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Les yeux et les oreilles de ma plume sportive

Les yeux et les oreilles de ma plume sportive



Ma plume est la compagne idéale de ma pensée et de mes pensées. D'ailleurs, c'est sur elle que je m'appuie pour relayer les refrains de ma pensée. Des refrains sportifs, sociosportifs, sociopolitiques et d'autres refrains. Car ma plume, libre comme le vent, n'a ni adversaire, ni parrain, ni patron, ni ennemi.

La meilleure amie de ma plume, c'est l'objectivité. Elle s'attache à ce partenaire pour distinguer le droit du crochu, les courants positifs des espaces nuisibles. Sage ou cassante, ma plume reste attachée à l'objectivité pour respecter la ligne de la profession. Comme moi, elle est l'amie de tous les membres de la famille sportive. En ce sens, elle se laisse guider par la « sportivité extrême ».

Respectant la ligne de la bonne conduite sur le banc du service, ma fidèle plume marginalise la provocation d'où qu'elle vienne, même lorsque l'agressivité ou l'arrogance des uns et des autres dépassent au maximum les limites de l'indécence.

Comme moi, ma plume, parfois « dérangeante" mais jamais indécente, connait les « couleurs » de la majorité des couloirs de la société sportive haïtienne. Car, depuis l'éclosion de ma première plante journalistique en 1973 au jardin de la presse sportive, elle m'accompagne partout. Ainsi, elle connait, comme moi, les bons et les mauvais élèves de l'école sportive nationale.

De plus, comme moi, ma plume connait les professeurs qualifiés de cette école et les professeurs « mazèt » affichant une absence de vision et un flagrant manque d'efficacité dans la planification et l'organisation des examens sportifs locaux ou nationaux. De ce fait, la production et la récolte arrivent difficilement à atteindre la moyenne depuis plusieurs saisons.

Les années passent comme le vent, mais la machine sportive nationale ne cesse de circuler « zigzaguement » sur le circuit de la productivité. De ce fait, ici et là, on enregistre de fréquentes pannes au niveau du moteur et de la barre de direction. D'où la multiplication de saisons grises ou sèches. À quand le retour des « oiseaux porteurs d'espoir » ?

Ayant des yeux pour observer et des oreilles pour entendre, ma plume a vu passer plusieurs générations d'athlètes, de dirigeants, d'entraineurs, d'arbitres, tous ces éléments et d'autres constituant l'organe du sport haïtien. Quant aux fanatiques et aux journalistes, ils distribuent des points aux directeurs, aux professeurs, aux élèves et aux censeurs de cette grande école, suivant leurs performances et contre-performances. Toutefois, il importe de noter que, comme les acteurs des terrains et des bureaux, les fanatiques et les journalistes, à un certain niveau, se révèlent parfois inefficaces ou contre-performants.

Disciplinée, ma plume n'a jamais fonctionné sur la base de l'amitié ou de la « partisanerie ». Sinon, elle n'aurait pas été l'amie de l'objectivité. Parfois, certains lui reprochent de ne jamais accepter de pratiquer le favoritisme, l'une des bases de l'antijeu au niveau organisationnel et journalistique notamment. Car, quelle que soit la hauteur de son talent ou l'épaisseur de son influence dans le milieu, le dirigeant ou le journaliste perd des points lorsqu'il trace des lignes brisées...

Une plume qui se respecte ne doit pas suivre les courants parasites. En faisant de l'objectivité sa boussole, le journaliste pose chaque jour les pierres de la réussite sur le vaste chantier de la profession. En sa qualité de directeur d'opinion, le journaliste doit être, à chaque pas, adroit et vigilant pour ne pas trahir son métier.

Fidèle partenaire de mes pensées, ma plume rassembleuse m'accompagne chaque jour « au coin de la pensée ». Sur la voie des relations humaines, ma plume est, comme moi, un farouche partisan de rapports constructifs. En tout lieu, elle affiche son impartialité et son indépendance parce qu'elle pratique l'objectivité sans détour au service de la collectivité sportive. En résumé, les yeux et les oreilles de ma plume n'ont pas de quartier...

Raymond Jean-Louis




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