vocation de remplir une fonction de leadership cruciale pour concrétiser les visions magnanimes déclinées dans les objectifs de cette prestigieuse institution. Le Conseil doit alors identifier les sujets d’importance nationale et les ressources humaines appropriées à mobiliser en temps utiles pour cogiter, travailler, produire et proposer des pistes de solutions aux institutions régaliennes. Ainsi, le Conseil devrait être au-dessus de tout soupçon de médiocrité, d’immaturité, de savoir précaire, de manque d’expériences et de légèreté.

À la lumière de la mission exigeante du Conseil de l’Université, les recteurs, doyens, professeurs, experts, érudits et les sommités sont les véritables têtes qui devaient faire office de membres d’une telle équipe select. En plus des expériences pertinentes et des compétences avérées dans des domaines transversaux, la disponibilité du personnel qualifié à mobiliser dans les dossiers importants de la Cité est tout aussi décisive pour assurer sa bonne gouvernance.

De nobles missions de l’UEH, mais foulées aux pieds par les porteurs eux-mêmes

Dans les « éternelles » dispositions transitoires de l’UEH qui devaient afficher l’espérance de vie d’un fœtus, mais aujourd’hui vingtenaire, il est stipulé que le Conseil de l’Université doit :

- contribuer à l'enrichissement du patrimoine culturel, intellectuel et scientifique de la communauté universelle;

- contribuer à maintenir l'enseignement supérieur en Haïti au niveau des avancées de la science et de la technologie universelles;

- promouvoir la recherche et l'orienter prioritairement vers le développement endogène des ressources humaines et matérielles de la nation;

- fournir les compétences nécessaires au développement culturel, économique et social d'une société haïtienne socialement juste, politiquement, économiquement et culturellement indépendante;

- fournir des services à la communauté dans le cadre de l'extension universitaire, notamment, par le moyen de contrats programmes avec les autres pouvoirs publics et toute institution privée;

- transmettre le savoir académique et le savoir-faire aux futurs cadres et techniciens de la société haïtienne en veillant d'une part à réhabiliter les disciplines pratiques débouchant sur des métiers ou professions réellement utiles au développement national et d'autre part à ce que le contenu et la méthode de formation soient adaptés à la solution des problèmes concrets du pays;

- veiller à ce que les étudiants soient soudés à la réalité nationale par leur participation effective aux projets de développement notamment au moyen de stages, services civiques étudiants, temps de résidence obligatoire dans un champ d'application conforme à l'orientation professionnelle;

- intervenir activement pour contribuer à l'amélioration de la situation générale du peuple, de la nation et de l'État haïtiens;

- promouvoir la solidarité avec les hommes et les femmes de notre société principalement ceux et celles n'ayant pas accès à la jouissance des droits au travail, au progrès, à l'information, à la santé, à l'éducation et aux loisirs;

- participer à la consolidation et à l'avancement de l'état de droit: a) en créant des remparts contre les autoritarismes quels qu'ils soient. b) en substituant dans son fonctionnement la concertation à l'autoritarisme c) en fonctionnant sur la base de la participation. (Missions de l’UEH, reproduites ici in extenso, source : UEH)

Les attributions d’un étudiant consistent à étudier, faire de la recherche ; il n’a ni qualité ni légitimité pour siéger au sein du Conseil.

Considérant les prémisses et les missions exigeantes de l’UEH, qui requièrent des pré-requis et des conditions fondamentales pour bien porter le chapeau de membre du Conseil, on est en droit de s’interroger sur la pertinence de cette importante quantité de sièges attribués à des étudiants au sein d’une entité si prestigieuse et si contraignante.

Sans expériences pertinentes, sans disponibilité, sans compétences adéquates, sans d’intenses réalisations exposées à des évaluations et des critiques scientifiques, comment peut-on espérer des réflexions, des expertises et des productions fondées au plus haut niveau à émaner d’un jeune en troisième ou quatrième année universitaire ?

Principes de base de tout système de premier cycle, un étudiant devrait s’asseoir en classe, soumis aux lèvres et aux directives des professeurs pour apprendre et comprendre, suivant des syllabes, les paradigmes, les techniques, les méthodes, les théories et leurs applications dans les sociétés modernes. L’étudiant doit se faire des amis avec des immortels de la pensée et de la science en fouinant de manière assidue dans les bibliothèques et sur l’internet. Il doit participer à des conférences, des débats et des programmes d’échanges culturels pour enrichir et peaufiner son savoir sur des thématiques spécifiques. Ainsi, il s’évertue à des préparations intenses pour assimiler les notions susceptibles de l’armer des outils essentiels lui permettant de jouer des rôles et accomplir des tâches de haute responsabilité avec science et conscience quand il aura atteint un stade de maturité intellectuel et professionnel.

