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Les écoles de football prolifèrent avec ou sans norme !

Les écoles de football prolifèrent avec ou sans norme !



Depuis quelques années, dans presque chaque zone de la région métropolitaine de Port-au-Prince, il y a une école de football. Ces regroupements d’enfants qui jouent le rôle d’académies ne respectent pas toujours les principes de base. Si celles-ci facilitent le premier contact des enfants avec le ballon, elles peuvent être un danger pour le sport roi du pays.


Au centre sportif Dadadou, en plus des clubs de D1, D2 et D3, pas moins de trois écoles de football partagent l’unique terrain multisports de la commune de Delmas. Cette situation n’est pas différente de la commune de Pétion-Ville où le parc Sainte-Thérèse est l’espace d’entrainement d’une dizaine d’écoles de football. On peut également fait mention du centre Sportif de Carrefour, le siège de Jacot football passion.

À la question de savoir quelle est la condition de base pour la mise sur pied d’une école de football ? Le directeur technique national Wilner Étienne a révélé que l’école en question doit être affiliée à la Fédération haïtienne de football et respecter toute une série de critères sine qua non.

« Les meilleurs centres de formation sont ceux qui sont reconnus par la FHF. C’est pour cela qu’il faut être affilié à la Fédération. Il faut un formateur pour 14 enfants. Avoir un personnel médical. Parce qu’en fait, la mission d’un centre ne se limite pas seulement à l’apprentissage du football. Il faut contrôler l’étape de développement de l’enfant pour plusieurs aspects, dont la psychologie, la nutrition, le développement physique de l’enfant », précise Wilner Étienne.

Les propos du directeur technique national ont été confirmés par le PDG de Jacot football passion. Jacques Hans Vilfort se dit en règle avec la Fédération haïtienne de football. Il précise aussi que son école contient un staff bien structuré : « Notre institution respecte toutes les exigences de la FHF. Nous avons des techniciens qualifiés, certifiés par la Fédération. Nous essayons toujours de ne pas dépasser 18 enfants pour un formateur. En plus, nous avons un solide staff médical et toute une batterie d’avocats et autres ressources pour gérer le bon déroulement et accompagner les enfants », se réjouit le journaliste.

Pourtant, à la plaine du Cul-de-Sac, la situation de D.S Ecole de football est totalement différente. Son PDG, Ronald Pierre Jules, avoue n’avoir pas encore respecté tous les principes. Il explique cette situation par le simple fait que les parents n’ont pas le moyen de payer pour lui permettre d’engager plusieurs techniciens. Leur seul coach travaille avec une trentaine d’enfants de 8 à 14 ans. Il compte dans les mois à venir se mettre en règle.

« Dans mon cas, je me vois plus qu’une personnalité qui fait du social qu’un PDG. Depuis que je me suis installé ici, j’ai déjà formé plusieurs centaines d’enfants. Sans cette école, ces jeunes seraient sans doute dans la rue ou dans d’autres activités louches. J’ai leur ai donné la chance de se faire un nom, même si les conditions de fonctionnement sont difficiles. Nous travaillons en deux vacations à raison de trente enfants par groupe. Malheureusement nous n’avons qu’un seul entraineur. J’espère que cette situation changera d’ici peu », espère-t-il.

Le plus gros problème avec les écoles informelles, c’est qu’elles forment mal les futurs footballeurs du pays. Les jeunes de sept et huit ans ne doivent pas recevoir la même formation que ceux de 10 ou 12 ans. Mais, la Fédération n’a aucun outil légal pour empêcher une personne quelconque de mettre sur pied une école de football, c’est avant tout une activité sociale, explique Wilner Étienne.

« La Direction technique nationale réglemente le fonctionnement des centres de formation, des académies. Selon la pédagogie d’apprentissage, un enfant de huit ans par exemple ne peut pas être formé de la même manière qu’un jeune de douze ans. C’est pour cela que les écoles affiliées doivent être en mesure de participer dans les compétitions de jeunes fédérales. Toutefois, on ne peut empêcher ni le fonctionnement ni la prolifération de ces écoles, qui constituent, entre autres, une cuvée d’activités sociales », explique le DTN.

La prolifération de ces écoles qui, dans certains cas, n’ont même pas un terrain est en réalité un moyen pour certaines personnes de se créer une activité rentable. Une activité économique comme une autre qui n’a aucun objectif d’améliorer la qualité des athlètes ou de former des joueurs au besoin du football haïtien.

Kenson Désir




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