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Manisfeste pour une culture anticorruption (Appel à participation citoyenne)

Manisfeste pour une culture anticorruption (Appel à participation citoyenne)








Introduction générale : la corruption est un fléau mondial

Ces trois dernières décennies, en Haïti, le cours de l’Histoire s’est accéléré au point de rendre le pays méconnaissable. Tous les indicateurs sont au rouge! L’absence de repères et de radars sur les autoroutes de la politique et la démission de l’État de droit alimentent le désarroi civique, l’inquiétude économique et la souffrance sociale. Dans un environnement sociopolitique délétère la CORRUPTION, cette menace mondiale pour l’Humanité- un fléau pour les pays pauvres comme le nôtre!- frappe de plein fouet les groupes de population pauvres et vulnérables.

La déferlante “Pétrochallenge”, une excommunication sans rémission ni compromis

Dans une démocratie corrompue, la tendance est toujours de donner le pouvoir au pire. L’acceptation et même la légitimation de la corruption s’installent partout comme une pratique allant à peu près de soi. Les autorités publiques ménagent les “voleurs privilégiés!” La foi dans les institutions républicaines s’affaiblit. On assiste alors à l’irrémédiable décomposition de l’État. Ainsi s’exprimait Henry George dans Progrès et pauvreté. À l’avers et au revers de cette nouvelle Tragédie du Siècle, la justice économique postule que dans l’histoire d’un peuple libre il y a toujours un chemin ouvert et des choix utiles dans le sens d’une meilleure gouvernance. C’est ainsi que depuis le scandale politico-financier PetroCaribe qui a ébranlé les marchés publics nous vivons une époque charnière dans la lutte contre la corruption à l’échelle nationale. Dorénavant, les atteintes à l’éthique et à la déontologie publique ne seront plus réservées aux seuls services d’enquête ou de contrôle spécialisés: Commission nationale des Marchés publics (CNMP), Cour Supérieure des Comptes et du Contentieux administratif (CSCCA), Inspection générale des Finances (IGF), Unité centrale de Renseignements financiers (UCREF), Unité de Lutte contre la Corruption (ULCC), par exemple.

Elles sont devenues l’affaire de tous! En témoigne, depuis le mois de juillet 2018, la déferlante “Pétrochallenge!” La virulence de ce mouvement contestataire charrie comme un énorme raz-de-marée l’excommunication expiatoire et propitiatoire, sans rémission ni compromis, d’un système de féodalité économique et financière dominée depuis plus de 2 siècles d’histoire- de 1804 à nos jours,- par une oligarchie insolente, ostentatoire et provocatrice dans des inégalités de fortune trop criantes. Cette oligarchie,- que Christophe Wargny a qualifiée de “répugnante”,- est incarnée par quelques dynasties d’affaires pour qui l’argent est la référence et le profit l’alpha et l’oméga.

Lutter contre la corruption, un défi binaire: quelles contremesures?

Monsieur de La Palice aurait dit que la corruption dégrade la confiance des citoyens envers les institutions, les élus, les agents publics. La PASSATION DES MARCHÉS PUBLICS,- l’une des activités gouvernementales les plus vulnérables à la corruption,- est une zone à haut risque. Outre le volume des transactions et les intérêts financiers en jeu, les risques de corruption sont exacerbés par la complexité du processus, l’interaction étroite entre les agents de la fonction publique et la multitude des parties prenantes.

Tout le monde s’accorde à reconnaître que la corruption entrave la croissance économique, décourage l’investissement privé étranger, réduit les ressources qui pourraient être affectées aux infrastructures, à la santé, à l’éducation, à la lutte contre la pauvreté et l'exclusion et, d’une manière générale à l’amélioration des conditions de vie de la population. La corruption contribue également à l’informalisation de l’économie réduit l’efficacité des projets financés par les bailleurs de fonds. Elle affecte la situation des pauvres en leur refusant l’accès aux services publics de base sans pot-de-vin. C’est une menace pour la démocratie. À l’unisson contre les atteintes à l’intérêt général et les dérives de l’Homo corruptus, comment lutter ? Quelles contre-mesures adopter? Le défi est binaire: combattre, ou bien capituler!

Dépasser les stigmates verbaux: état d’urgence et tolérance zéro contre la corruption

Dans la perspective des Objectifs de Développement du Millénaire (ODM), la lutte contre la corruption est un socle de l’Etat de droit, un enjeu fondamental pour les démocraties qui prônent la justice sociale et l’égalité des citoyens d’une part, la transparence de la gouvernance et des transactions financières d’autre part. Parce qu’elle est une réalité immanente, intimement incrustée dans le système sociopolitique, les mesures débattues ces temps derniers sur le plan national, largement orientées vers la dénonciation et la sanction des coupables, sont insuffisantes pour un véritable changement. Il en est de même que celles préconisées par les institutions internationales qui portent essentiellement sur la moralisation et la refondation du secteur public…

Il faut impérativement dépasser les stigmatisations verbales et décréter l’état d’urgence associé à des politiques anticorruption (PAC) proactives drastiques de tolérance zéro. De telles mesures seraient calquées sur l’exemplarité de rendre publique autant de fois que de besoin une “liste de la honte” recensant les personnalités impliquées dans des affaires frauduleuses, comme au Kénya en 2004, à l’initiative du Président du Comité Anticorruption du Parlement dans un climat d’impunité généralisée.