Pour des raisons d’éthique, de manque d’expérience et de capacités cognitives limitées, un étudiant doit être écarté de l’option de prendre des décisions dans les dossiers stratégiques portés par une entité étatique pour plutôt disposer du temps de se former et de s’approprier les techniques de bonne gestion et du bon fonctionnement des systèmes.

Bien sûr, les décisions doivent être toujours prises dans l’intérêt de toutes les forces vives de la société, en particulier au profit des étudiants. Au besoin, dans un souci d’approche participative, le Conseil pourrait être amené à inviter certains étudiants à exposer des besoins et des sujets en vue de mieux cerner leurs desiderata. Cependant, ces derniers ne doivent en aucune façon siéger sur les tables de conférence, dans les cycles et les hémicycles réunissant des recteurs, doyens et professeurs jusqu’au point de valider ou bloquer des décisions de l’État. Dans le cadre de son apprentissage, tel que préconisé dans la mission de l’Université, l’étudiant doit être admis à des stages pour stimuler ses réflexions et son esprit de créativité dans l’optique de faire le pont entre le théorique et la pratique afin de chercher à les concilier selon les règles de l’art.

En vertu de ses limites intellectuelles, puisqu’il est dans un processus d’apprentissage, l’étudiant doit s’acquitter de nombreuses contraintes académiques, de devoirs à rédiger, d’expériences de laboratoire et d’exercices à résoudre dans des délais bien impartis. L’étudiant ne saurait alors disposer de compétence ni de temps suffisants pour s’immiscer dans des réflexions et des discussions profondes en compagnie des recteurs, doyens et professeurs chevronnés pour accoucher de bonnes orientations dans les choix des projets de politiques publiques. C’est juste une absurdité de compter des têtes estudiantines comme des collègues au même rang qu’un recteur, un doyen et un professeur dans un Conseil d’Université, qui soient même dotés de capacités d’influencer les choix des recteurs à prendre le gouvernail, dans un sens ou dans un autre. En 2016, par exemple, sur fond de contestations et d’irrégularités, l'UEH avait élu Fritz Deshommes , recteur de l'UEH avec seulement 13 voix contre 10 pour son concurrent, le professeur Alain Gilles. Vous imaginez ce que représente la présence de 11 étudiants dans un total de 13 voix. Les étudiants ne peuvent être aussi importants dans le choix des dirigeants du Conseil Supérieur de l'UEH. C'est une potentielle source de chantage et de corruption. Dans de tels scénarios, l’autorité et la gouvernance de cette importante structure s’en trouvent fragilisées.

Un étudiant au Conseil est une violation flagrante du principe de l’éthique

En plus du manque de maturité intellectuelle et de temps insuffisant pour animer convenablement les débats avec ses « collègues » du Conseil dans la perspective de cogiter et soumettre des avis critiques, un problème crucial d’éthique est posé dans cette pratique irréfléchie de monter un Conseil de l’UEH pourvu de onze (11) têtes estudiantines. Au lieu de corriger ces faiblesses séculaires, l’Université plonge plutôt dans l’incohérence en planifiant d’élargir le cadre à des étudiants des instituts de provinces également. De cette tendance d’intégration des enfants dans la cour des aînés, il faut décidément croire qu’un jour la sélection sénior du Barcelone va aligner au Camp-Nu des enfants de 10 à 12 ans pour renforcer et améliorer son effectif de galactiques en vue d’assurer sa victoire sur l’Athlético ou le Réal Madrid.

Le Conseil de l’Université détient les attributions de tranchée sur les éventuels conflits survenus dans le système. Qu’il soit entre étudiants et étudiants, étudiants et professeurs, étudiant et personnel administratif ou doyen, le Conseil doit pouvoir prendre des reculs pour s’ériger en hautes cours de justice pour statuer sur les résolutions visant une gestion efficace et impartiale des dossiers litigieux.

Le Conseil de l’Université doit être en mesure d’analyser les conflits au cas par cas et parapher dans l’objectivité les mesures loyales qui s’imposent. À maintes reprises, les décisions peuvent se révéler radicales. À l’issue des vives discussions animées au Conseil, les verdicts peuvent aller de la plus simple sanction jusqu’à la décision la plus stricte de révoquer un professeur, un cadre administratif ou de mettre un étudiant à la porte.

De nombreux exemples jalonnent l’histoire périlleuse de l’Université qui a d’ailleurs perdu des coopérations et des opportunités de bourses d’études en raison d’un manque de leadership et d’une absence d’autorité cuisante sur les structures que dirige le Conseil Supérieur. En 2014, le Rectorat de l’Université avait gardé ses portes fermées pendant plus de cinq (5) mois en raison de la prise en otage de ladite enceinte par des étudiants manipulés et animés d’un esprit malsain et qui ont profité pour opérer des actions de corruption dans les finances de l’Université ainsi que des actes de prostitution dans l’espace même du Rectorat.

