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11 septembre 2001-11 septembre 2019 : dix-huit ans de cela.....

11 septembre 2001-11 septembre 2019 : dix-huit ans de cela.....








Un groupe d’extrémistes avait planifié et exécuté les attentats terroristes du 11 septembre dont l’objectif était, à travers ces actes malhonnêtes, de faire souffrir jusqu’aux os le peuple américain. Mais c’était le monde qu’ils ont frappé puisque le 11 septembre 2001 n’avait ni de couleur ni de nationalité. Le bilan était lourd. Les milliers d’hommes et de femmes qui sont morts ou portés disparus étaient originaires de plus d’une soixantaine de pays. « Cet ennemi n’a pas seulement attaqué notre peuple, mais tous les peuples épris de liberté à travers le monde », déclarait le président Bush lors de sa première prise de parole le lendemain de l’attentat, soit le 12 septembre 2001.

Quand, vers les années 80, j’ai laissé Haïti pour aller vivre aux États-Unis, première puissance économique et militaire, comme c’était le cas pour bon nombre de concitoyens haïtiens, à côté des opportunités et avantages dont je pouvais profiter économiquement et académiquement de ce grand pays, j’étais sûr qu’aucune force ennemie ne pouvait rentrer dans un État ou une ville américaine pour commettre un tel forfait d’une telle cruauté, causé des dommages collatéraux à toute une population. Je n’étais jamais inquiet quand j’étais dans les buildings de plusieurs étages, les subways, sur les autoroutes et les tunnels reliant les États entre eux. Bref, il y eut le 11 septembre 2001.

Mardi 11 septembre 2001

Il était environ 9 heures du matin. Je conduisais sur l’autoroute de Belt Parkway West à Brooklyn, New York, quand un ami m’a appelé pour me dire, si j’étais encore à la maison, de zapper la télévision. Je ne suis pas chez moi. Mais qu’est ce qu’il y a de si important, répliquai-je ? Il paraît que les « Twin Towers » viennent d’être attaqués, disait cet ami d’une voix à peine audible. A priori, je ne voulais pas y croire. Effectivement, de l’autoroute que j’empruntais, non loin de Manhattan, je pouvais voir un panache de fumée. J’accélérais pour pouvoir, dans un premier temps, déposer une amie à Kingsborough Community Collège, ensuite rentrer à mon bureau pour avoir beaucoup plus d’informations.

Quelques minutes après, j’étais sorti sur l’axe routier habituel. À première vue, dans une cabine téléphonique, une femme blanche cherchait les mots exacts pour décrire la scène. Elle marmottait, pleurait... son vocabulaire se résumait à des bribes de phrases. Quoiqu’engouffré dans ma torpeur, solidarité oblige, je me suis arrêté un moment pour lui demander de quoi il s’agissait. Qu’est ce que je peux faire pour vous aider ? « Mon fils est au dernier étage dans l’un des buildings des Twin Towers », répondit la femme. Sans pour autant avoir une idée de l’ampleur de la catastrophe à Manhattan, j’ai essayé de trouver des mots justes pour la consoler. Ne vous inquiétez pas madame, rien de grave n’arrivera à votre fils dis-je. Au fond de moi, j’étais terrassé, je doutais de mes pensées. Je quittai la dame pour poursuivre mon itinéraire. Je déposai mon passager à son université et ensuite rentrai au bureau. C’est à ce moment que j’appris d’un collègue que « nous sommes attaqués par des terroristes ».

Comme beaucoup d’autres bureaux à New York, l’agence Juive où je travaillais regroupait des employés de diverses nationalités. À East Flatbush, si dans un premier temps, on se sentait en sécurité, n’empêche il y avait de quoi s’inquiéter pour nos proches, particulièrement ceux-là qui étaient soit dans les subways ou plus précisément à Manhattan. Ce jour-là, on avait l’impression que la nature pleurait l’attaque contre l’Amérique. Le temps était sombre. Soley lan pat leve nan Nouyòk. On pouvait lire sur le visage de tout un chacun, l’effet d’un tel acte. « Pourquoi ils nous haïssent autant. Qu’est-ce que nous leur avons fait de si grave ? », demandaient les larmes aux yeux, deux jeunes universitaires, d’origine hispanique.

Le 11 septembre 2001, C’était quoi au juste ?

