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La rareté de carburant a causé l’augmentation de la quantité d’immondices dans certaines zones de capitale

La rareté de carburant a causé l’augmentation de la quantité d’immondices dans certaines zones de capitale








C’en est devenu une habitude ces derniers temps, pour protester contre la pénurie de carburant, certains manifestants jettent des poubelles d’immondices dans les rues. Ce qui a causé l’augmentation de la quantité d’immondices dans certaines zones de la capitale. La Commune de Delmas réputée comme l’une des communes la plus propre dans la zone métropolitaine n’est pas exempte et s’est retrouvée dans un état méconnaissable et représente, du coup, un vrai problème environnemental et de santé publique.

La rareté de carburant a de multiples conséquences sur le pays et particulièrement dans certaines zones de la région métropolitaine de Port-au-Prince. L’une de ces conséquences, c’est l’augmentation directe de la quantité des détritus dans certaines zones de la capitale. La commune de Delmas dont on fait l’éloge comme l’une des villes les plus propres de la région métropolitaine s’est retrouvée durant les périodes de contestations dans un état vraiment lamentable. Une partie de l’Autoroute du bas Delmas pouvait en témoigner par son délabrement.

En effet, outre les problèmes de carburants pour les véhicules de la mairie de Delmas, responsable de l’assainissement de ses différents recoins, certains manifestants en colère ont pris l’habitude à chaque moment de protestation, de jeter dans certaines rues et sur l’autoroute principale les poubelles d’immondices et autres. Ce qui fait que tous les gens qui fréquentent cet axe routier en plein air font face à un sérieux problème de santé publique. D’un autre côté, l’environnement se trouve de plus en plus pollué quand on sait qu’on procède également à la brûlure de pneus.

En effet, dans le pays, plus le temps passe, plus les choses commencent à devenir difficiles et plus la notion d’environnement ne dit plus rien. Pour remédier à cela, le ministère de l’Éducation nationale et de la formation professionnelle (MENFP) a tenté d’insérer certains programmes (reboisement…) en rapport avec l’environnement dans le curriculum scolaire afin de changer le comportement face à la nature, mais cette entreprise tarde toujours à porter des fruits. À travers diverses réflexions, l’on croit que l’éducation environnementale peut façonner une nouvelle génération de décideurs et aider à promouvoir le développement durable.

En Haïti, l’un des problèmes récurrents auxquels font face les mairies réside dans l’assainissement de la voie publique. L’on voit bien que les mairies sont souvent dépassées par les évènements quand on constate la quantité croissante de détritus qui séjourne dans les rues. Il faut signaler qu’il y a quelques mois de cela, la mairie de Port-au-Prince avait annoncé qu’elle ne pourrait plus ramasser les ordures dans la capitale comme d’habitude, en raison de la fermeture de la décharge de Truitier. Ce qui a été résolu quelques jours après. Cependant, peu de temps après, l’on remarque que certaines zones de Port-au-Prince sont restées dans une situation très critique.

Dans un communiqué en date du 3 septembre 2019, la mairie de Port-au-Prince avait indiqué de n’être pas en mesure de procéder au ramassage d’ordures. « L’administration communale de Port-au-Prince porte à la connaissance du public en général et des habitants de la commune plus précisément que ses réserves de carburant étant épuisées, la mairie ne pourra pas assurer le ramassage des ordures dans les différents quartiers de la capitale durant les jours à venir. Les camions du service de la voirie ne pourront donc plus effectuer leurs circuits habituels », pouvait-on lire dans cet avis officiel.

Avec la nouvelle distribution du carburant dans les pompes ce jeudi 19 septembre 2019, la responsabilité revient aux mairies de faire leurs travaux. Notons que la rareté de carburant n’a pas seulement empêché le ramassage d’ordures dans plusieurs zones du pays, cette pénurie a eu des effets négatifs sur le bon fonctionnement des hôpitaux publics en privant ces établissements de leur personnel administratif et médical.

Wisly Bernard Jean-Baptiste



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