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De la bulle officielle à la rue : un vrai caméléon politique !

De la bulle officielle à la rue : un vrai caméléon politique !








Comme des gamins du Kindergarten avec des puzzles, des crayons et des bristols pour accoucher des graffitis tinctoriaux, le régime pyromane en place joue avec les nobles institutions régaliennes et les dossiers stratégiques de la République comme des enfants avec le feu.

Caméléons, serpents, renards, crocodiles, requins, caïmans, dragons, reptiles, ces animaux officiels ont un flair exceptionnel pour anticiper des désastres politiques. Toujours dans les secrets des dieux, ou mieux des démons, ces personnages savent lire finement entre les lignes. Quand une barque est sur le point de chavirer, ils savent exactement la carte stratégique à sortir du jeu pour ne pas succomber avec le navire.

La volte-face, sans détour, de l’ancien président de la chambre haute , promettant de divorcer avec le luxe, l’oxygène et la bulle officielle pour descendre de l’estrade au risque de respirer l’odeur nauséabonde de la rue, des marchands, des étudiants et des enfants des rues, envoie un signal crédible de la fin de ce régime politique kwashiorkor.

À l’instar des rats et des souris, sensibles aux ondes magnétiques, qui annoncent des cataclysmes tels que séisme, inondations, éruption volcanique ou tsunami ; ces animaux politiques qui dénoncent un système où ils ont fait leur beurre pendant des années justifient une triste fin de ce régime prédateur et injuste.

Fustigeant l’autre, évidemment avec raison, comme un éléphant dans un magasin de faïence ; puis intégrant son équipe comme conseiller spécial, à la même époque ; seul le bon sens de la politicaillerie permet de cerner des comportements et discours si vacillants et incohérents des acteurs politiques du terroir.

Entêté, déterminé, portant son gilet pare-balle, son kimono, traçant des katas dans le dojo du Bicentenaire pour imposer un Premier ministre en violant les règles de l’art ; aujourd’hui il veut porter le manteau d’un gladiateur en face du même régime au sein duquel il a gravi tous les échelons. Trop facile, sénateur ! Vous devez des explications plus convaincantes à cette population dont les impôts vous assuraient climatisation, location de blindés, sommeils, réunions d’affaires, vin, champagne, caviar, desserts, en première et deuxième résidences, aux coûts exorbitants.

Aujourd’hui, les yeux de la population sont grands ouverts, ses oreilles sont à l’écoute ; elle monte le cheval de la vigilance, la lumière et la vérité pour ne plus se faire bercer et trahir par des opportunistes, des animaux politiques, dotés d’un sixième sens caractérisé par des intuitions et des flairs pour prévoir la chute des régimes politiques exécrables.

Que c’est absurde de toujours gagner dans le jeu de pile ou face !

Depuis des décennies, ces êtres-là, ces spécimens politiques gagnent à tous les coups. Que la face du dé cubique soit marquée 1, 2, …, ou 6, ils gagnent toujours le jackpot politique. Ils font leur jeu, ils déposent leurs mises politiques ; le maître du jeu leur notifie que la pièce tombe sur pile, ils jubilent ; le maître du jeu rectifie pour mentionner que c’est plutôt face, ils débordent encore de joie. Comment peut-il être possible, dans le jeu politique national, que ces gens défient toujours la réflexion cartésienne « Le bon sens étant la chose du monde la mieux partagée ». À première vue, on voit clairement qu’ils se trompaient dans certains contextes ; mais, à examiner leur train de vie politique, leurs satisfactions, leurs honneurs ; on déduit effectivement que ces animaux politiques raflent toujours les récompenses du loto des élections ou des sélections en Haïti.

Une tentative d’explication, très plausible, consiste à croire que les dés sont truqués. Oui, le jeu est biaisé et vicié à la base par des acteurs de l’international, des affairistes et des cupides nationaux qui font des arrangements indécents, sous la table, dans l’opacité, dans le blackout, en absence des règles et des principes démocratiques dans le seul objectif de satisfaire leurs intérêts mesquins de s’enrichir illicitement.

N’est-ce pas que les ambassades ont leurs antennes au sein des institutions clés du pays, pour régler leurs propres affaires ; n’est-ce pas que les raquetteurs du secteur économique font des ententes déloyales avec des parlementaires et de hauts cadres de l’exécutif pour tirer leur épingle du sale jeu de la contrebande au détriment de la Douane, de l’APN et la DGI. N’est-ce pas que les Organisations internationales et les ONG, non supervisées par les institutions de vigie, ne conçoivent aucun projet consistant et durable pour l’inclusion sociale, la stabilité et le développement du pays.

Académiciens, chercheurs, professeurs, observateurs, nous avons depuis des lustres, particulièrement depuis les évènements de 6-7 juillet, compris que ce régime politique indécent, capoté par des uppercuts et des apchaghis à la tête, était à sa phase terminale. Les cartes de force de ce régime pour séduire la population, soit les mensonges multicolores, ne peuvent plus être déposées sur la table. Échec et mat dans ce jeu d’échecs ; double 6, double 5 et double 4 sont bloqués entre les mains de cette administration indigne dans le jeu de dominos national. Des antijeux sont sortis, avec des mercenaires et des bandits notoires hébergés par des officiels, pour essayer de sauver le soldat Jomo. Ces coups vilains ont évidemment alimenté les stratégies de procrastination pour donner quelques bouffées d’oxygènes polluées à ce régime dilapidateur ; mais ils n’ont pas permis de rétablir la paix, la stabilité et confiance de la population. Ces tentatives n’ont pas permis de sortir la présidence putréfiée et endommagée de ses béquilles et de son fauteuil roulant. En tant qu’observateurs avisés, nous avons eu raison de conclure une triste fin du pouvoir actuel.

Cependant, nous ne pouvons jamais être aussi sûrs et confiants de la faillite que lorsque le lambi annonçant les funérailles de ce régime Kwashiorkor est sifflé de la bouche de l’un de ses fils. Il est de la maison, il maîtrise les rouages, il y connait tous les compartiments, le salon, la chambre, les membres de la famille, ses frères utérins, consanguins, siamois, les activités, les projets, les secrets ; s’il vous dit que le chaos est consommé ; alors, aucun doute n’a définitivement sa place.

Le sénateur est certes doté de la capacité de Joseph pour pouvoir déceler les sept années de vaches maigres à succéder aux sept années de vaches grasses. Il veut insinuer que la maison blanche du Champs de Mars est en chute libre, le réchauffement climatique a atteint la famille et les amis présidentiels. Après de fervents prêches, dans le désert, pendant de si longues années pour « déchouquer » l’indécence, l’incompétence et la cupidité, trouvera-t-on la clé du pardon et de l’amour pour ouvrir la porte aux incrédules, aux caméléons politiques et les faire entrer dans l’Arche de la nouvelle Haïti ?

Carly Dollin



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