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Quand Duckens Nazon veut être candidat à un poste électif.....

Quand Duckens Nazon veut être candidat à un poste électif.....








Sans tenir compte de sa formation académique ou de ses expériences professionnelles dans la gestion de l’administration publique, on lui dira tout simplement que la Constitution haïtienne ne reconnait pas d’autres nationalités. Alòske, ayisyen ki a letranje yo pa ta dwe etranje sou bout tè Papa Dessalines lan.

Ruelle Nazon est aussi connue comme Ave. Martin Luther King. Cette longue rue qui commence par Delmas (Carrefour Aéroport) pour prendre fin à la Téléco au Pont Morin à Port-au-Prince est aussi le nom de famille du très populaire buteur haïtien qui évolue en terre étrangère.

C’est ce jeune prodige haïtien qui, après cette belle performance des grenadiers à la 15e édition de la Gold-Cup avait, comme certains de ses coéquipiers, décidé de rentrer au pays pour non seulement se reposer avant les prochaines compétitions avec son club ou en sélection nationale, mais se frotter avec le public haïtien qui l’aime tant.

C’était dans cette optique que Nazon et deux de ses coéquipiers ont rencontré le chef de l’État au Palais national. «Duckens Nazon, Steeven Saba et Donald Guerrier ont été reçus au Palais national ce mardi par le président de la République Jovenel Moïse. Le locataire du Palais national a voulu ainsi saluer la belle performance de cette sélection nationale de football dans la Gold Cup. « En attendant de recevoir l’ensemble de la sélection, nous avons jugé bon de recevoir de manière amicale ces trois joueurs qui sont de passage au pays. Je leur ai assuré que le pays est fier de leur participation à la compétition. Je suis également fier de leur performance », a révélé le Président, qui estime que les Grenadiers ont montré qu’ils se sont conformés à la devise nationale « L’union fait la force », peut-on lire sous le titre de : Jovenel Moise rencontre trois joueurs de la sélection nationale de football au Palais national publié le 09 juillet 2019 par Jean Daniel Sénat dans les colonnes du quotidien le Nouvelliste.

Tout en étant satisfait de sa rencontre avec le dirigeant haïtien, à sa sortie du Palais, sur les perrons du lieu de résidence de la présidence, le numéro 9 de la sélection nationale appuyait sur les épaules de ses coéquipiers pour leur faire une confidence à savoir: qu’il veut se porter candidat aux prochaines élections. Tout en espérant faire une différence dans les prochaines joutes électorales, il chuchotait à l’oreille de Donald Guerrier pour lui dire qu’il compte sur lui pour lui délivrer le département du Sud et pourquoi pas le Grand Sud. Quant à toi Steven Saba, je compte sur ta contribution pour plus de promotion auprès du secteur privé et des gens à peau claire dans ce pays. Il poursuit, quant au département du Nord, je n’ai qu’à faire une petite tournée avec notre coéquipier, Djimy Bend Alexis pour que la population de la fierté christophienne soit à ma cause.

Foutbol wi, men politik non

DN9 parlait encore à ses coéquipiers de ses rêves de devenir le prochain chef d’État du pays, quand un conseiller du Palais national lui disait d’une voix basse mais ferme, Nazon mon fils, ou mèt kwèm, pou kounye an, se sèl foutbòl ke w kab jwe pou peyi sa. Si w vle vrèman kontribiye nan zafè politik peyi sa, à part le football, ou kab toujou voye kòb bay pati politik ke mwen ladan l lan nan pwochènn eleksyon yo. C’est ce que font tous les membres de la diaspora interessés à la politique de ce pays, disait le conseiller politique du Palais.

Ouk kwè nou serye

Contrarié, comme il essayait de trouver le mot juste pour convaincre le conseiller qu’il peut faire mieux que l’actuel président. Il est interrompu par un journaliste « reporter » d’une station de radio très écoutée dans la capitale. Questions pour le journaliste de rappeler à notre Nazon national, de ne pas perdre son temps dans son projet fou d’être candidat à un poste électif dans ce pays. Tu te souviens de Wyclef Jean et de Dumarsais Siméus, disait le journaliste « reporter ». Eux aussi, ils voulaient contribuer politiquement aux affaires de leur pays. La liste est longue et bien trop longue de tous ceux et toutes celles qui voulaient apporter leur expertise au pays, mais celui-ci n’est pas encore prêt pour cet exercice démocratique. Je te conseille mon frère, de faire comme Danny Laferrière, Michaelle Jean et tant d’autres de rester là où tu es. La politique, les élections, c’est le lot des hommes et femmes vivant en Haïti, pas pour la diaspora, conclut le journaliste. Sur ce, Dukens Nazon demandait au conseiller et au journaliste : eske nou serye mesye?

Oui répondaient le conseiller et le journaliste. Depi ou gen yon lot nasyonalite ou pa kab okipe oken pos politik nan peyi sa. Men ou k ab jwe foutbol e bay plezi ak peyi an e tout dirijan politik yo. La Constitution haïtienne de 1987 ne reconnaît pas la double nationalité. « Être Haïtien d'origine et n'avoir jamais renoncé à sa nationalité.» Voilà donc les conditions constitutionnelles si on veut toutefois briguer un poste électoral comme député, sénateur ou président de la République, ajoutait le conseiller du Palais national.

Prof. Esau Jean-Baptiste
Younalot@yahoo.com



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