Les attaques du 11 septembre 2001 ont consisté, dans un premier temps, « dans le détournement de quatre avions commerciaux, pour finalement devenir des attentats suicides perpétrés le même jour aux États-Unis par des membres du réseau djihadiste islamiste Al Qaida. Le 17 octobre 2001, Madame Mary Robenson, en charge du Haut Commissariat des Nations-unies aux droits de l’homme “’a qualifié les attentats du 11 septembre 2001, de crimes contre l’humanité. ‘Au matin du mardi 11 septembre 2001, dix-neuf terroristes détournent quatre avions de lignes afin de les écraser sur des bâtiments hautement symboliques du nord-est du pays. Deux avions sont projetés sur les tours jumelles du World Trade Center (WTC) à Manahattan (New York) et le troisième sur le Pentagone, siège du départment de la Défense, à Washington, DC tuant toutes les personnes à bord et de nombreux gens travaillant dans ces immeubles. Les deux tours se sont éfondrées moins de deux heures plus tard, provoquant l’écroulement de deux autres immeubles. Le quatrième avion, volant en direction de Washington, s’est écrasé en rase campagne à Shanksville, en Pennsylvania, après que des passagers et membres d’équipage ont essayé de reprendre le contrôle. Plusieurs milliers de personnes ont été blessées lors des attaques et 2995 sont mortes, dont 343 pompiers et soixante policiers new-yorkais et les dix-neuf pirates de l’air. »

La réponse aux attaques du 11 septembre 2001, était américaine. Les attaques délibérées et meurtrières perpétrées le 11 septembre 2001, contre notre pays étaient plus que des actes terroristes, c’étaient des actes de guerre. Elles requièrent que notre pays s’unisse avec une détermination et une résolution sans faille. Ce sont la liberté et la démocratie qui ont été attaquées’, disait le président Bush le 12 septembre 2001.

Ainsi, dans le cadre de la mise en place d’une stratégie sécuritaire, quelques jours après ces attentats terroristes et meutriers dans les États de New York et de Washington, la capitale américaine, l’administration Bush avait déclenché une guerre en Afganistan. Les parlementaires, démocrates et républicains, tous confondus, étaient unis autour de leur commandant en chef, le président républicain, George W. Bush.

La vision d’un commandant en Chef

Tous ceux qui ne sont pas avec nous, sont contre nous, disait Bush. Pour mieux comprendre le discours du président, il fallait le placer dans le contexte. Discours exceptionnel dans une circonstance exceptionelle d’un leader fort de son temps. C’est comme l’empereur Jean-Jacques Dessalines après l’indépendance en 1804, ‘que m’importe le jugement de la postérité, pourvu que je sauve mon pays », disait-il. Avec cette déclaration, Bush envoyait un signal fort aux terroristes et à leurs complices, à savoir qu’ils auront à faire face à une Amérique unie et déterminée.

Contrairement à des dirigeants d’autres pays qui restent passifs quand leurs peuples sont en danger, quand la sécurité nationale des États-Unis est menacée, les autorités locales aussi bien que fédérales sont sur pied de guerre. Cette guerre s’inscrivait dans la lutte contre le mouvement terroriste, avait fait savoir le président américain George W. Bush (fils) dont l’objectif primordial était de capturer Oussama Ben Laden et du même coup détruire l’organisation Al Qaida qui, avec la complicité et la bénédiction des Talibans, possédait des bases solides en Afghanistan. ‘La victoire sur le terrorisme ne sera pas remportée en une seule bataille, mais à l’issue d’une série d’actions décisives contre les organisations terroristes et tous ceux qui les protègent et les soutiennent’, disait le président le 15 septembre 2001.

Entre-temps, si à l’extérieur, l’administration américaine, par des actions militaires, essayait de capturer et de limiter les terroristes, à l’intérieur, le gouvernement se mobilisait pour pouvoir mieux s’informer sur les attentats, tandis que l’idée elle même, était d’empêcher que de tels actes de banditisme ne se reproduisent. Ainsi, en réponse à cet acte barbare, une commission nationale sur les terroristes avait été créée en 2002.

Dix-huit ans après

Effectivement, dix-huit ans après, le monde, particulièrement le peuple américain pleure leurs proches. Mais la grande leçon est comment les pouvoirs politiques et le peuple américain s’étaient unis contre tous ceux-là qui on perpétré les attaques suicidaires contre des édifices symboliques du pays. Face à ces actes de banditisme, la sécurité nationale des États-Unis était trop importante pour que les sénateurs et députés puissent s’entredéchirer dans des querelles de partis. L’Amérique était unie autour de son commandant en chef, le président Bush. ‘Je veux remercier les membres du Congrès pour leur unité et leur soutien. L’Amérique est unie’, disait le président américain lors d’un discours, le 12 septembre 2001. L’Amérique a été touchée, certes, mais dix-huit ans après, force est de constater que l’Amérique ne reste pas agenouillée. Comme disait un président américain dans son ‘speech of the union address’, dix-huit ans après les attentats du 11 septembre 2001, ‘la République se porte bien. Les attentats terroristes peuvent secouer les fondations de nos immeubles les plus hauts, mais ils ne peuvent pas ébranler les fondations de l’Amérique. Ces attaques brisent l’acier, mais ne peuvent entamer l’acier de la détermination américaine’, déclarait le président Bush dans un discours, le 20 septembre 2001.

Prof. Esau Jean-Baptiste
younalot@yahoo.com



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