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FHF/Scandale: pour que toute la lumière soit faite!

FHF/Scandale: pour que toute la lumière soit faite!



Depuis le 30 avril, date de la publication d'un article dans les colonnes du journal anglais The Guardian, la société haïtienne, le football haïtien en particulier, fait face à un scandale sans précédent. Le président de la Fédération haïtienne de football, Yves Jean Bart, est accusé d'abus sexuel sur des mineures internes du Centre technique FIFA Goal depuis 2012. De ce démêlé entre le numéro 1 de la FHF et le journaliste indépendant Romain Molina, le football en est le plus gros perdant. D'où la nécessité d'éclaircir cette affaire pour libérer, de cette situation malencontreuse, le paysage du sport roi du pays.


Depuis son premier mandat, il y a deux décennies, jusqu’à récemment, le président la Fédération haïtienne de football n'a jamais été l'objet d'un scandale de cette envergure. Le 30 avril de l'année en cours, le journal anglais, vieux de presque 200 ans, a publié un article mettant en cause Yves Jean Bart qui aurait abusé sexuellement des mineures pendant plusieurs années, au Centre FIFA Goal.

Initiées par le journaliste indépendant et blogueur Romain Molina, les allégations susmentionnées ont été vite relayées un peu partout à travers le monde. Des journaux européens et américains ont repris le texte de la triplette Ed Aarons, Alex Cizmic et de l'inévitable Romain Molina, qui, en janvier dernier, avait déjà dénoncé la main mise de Yves Jean Bart et son fils sur la FHF.

Dans un point de presse, le septuagénaire a rejeté d'un revers de main ces accusations et a même porté plainte contre X pour diffamation et injures, subornation de témoins et associations de malfaiteurs au parquet de la Croix des Bouquets, le 11 mai 2020.

D'autre part, les auteurs du texte du 30 avril dernier se disent prêts à aller au tribunal, si la situation le demande, pour défendre leurs allégations. Dans ce jeu, les mordus du ballon rond, les clubs, tous les acteurs du football et, par dessus de tout, les jeunes filles du Centre technique et la société attendent que la vérité éclate en plein jour.

C'est doublement important que la justice haïtienne fasse jaillir la lumière. D'un côté les jeunes filles, qui à chaque compétition internationale, émerveillent le monde et font la fierté du pays, méritent que la société leur renvoie l’ascenseur via un jugement équitable. De l'autre côté, Yves Jean Bart qui est vu comme un opportuniste, un exploiteur et un prédateur sexuel est en attente d'être innocenté s'il le faut.

De la responsabilité de l'État

En outre, l'affaire « Dadougate » est l'opportunité pour l'État haïtien de rectifier le tir face à la situation des jeunes du Centre technique FIFA Goal. Il est inimaginable dans un pays où il y a plusieurs institutions travaillant sur la défense et la protection des droits de l'enfance dont l'Institut du bien-être social, le MJSAC ou encore l'OPC n'avaient aucun droit de regard sur ce qui se passait à l'académie de la FHF.

De cette malheureuse affaire, c'est le moment d’imposer un minimum de contrôle au centre. Cela ne signifie pas que l'État doit interférer administrativement dans la gestion du football, d'ailleurs c'est formellement interdit par la FIFA, instance dirigeante du football mondial. Toutefois, la société doit tirer la sonnette d'alarme pour que plus jamais des jeunes filles et garçons ne soient livrés sans assistance à un particulier ou une institution privée.

Pourquoi avoir peur?

Dans ce tohu-bohu footballistique, la peur peut être paralysante. Celle de porter plainte sur le plan international contre le journal The Guardian, de la justice de trancher en condamnant le ou les coupables et de laver l'image des innocents. On ne peut plus patauger dans inexactitude et l'incertitude d'une justice moribonde.

L'essentiel, excluons la possibilité d'assister à un nouveau scandale sans lendemain et de laisser plus d'un dans la pénombre.

Kenson Désir




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