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Diaspora et son Haïti de contrastes

Diaspora et son Haïti de contrastes








La Constitution haïtienne ne reconnaît pas la double nationalité et les politiciens véreux sont ostensiblement à l’implication de l’Haïtien du dehors (Ayisyen dyaspora) dans les affaires publiques du pays. Questions pour dire: “ depi ou ou fe yon ti tan deyo oubyen ou gen yon lot nasyonalite ou pa kab okipe oken pos politik nan peyi sa. Men ou k ab jwe foutbol e bay plezi ak tout politisyen sa yo ki 1 segond aprè yon viktya seleksyon nasyonal lan, te gentan gen tweet yo prè pou konplimante jwè yo.

Grands contribuables économiques, douzième homme, pourvoyeuse de joueurs de football, la diaspora est restée, depuis longtemps, une réserve sur laquelle peut compter la République. Cependant, cette communauté haïtienne de l'étranger n'a jamais reçu les honneurs d'être prêts à se mobiliser pour défendre la République. Il est rare qu'une période électorale se passe sans la visite de la diaspora par des politiciens en pleine campagne. Ils arrivent d'ici et là pour envahir nos niches à New York, à New Jersey, à Miami, à Boston, à Montréal, à Paris et ailleurs, laissant dans leurs traînes l'amertume de fausses promesses sur l'établissement de la reconnaissance de double nationalité ou de cet appel prochain de la diaspora pour participer aux affaires publiques du pays. Car, une fois arrivés au pouvoir, ils oublient tout.

Hormis leurs contributions financières, la diaspora est l’oxygène qui permet à Haïti de respirer économiquement, mais dans les domaines sportifs comme le football, la communauté haïtienne de l’extérieur dispose de ressources capables de revigorer le système productif et institutionnel d'Haïti. Or, les ressources haïtiennes de l’étranger sont écartées de nos affaires politiques comme si elles auraient commis un crime de trahison à la patrie par la seule cause d’aller chercher ailleurs un ciel plus clément à la réalisation de leurs rêves. Il est certain qu’on ne peut pas parler de développement sans parler de ressources humaines et de cadres compétents dans les affaires de l'État. Il est malheureusement établi qu’Haïti avec sa vague d'émigration a une carence d'individus formés, compétents`À l'ère de l'interdépendance où le monde est un seul village, chez nous, l'exclusion est la règle. Il faut que cela change et qu’on arrive à la bonne gouvernance prônant l'inclusion de toutes les filles et de tous les fils de la nation dans les affaires publiques du pays. Et les Noirs dont les pères sont en Afrique, n’auront-ils rien ?

Pour une Haïti avec une population d’environ 13 millions d'habitants, certains estiment que la diaspora haïtienne compte plus de deux millions d'âmes. Certainement, cette estimation ne prend pas en compte cette diaspora vivant dans les pays d’Afrique et d’Asie qui augmente de jour en jour. Cela sous-entend que plus d'un quart de ses fils résident à l'extérieur. Ce chiffre fait penser qu'en toute logique, qu'il est impossible à tout gouvernement ou État qui veut penser au développement « d'ignorer ou de laisser à l'abandon une tranche de sa population, sous prétexte que ses ressortissants se trouvent loin de la terre natale. Nous considérons cela comme une atteinte à leurs droits »

Paradoxalement, cet État réclame non seulement l'aide financière, mais aussi il exploite tous les jours les talents sportifs de ses fils de la diaspora qu’il prétend, pour des raisons politiques mesquines, ne pas reconnaître. La Constitution haïtienne de 1987 ne reconnaît pas la double nationalité. «Être Haïtien d'origine et n'avoir jamais renoncé à sa nationalité.» Voilà donc les conditions constitutionnelles si on veut toutefois briguer un poste électoral comme député, sénateur ou président de la République. Donc, si on veut être cohérent et s'acquitter de notre dette envers cette force économique et sportive, il s'avère important que les membres de la diaspora, comme on le fait dans bon nombre de pays, aient la possibilité de jouir pleinement de leurs droits civils et politiques.