En 2013, l’INAGHEI , institution prestigieuse de haute importance dans les domaines de l’administration et de la gestion, a été tombé en coma pendant toute une session à cause de l’impertinence de quatre (4) étudiants qui avaient interdit l’entrée à l’espace au personnel administratif, aux étudiants et aux professeurs. De nombreux exemples du genre garnissent le tableau sombre et de délabrement de l’UEH dépeint par des étudiants qui se jugent puissants dans ce système où ils sont juges et partis et dotés du pouvoir de faire du chantage aux responsables. La Faculté d’Ethnologie, l’IERAH et la FASCH ne sont pas exempts dans les turbulences provoquées par des étudiants masochistes qui sapent assez souvent le fonctionnement normal de l’Université.

On ne saurait présager des capacités surhumaines des étudiants à montrer des reculs par rapport à la solidarité avec leurs camarades
comment pourrait-on inviter des étudiants à trancher sur des propositions qui exigeraient que l’on sanctionne leurs camarades par un carton rouge même s’il s’avère que ces derniers affichent des comportements de bandits et de délinquants ? Nous pouvons même envisager des contextes encore plus complexes en supposant que les étudiants siégeant au Conseil seraient eux-mêmes impliqués dans les initiatives de perturbation qui nécessiteraient ainsi qu’ils soient renvoyés. Ce n’est vraiment pas évident pour un observateur critique d’imaginer les artifices greffés sur l’esprit de discernement qui auraient guidé les décisions cartésiennes du Conseil.

Les systèmes étant érigés par des humains, ils sont par nature défaillants. Les acteurs sont appelés à y apporter des changements et des transformations graduels en vue de corriger les inefficiences et d’améliorer leurs points forts. Quelque anciens que soient les codes de fonctionnement des sociétés modernes, ils sont des œuvres humaines, ipso facto, ils sont constamment revus à la lumière des nouvelles approches et des nouveaux paradigmes en vigueur. Les États-Unis, la France, la Chine, le Canada, l’Allemagne, le Japon se mobilisent en permanence dans des chantiers de révisions de leurs anciennes pratiques. Ainsi va la vie ; c’est un processus qui requiert des tendances versatiles afin de se doter des moyens de saisir les mutations, les innovations et les évolutions des praxis politiques, économiques et sociales.

Par quelle astuce et par quelle science de communication persuasive saurait-on convaincre des étudiants de voter en faveur d’une décision qui soutiendrait par exemple un nivellement par le haut en stimulant de meilleures performances académiques. Des recteurs et des doyens doivent s’asseoir sur une même table avec des étudiants, leurs pairs, pour sévir contre des étudiants qui auraient enfreint des lois qui sapent les bases de l’institution. Comment cela se pratique dans ce Conseil de 36 membres, dont environ un tiers composé d’étudiants ?

Il s’agit d’une situation classique de conflit d’intérêts. C’est un cas flagrant de violation de la fameuse notion de récusation dans les codes de procédure civile (articles 339, 340) qui voudrait que le juge ne participe au débat et au délibéré, lorsqu’il est avéré que celui-ci a des accointances avec l’une des parties.

Je ne cesse de nourrir ma curiosité sur de pareils scénarios. Je voudrais parier que ce problème a déjà sauté aux yeux des dirigeants, car de toute évidence, le bon sens est la chose du monde la mieux partagée, nous rappelle Descartes. Un minimum d’interpellation de la matière grise justifierait que ces pratiques souffrent d’une incohérence notoire. Peut-être, pour ne pas perdre son siège bourré, en prenant une décision « impopulaire », le recteur n’a jamais compris la nécessité de réviser cette résolution absurde dans la gouvernance de l’université. Serait-ce véritablement fourrer son nez dans les affaires d’autrui ou mettre son doigt entre l’arbre et l’écorce ? Absolument pas ! À un certain moment, il nous faut enfin au pays des hommes et des femmes de dimension capables d’hypothéquer leurs bulles officielles pour défendre des causes de justice.

Des curricula doivent être revisités pour rehausser le niveau académique des étudiants tout en les rendant plus compétitifs sur le marché du travail. De telles révisions requièrent plus de sacrifice de l’apprenant, plus de travaux, plus d’heures de cours, plus de discipline. Pour être validées, de telles mesures doivent être votées au Conseil. Et au sein dudit Conseil, on dénombre une importante proportion de conseillers aux épaulettes d’étudiants, avec le même poids que leurs ainés. Ne serait-ce pas l’un des nœuds gordiens de l’expansion de la qualité de la formation tertiaire en Haïti ? En tout cas, ce sacrilège devrait peser lourd dans cette balance mesurant le bon sens excentrée vers la direction chaotique.