Former, sensibiliser, responsabiliser l’agent public: des accélérateurs de changement

En droit pénal, la peine ne poursuit pas qu’un but purement expiatoire. Elle vise également à dissuader la personne condamnée à récidiver et, d’une manière plus générale à freiner la tentation de passer à l’acte de tout auteur potentiel. En conséquence, la lutte contre les comportements érigés en infractions doit s’organiser aussi bien sur le plan répressif que préventif. Il est en effet préférable pour les autorités de prendre des mesures efficaces en amont dans le but d’empêcher que ce fléau ne puisse déployer ses effets néfastes, plutôt que de devoir le réprimer en aval.

À telle fin, la prévention des manquements aux obligations déontologiques en général et des atteintes à la probité en particulier doit passer par la motivation, la responsabilisation et le sens de l’intérêt public de tous les acteurs impliqués dans le processus. Des mesures raisonnables et proportionnées fondées sur le trinôme FORMATION, SENSABILISATION, RESPONSABILISATION, s’imposent dans le sens d’inculquer dans l’imaginaire collectif- depuis l’école primaire et l’université jusqu’à l’exercice d’une profession dans la vie adulte,- une véritable culture anticorruption. Innovation majeure, les actions de formation seront considérées comme de véritables accélérateurs de changement dans le cadre d’un processus de sensibilisation et d’une responsabilité partagée qui transforme le fonctionnaire public traditionnel en un gestionnaire avisé et motivé à conduire les activités de façon saine et intègre, conformément à une Charte d’éthique parfaitement comprise et suivie par tous,

D’une logique de seule répression à une démarche de prévention: le Chemin de Damas

En réponse aux angoisses de notre société éclatée, émiettée et fragmentée à l’extrême, l’instabilité sociopolitique actuelle- dans ses dimensions, économique, morale et sociale,- impose un DEVOIR RÉPUBLICAIN de sérieux, d’actions et de solutions. En priorité dans le domaine de la lutte contre la corruption particulièrement, des réponses inédites doivent être inventées. L’heure des choix a sonné! À ce carrefour de la décision, cette Lettre ouverte-manifeste a pour objet de faire l’annonce à un public très large d’un PROJET DE FORMATION EN LIGNE (cours à distance/e-learning) et EN PRÉSENTIEL (séminaires) conçu pour s’adapter aux enjeux des différents métiers et la diversité des activités dans une économie de marché totalitaire tout à fait dérégulée. Sous l’aiguillon du profit et de l’argent facile, la communion des saints n’existe pas!

Conséquemment, il appartient aux autorités publiques de désigner plus fermement les interdits, de sanctionner sévèrement les transgressions, de poser le code de référence à partir duquel les contre-pouvoirs ,- Justice, Presse,- pourront exercer librement leur métier . Le résultat espéré est d’arriver à créer un “cycle vertueux” de façon à stimuler le passage d’une logique de seule répression à une démarche de prévention dans le fonctionnement habituel de l’Administration publique haïtienne. Le Secteur privé des affaires, le Secteur religieux, le Monde de la finance, les Syndicats … sont également convoqués sur le sujet. C’est un énorme défi qui interpelle l’implication de notre société dans ses composantes-clés: Hommes/partis politiques, Institutions étatiques, paraétatiques et/ou autonomes, Organisations de la Société civile (OSC), Chefs d’entreprise, Associations, Organisations et/ou Plateformes de Défense des Droits humains, Syndicats professionnels, Universités, Agences de coopération internationales bilatérales et/ou multilatérales, Bailleurs de fonds, ONG, Médias et/ou Groupements de médias, Lanceurs d’alertes, etc.
L’ampleur de ce projet dans lequel la communauté nationale est partie prenante et le nombre de partenaires et de secteurs pertinents, posent la question cruciale de trouver un SPONSOR (public, privé, institutionnel) pour la conclusion d’un accord de partenariat transformateur aux fins d’en assurer le développement intégré et congruent ainsi que la mise en œuvre collective et solidaire.

Conclusion: la participation citoyenne ou le Chemin de Damas vers le changement

À l’évidence, il existe déjà une littérature relativement abondante sur la diathèse de la corruption dans le pays. Le diagnostic est clair: la thérapie de ce mal profond dont souffre le système en place interpelle énergiquement la mise en commun de toutes les compétences et de toutes les énergies.

Dans le nouveau Testament Saul de Tarse persécuteur de l’Église, a trouvé la lumière de la vérité sur le Chemin de Damas qui l’a converti en l’Apôtre Paul! En ligne avec la Parole de l’Évangile, cette lettre Lettre-manifeste formalise expressément et véhicule un Appel à participation citoyenne pour une culture anticorruption. Nous voulons croire qu’elle peut provoquer un déclic, susciter des vocations vers un changement radical de comportement et des mentalités dans la gestion de la chose publique. En rupture avec les pratiques de MAUVAISE GOUVERNANCE, l’échéance CORRUPTION ZÉRO EN 2025 est atteignable! L’originalité de pareille démarche collaborative réside dans son côté ludique et consensuel qui la différencie des classiques “funds raising” traditionnels. Concrètement, elle contemple et magnifie l’apprentissage d’une sorte d’opération de « crow funding » à vocation sociale dans la finalité de supporter, en amont, la lutte anticorruption et la défense des valeurs universelles de la démocratie et des droits humains. Le document de cadrage nécessaire à l’instrumentalisation intelligente et clairvoyante de ce PROJET DE FORMATION est disponible à l’adresse électronique ci-dessous, partageable avec tout partenaire potentiel qui serait intéressé à en débattre dans le sens de l’approfondir, l’enrichir voire le redimensionner pour une prise de décision circonstanciée.

Michelet Michel, Citoyen du Monde
Expert financier/Consultant individuel
Courriel: micheletmichel.1@gmai.com



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