Plus de 30 ans après la Constitution post-Duvalier, la diaspora n’a que des devoirs : envoyer de l'argent en Haïti, jouer des matches de football, faire pression quand la nation est en danger face aux dictateurs et aux putschistes ou quand l’image des Haïtiens est en jeu, comme dans l'affaire du sida. Trente-deux ans après le vote de la Constitution de 1987, les problèmes demeurent entiers quand il s'agit pour la diaspora de partir à la conquête de ses droits politiques. L'Haitiano-Américain, l'Haitiano-Canadien et tous les autres Haïtiens vivant à l'étranger ne jouissent toujours pas du droit à la double nationalité. Ils ne peuvent ni élire ni être élus. Impossible donc pour eux d'occuper des postes électifs «Ayisyen lòt bò dlo yo pa etranje pou ayiti. »

S'ils ne sont pas étrangers quand ils doivent apporter leur contribution économique et leur talent dans le domaine sportif, malheureusement ils le sont politiquement. On dirait qu’ils sont considérés comme plus étrangers que les membres de la communauté internationale présents dans le pays. Si cette diaspora doit avoir des devoirs, il lui faut aussi des droits reconnus, indiscutables, constitutionnels. Si yo k ap jwe foutbol, fok yo k ab fè politik menm jan ak nou menm ki an Ayiti. Dirijan, se malonet ki mennen repwoch \Pendant que le débat sur la double nationalité continue de faire son chemin, les membres de la diaspora, à travers ceux-là qui ont gardé encore leur nationalité haïtienne, doivent seulement se contenter d'un poste au ministère des Haïtiens vivant à l'étranger. Mais là encore, ce poste n'est pas souvent allé au représentant réel de la diaspora. Dans presque tous les cas, le choix du ministre pouvant représenter la diaspora se porte toujours sur quelqu'un qui ne connaît pas non seulement les problèmes des immigrants, mais non plus les problèmes d’Haïti. Donc, si jusqu'ici c'est à ce simple poste nominatif que doivent se résumer tous les efforts de la diaspora, les communautés haïtiennes de l'extérieur veulent des représentants réels à tous les niveaux de la politique du pays se réclamant un activiste politique de la diaspora.

Si un mauvais résultat ou l'implication de certains cadres de la diaspora dans la mauvaise gestion de la chose publique fait encore penser qu'ils ne sont pas capables de donner de bons résultats, il faut aussi avouer que certains dirigeants et politiciens haïtiens veulent garder au loin, à partir des lois de la Constitution, les cadres valables de la diaspora. Quand les Haïtiens vivant à l'étranger ne sont pas accusés d'être arrogants, certains patriotes d’Haïti, particulièrement les politiques, voient en eux des gens qui ne maitrisent pas la réalité du pays.

Le Constitution de 1987, trente-deux ans après, a fait défaut. Il faut la réparer. Ainsi, la communauté haïtienne de la diaspora veut et réclame ses droits, car ils sont également des Haïtiens. Ils veulent, à tout prix, participer au changement du pays. Ils veulent une Constitution qui les reconnait ainsi que leurs enfants, car ils sont capables, comme ils l’ont déjà démontré dans plusieurs grandes communautés d’Europe, d’Amérique et d’Afrique.

Ayisyen ki a letranje yo pa dwe konsidere kòm etranje pou Ayiti. Si yo kab jwe foutbòl pou peyi an, yo kab fe politik tou. Yo kab jwe foutbòl, yo kab minis espò tou. Yo kab Premye minis tou. Konsa, ya konstwui bon estad pou pitit gason ak pitit fi yo jwe foutbòl. Grenadye alaso, sak dechouke zafè a yo.

Map fini ak pawòl Jean Jean Roosevelt sa: Nèg yo jwe ak nanm yo, yo jwe ak kè yo ! Nou di moun doub nasyonalite pa kab anyen nan peyi a. Men, nou fè yo jwe foutbòl pou nou! Eske nou serye? Ayiti, nou vle a dwe rele tout pitit li. Ni sa ki deyo. Ni sa ki anndan ! Ann tou pwofite de ti mesye yo pou reklame integrasyon diaspora a nan tout koze peyi a. Grenadye alaso !!! Mwen fyè de nou ti mesye.....

Prof. Esau Jean Baptiste
younalot@yahoo.com



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