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Contre Nadal, le génial Suisse marche sur l’eau Hugues Saint-Fort

Contre Nadal, le génial Suisse marche sur l’eau Hugues Saint-Fort








Les matches de tennis sont ainsi faits qu’il doit y avoir un vainqueur à l’issue d’une rencontre entre deux champions. Il était donc indispensable qu’il y eût un vainqueur dimanche soir entre Roger Federer et Novak Djokovic qui disputaient la finale de Wimbledon. Et ce fut Djokovic. Mais, il est clair que Federer méritait tout aussi bien la victoire. De toute façon, le match que le génial Suisse a disputé et gagné vendredi soir en demi-finale contre Nadal restera pour moi le match le plus important de l’année. Bien sûr, la finale d’hier soir a atteint des sommets d’émotion et d’intensité, mais une rencontre entre le génial Suisse et le bouillant Espagnol conservera toujours un cachet spécial pour tous les amoureux de tennis. Et pourtant, j’en ai vu des rencontres superbes entre ces deux-là ! Comme cette inoubliable finale de Wimbledon en 2008 où, mené par deux sets à zéro, le génial Suisse a égalisé à deux sets partout pour forcer un cinquième set qu’il a malheureusement perdu. Cette demi-finale a opposé deux caractères radicalement différents : d’un côté, Roger Federer, un modèle de maitrise de soi, imperturbable, cool ; de l’autre, Raphael Nadal, animé d’une ténacité hargneuse et d’une rage de vaincre débordante.

Pour vous qui avez l’habitude de lire mes comptes rendus de tennis, j’ai une immense question. La première est celle-ci : quel est pour vous, le plus beau et le plus efficace coup au tennis ? Pour moi, c’est le top spin lob. Généralement, on sert ce coup quand l’adversaire s’est approché trop près du filet et on l’élimine en envoyant la balle au-dessus de lui en forme de demi-cercle, soit par un revers, soit par un coup droit. Dans ces conditions, il ne peut que regarder la balle passer au-dessus de lui sans pouvoir rien faire. J’ai attendu l’administration de ce coup, mais il n’est jamais venu. Dommage !

Il fut un temps pas trop éloigné où la majorité des joueurs professionnels de tennis, passé la trentaine (entre 30 et 32 ans), raccrochaient les raquettes, estimant qu’ils ne faisaient plus le poids, ne pouvant supporter le rythme infernal de voyager d’un continent à l’autre, de janvier à décembre. À notre époque, Roger Federer est l’un des rares (avec Ivo Karlovic et quelques Espagnols) joueurs de tennis professionnels à rester dans la compétition internationale après l’âge de 35 ans. Federer demeure un cas exceptionnel puisqu’il se classe régulièrement dans les cinq premiers. Il était tête de série numéro 2 à Wimbledon et il a jusqu’à présent gagné 20 tournois de grand chelem, ce qui est un record parmi les joueurs actifs. Il est talonné par Nadal (17 tournois) et Djokovic (16 tournois), mais en battant l’Espagnol hier, Federer a mis une petite distance entre lui et le roi de la terre battue. Réussira-t-il à faire de même dans la finale de demain contre Djokovic? On connaitra la réponse dans moins de 24 heures.

Qu’est-ce qui fait courir Roger Federer ? Il aura 40 ans en août 2021, il a gagné 20 tournois de grand chelem, selon le magazine Forbes, il a gagné en 2018 la bagatelle de 77 millions de dollars et il ne va pas, semble-t-il, s’arrêter bientôt. Pour les fous de tennis, c’est un plaisir immense de le voir jouer sur n’importe quelle surface, élégant, cool, et déployant son superbe revers à une main, comme très peu de joueurs le pratiquent encore.

La question que je me pose encore en repensant à sa victoire mémorable contre Nadal en demi-finale de Wimbledon hier soir à Londres : comment a-t-il fait pour rester aussi maitre de lui en tenant compte des enjeux de cette rencontre et de toutes les rencontres qu’il a disputées dans le passé contre ce même Nadal, dont une défaite sans appel à Roland-Garros, un mois plus tôt ?

Deux mots pour terminer cette chronique : je ne peux m’empêcher de regretter la cuisante défaite subie par Serena Williams en finale dames de Wimbledon face à la Roumaine Simona Halep. Un score sans appel : 6-2, 6-2. Il semble que Serena Williams ne pourra donc jamais égaler le record établi par Margaret Court qui avait gagné 24 tournois de grand chelem, dont 13 entre 1960 et 1968, et 11 pendant l’« Open era », c’est-à-dire à partir de 1969. Il reste bien sûr une dernière chance pour que Serena égale ce record monstre de Margaret Court si elle arrive à gagner le US Open en septembre prochain à Flushing Meadow, à New York. Mais, l’année dernière, contre toute attente, elle en avait été privée, se faisant battre par une nippo-haïtienne, du nom de Naomi Osaka. Que se passera-t-il cette année ? On connaitra la réponse dans moins de deux mois.

Hugues Saint-Fort



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