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Le MENFP a l’obligation de compenser les jours de classe perdus

Le MENFP a l’obligation de compenser les jours de classe perdus








Après une année académique 2018-2019 clôturée sur fond de crise, la nouvelle rentrée scolaire 2019-2020 commence déjà sur de mauvaises notes. Des 189 jours de classe prévus par le ministère de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle (MENFP), près d’une dizaine de jours se retrouvent déjà perdus pour plusieurs écoles. Pour que le présent et l’avenir des jeunes ne soient pas hypothéqués, le MENFP en dépit des multiples faiblesses du système éducatif haïtien a l’obligation de trouver la meilleure formule pour pallier cette situation.

Il est prévu dans le calendrier scolaire 2019-2020, selon le ministère de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle (MENFP), 189 jours de classes et 11 jours de congé. En raison du contexte socio-économique très difficile ajouté à la question de pénurie de carburant, près d’une dizaine de jours de classe ont été engloutis, et ceci aux dépens des jeunes qui sont, dit-on, le présent et l’avenir du pays. Ces jours de classes perdus entrainent, ipso facto, la diminution du nombre d’heures d’enseignement pour le fondamental qui a été de 945 et 1134 heures pour le secondaire.

Face au dysfonctionnement automatique du système éducatif en raison des commotions politiques, sociales et économiques pour ne citer que ceux-là, le MENFP n’a encore annoncé aucune décision visant à corriger la situation présente et même dans les différentes prévisions faites pour l’année académique 2019-2020. Sans toucher aux 11 jours de congé prévus pour l’année scolaire, dans de nombreux endroits du pays, l’on a déjà pris près d’une dizaine de jours que l’on peut appeler « congé forcé ». Ce qui laisse croire qu’on file droit davantage vers une école à double vitesse comme l’entendent plusieurs personnes.

Patrick Faltinor, homme de droit et normalien, s’exprime ainsi sur le réseau social le plus populaire pour dire que vivre au pays, qui jadis a été la perle des Antilles est un vrai casse-tête et que l’on ne doit renoncer sur un simple essai : « Celui qui vit en Haïti aujourd’hui doit avoir toutes les lettres de l’alphabet français en option, pour espérer survivre ». Pour la même raison, les dirigeants au sein du MENFP, n’ont-ils pas l’obligation de réagir et apporter des solutions adaptées au sein du système éducatif peu importe la situation ?

Il faut rappeler, l’éducation fait partie des droits fondamentaux de l’homme. Et plus encore, la constitution haïtienne amendée en son article 32 dispose que « l’État garantit le droit à l’Éducation… » En effet, l’État a l’obligation de créer les conditions de bien-être et de sécurité pour favoriser l’accès à l’éducation. Quant aux instruments internationaux en matière de droits à l’éducation, l’état haïtien a ratifié ou signé un ensemble : la Convention des droits de l’enfant en 1989, la Déclaration mondiale de l’éducation pour tous en 1990… L’on se demande bien : sont-ce les instruments juridiques qui en manquent ou leur mise en application ?

Par ailleurs, si le ministre démissionnaire de l’éducation nationale et de la formation professionnelle, Pierre Josué Agénor Cadet s’est dit, lors de la remise des chèques de subvention de 100 millions de gourdes aux écoles presbytérales, épiscopales et de la fédération protestante pour cette rentrée des classes, que le taux d’accès à l’éducation dans le pays grimpe à « 90 % », pour d’autres citoyens, c’est l’aspect qualitatif qui en compte. Pour certains de ces citoyens, ce qu’on apprend à l’école n’a aucun rapport avec le besoin du marché. Ils affirment que la majorité des écoles en Haïti forme des gens pour aller compter la richesse et non pas pour la produire.

Il faut rappeler que selon le calendrier du MENFP, il est exigé aux écoles de faire le dépôt des listes de formation des classes de l’exercice 2019-2020 du 17 septembre au 16 octobre. Quant au délai pour faire le dépôt des formulaires d’inscription aux examens d’État, c’est du 24 septembre au 26 octobre 2019.

Wisly Bernard Jean-Baptiste



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