S'identifier Contact Avis
 
32° C
  à Port-au-Prince
Radio Pacific 101.5 fm - En direct
Le Journal Dernière heure Actualité Édito Tribune Société Économie Culture Diaspora Sport rpacific101.5 FM  
× Immobilier Appartements Maisons Locaux commercial Locaux pour Bureau Terrains Véhicules Voitures Camions Tout Terrains Minibus Motos Divers Animaux Articles ménagers Ordinateurs et pièces Équipement électronique Équipement industriel Équipement lourd Diverses études Légal Bijoux et montres Smartphone et tablettes Vêtements Jeux video

Après une année 2019 noire, l’année 2020 s’annonce alarmante en droits humains pour le pays, selon le dernier Rapport du CARDH

Après une année 2019 noire, l’année 2020 s’annonce alarmante en droits humains pour le pays, selon le dernier Rapport du CARDH



Le Centre d’analyse et de recherche en droits de l’homme (CARDH) a publié son rapport 2019 sur la situation des droits humains en Haïti avec une note additionnelle traitant des problématiques ayant émergé en janvier et février 2020. Pour l’institution, en 2019, le pays a connu une année noire en matière de droits humains. Quant au début de l’année 2020, le CARDH croit qu’il a commencé sur « une note très alarmante en termes de non-respect des droits à la vie, à la sureté, à la sécurité, à la libre circulation ».


« L’état des droits humains en 2019 : L’année noire ! », tel est le titre du dernier rapport du Centre d’analyse et de recherche en droits de l’homme (CARDH) daté du 18 février 2020 appelé à être présenté à la troisième édition du Salon des droits humains les 20 et 31 mars 2020. Ce rapport contient également, une note additionnelle traitant des problématiques ayant émergé en janvier et février 2020.

En passant par la montée exponentielle de l’insécurité et du kidnapping dans le pays, les personnes tuées et l’échec du dialogue avec l’opposition, le rapport dans sa note additive a beaucoup élaboré sur le fait que l’Exécutif s’empare des attributions du Parlement par arrêté du 12 février 2020.

Selon le rapport, le président de la République a montré clairement sa velléité dictatoriale. « Sans rentrer dans les domaines visés par le présent arrêté, le Président Jovenel Moïse s’empare du pouvoir de légiférer du Parlement. Il n’existe, en conséquence, aucun mécanisme de contrôle de ses actions, normalement régi par le Parlement », peut-on lire dans ce rapport.

Sur le plan institutionnel affirme le rapport, « la Cour supérieure des comptes et du contentieux administratif (CSCCA) a été exclue de la gouvernance publique, notamment par l’impiété de sa mission consultative obligatoire, ainsi que de sa compétence financière et administrative : « La CSCCA est consultée sur toutes les questions relatives à la législation sur les finances publiques ainsi que sur tous les projets de contrats, accords et conventions à caractère financier ou commercial (…) » (art.200-4 de la Constitution). Le CARDH a indiqué également que l’Exécutif empiète sur la Commission nationale des Marchés publics (CNMP).

Face à la montée de l’insécurité dans le pays, le CARDH a fait savoir que « l’année 2020 commence sur une note très alarmante en termes de non-respect des droits à la vie, à la sureté, à la sécurité, à la libre circulation… Les actes de kidnapping contre rançon ont pris une proportion jamais égalée, et ce, uniquement pour le mois de janvier et le début du mois de février ». Quant aux personnes tuées, on peut lire dans le rapport : « seulement pour janvier et mi-février, au moins 20 cas de décès violents, dont 15 par balles, ont été recensés, incluant 4 policiers ».

D’un autre côté dans le rapport, le CARDH a abordé la velléité d’un groupe de policiers de la Police nationale d’Haïti (PNH) de former un syndicat avec des références provenant de la Constitution et des instruments internationaux traitant la question. « Si le CARDH n’affirme pas que les policiers aient automatiquement droit à un syndicat, il estime cependant qu’ils ont droit à un mécanisme de revendication et de protection de leur droit », dit le CARDH sur sa position dans ce dossier.

Quant à la situation du pays en droits humains, 2019 a été une année noire pour le pays selon le CARDH. Pour ce dernier, les épisodes de « pays lock », l’absence de gouvernement après le renvoi de Jean Henri Céant, la non-tenue des élections d’octobre 2019, l’extension explosive des groupes armés, l’ insécurité alimentaire, les manifestations sur presque tout le territoire national , pour ne citer que ceux-là, sont autant de faits pour expliquer la faillite politique, économique et sociale du pays.

Faut-il signaler, sur le plan institutionnel et légal, le CARDH recommande, entre autres : « d’adopter des mesures pour mener à terme les élections générales inclusives, transparentes et participatives ; de publier le rapport de la CSCCA sur les 25% restants du fonds PetroCaribe ; de créer une task force dans les différentes entités de la justice afin de réaliser les procès relatifs aux différents massacres perpétrés dans le pays (2018-2019) et de dédommager les victimes ; d’auditer l’administration publique ».

Wisly Bernard Jean-Baptiste




Articles connexes


Afficher plus [3919]