Réserver des sièges décisionnels à des étudiants au sein d’un Haut Conseil d’université, cela ne peut se passer ainsi dans aucune université sérieuse au monde. Ce serait envoyer des signaux d’irrespect, de manque de crédibilité et de manque de confiance aux potentielles coopérations avec des interlocuteurs avisés. Les rares universités qui accordent très peu de sièges à des étudiants au sein de leurs Conseils Supérieurs visent tout simplement à incorporer sur une base dynamique les intérêts de toutes les parties, donc des étudiants, dans les projets à implémenter. Mais, elles n’accordent pas un important quota à la couche estudiantine de sorte qu’elle puisse influencer les décisions de l’université, par ses votes. L’université Laval en est un exemple patent ou le Conseil Supérieur, composé de 25 professeurs, des doyens et recteurs n’accordent que 4 places aux étudiants de premier cycle et 4 aussi à ceux de 2e et 3e cycles ; ce qui ne leur confère aucun poids décisif dans les élections des cadres du système. D’ailleurs, le mandat des étudiants au Conseil ne dure qu’un an.

Nécessité de corriger les absurdités au plus vite

Non ! Ce dossier consistant à rétablir l’équilibre au sein du Conseil de l’Université est intouchable ; car le recteur, les vices recteurs et les doyens risquent de perdre leurs postes officiels. Des véhicules vont être incendiés dans les parages de l’IERAH, de la FASCH, de la Faculté d’Ethnologie, de l’INAGHEI, etc. La Capitale va s’enflammer ; des barricades et des pneus enflammés vont être dressés au champ de Mars, dans les zones de Non-Droit, devant la Faculté de Droit ; par les hommes sans science, devant la Faculté des Sciences ; par les démunis et les dépourvus de logis, à la barrière de la Faculté d’Ethnologie. Des vitres vont être cassées par des âmes inhumaines, à la Faculté des Sciences humaines ; les pyromanes et les « inférieurs » vont mobiliser les pompiers dans les parages de l’École Normale Supérieure.

Les étudiants vont déclencher les hostilités ; ils vont faire la grève, lancer des couvre-feux et « battre des ténèbres » devant les décanats et à la ruelle Rivière pour exiger la tête du recteur.

Si vous me dites que la présence des étudiants au Conseil est un principe de l’UEH qui date de longtemps ; je vous répondrai que cette incohérence et ce jeu d’enfants dans les dossiers stratégiques de la nation ont trop duré. C’est tout simplement de la foutaise ! Si vous me dites que le sujet est brûlant, controversé et qu’il y a des enjeux et des intérêts mesquins de taille ; je riposterai pour vous rappeler que vous êtes dirigeants ou vous ne l’êtes pas !

Lorsqu’une approche est injuste et inefficace, le bon sens commande qu’on la rectifie au plus vite. Aucune société ne peut construire sur du sable mouvant, sur des bases incohérentes et sur des mensonges.

Véritable incohérence ! Puisque cette pratique viole un principe d’éthique élémentaire, elle est donc antidémocratique et ne devait pas être soutenable dans le moyen et le long terme. C’est juste un égarement qui devait durer le temps d’un feu de paille, pourtant il a fait vieux os au sein d’une entité qui devait faire de la dialectique et de la maïeutique son cheval de bataille.

On ne saurait demeurer dans l’erreur quand on arrive à l’identifier. Lorsqu’une méthode ne s’aligne pas avec les règles de l’éthique, de l’efficience, de l’efficacité et de la compétitivité, il doit être tout bonnement jeté à la poubelle.

Le code noir a connu ce sort, car injuste, incohérent et bestial. Alors, le Conseil de l’Université doit trancher sur cette irrégularité qui souille l’image et le prestige de cette noble institution, quitte à ce que des étudiants s’en trouvent lésés en raison des avantages « mesquins » qu’ils défendaient au sein du Conseil. D’ailleurs ils en seront les principaux bénéficiaires par les bons signaux que vous lancerez aux partenaires locaux, aux interlocuteurs internationaux et aux universités étrangères pour assurer des coopérations dans des bourses d’études, des stages, des emplois et des échanges culturels.

Vous imaginez si Martin Luther King tenait le même raisonnement fallacieux de ne pas toucher à un système établi, même s’il est arbitraire. Aucun Noir n’aurait foulé le sol des États-Unis pour poursuivre ses études. Aucun programme d’échange, aucune bourse d’études, ni aucune coopération nord-sud n’auraient été possibles. Mettons fin à cet enfantillage qui ne fait pas honneur à l’Université. Les étudiants ne sont pas à leur place au sein d’un Conseil Supérieur qui définit les actions et les grandes lignes de l’Université d’État d’Haïti.


carlydollin@gmail.com




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