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La planète en danger !

La planète en danger !








Aujourd’hui, 20 septembre, a lieu une manifestation mondiale des jeunes en faveur de la protection du climat. Lancé par Friday for Future, association créée il y a quelques mois par l’adolescente suédoise Greta Thunberg (1), ce mouvement a pour but d’attirer à nouveau l’attention des politiques sur la nécessité de lutter contre le réchauffement de la planète en prenant des mesures urgentes en vue de protéger le climat. Cette action pourrait battre le record : tandis qu’à Berlin (siège du gouvernement fédéral allemand) ainsi qu’à New York, des mesures devraient aujourd’hui être adoptées pour une politique climatique plus efficace, des jeunes d’ici et d’ailleurs veulent se faire entendre.

En mars dernier, la jeunesse du monde entier avait manifesté. Cette fois, les jeunes invitent les adultes à les rejoindre dans les rues sous le slogan « Tous pour le climat ». Beaucoup pensent que la protestation et les demandes des élèves sont nécessaires pour arrêter la crise climatique en ce qu’elles pourraient forcer les gouvernements à agir dans le bon sens. Car les experts en climat calculent que si on ne limite pas le réchauffement climatique à 1,5 degré Celsius, on peut s’attendre au pire : une catastrophe climatique.

La branche allemande de ce mouvement international Friday for Future de Bonn profite de l’occasion pour lancer une semaine de grève d’ampleur nationale. Des manifestations sont prévues chaque jour dans d’autres villes. La plus grande manifestation aura lieu le vendredi 27 septembre sous le slogan « Earth Strike » – Bonn. Les différents slogans des marches de protestation sont basés sur les lettres du mot « Climat ». Samedi 21 septembre, il y aura une grève sous le slogan « Clean Oceans ». Pendant la semaine de grève, les activistes camperont dans le jardin de la cour de leurs écoles. Des conférences, des ateliers et des concerts sont prévus.

Une large coalition soutient les actions de protestation. Elle comprend des organisations de défense de l’environnement, religieuses, caritatives, culturelles et de développement, des initiatives relatives au changement climatique, des mouvements sociaux divers, ainsi que des associations d’entreprises et syndicales. Tous souhaitent l’adoption de mesures immédiates pour une protection juste et efficace du climat. Jusqu’à présent, plus de 400 grèves « proclimat » ont été planifiées dans tout le pays, et de plus en plus fréquentes chaque jour. L’Alliance des supporters s’est mobilisée et a convoqué une conférence de presse conjointe : « Jeunes et adultes ensemble peuvent mener le gouvernement à agir, estime la coalition proclimat. Jusqu’à présent, le gouvernement fédéral a échoué. Au lieu d’une politique ambitieuse de protection du climat, il ne fait que rester sur des promesses qui ne sont pas suivies d’actes. Cela doit changer. La concentration de gaz à effet de serre dans l’atmosphère augmente de jour en jour et cette augmentation est toujours exponentielle. S’il n’est pas possible de limiter le réchauffement climatique à 1,5°, s’annonce une menace de catastrophe climatique qui ne peut pas être arrêtée. La protestation et les revendications des jeunes sont nécessaires pour mettre un terme à la crise climatique. C’est pourquoi nous descendons dans la rue avec Fridays for Future. »

De son côté, Linus Steinmetz de Göttingen (Allemagne), représentant de Fridays for Future explique son action : « Nous manifestons parce que nous n’avons pas d’autre choix. La politique doit enfin agir. Nous nous dirigeons vers une crise qui détruit la vie et rien n’est abouti jusqu’à présent. C’est pourquoi nous appuyons cette initiative. Ensemble nous sommes forts ! »

Côté syndicat, pareil engouement. Frank Bsirske, président de l’association syndicale ver.di : s’enthousiasme : « Je suis impressionné par l’engagement des jeunes de Fridays for Future. Depuis, un nouveau mouvement de jeunesse s’est développé, ce qui exerce à juste titre une pression sur le politique. En effet, le changement climatique doit être abordé beaucoup plus énergiquement qu’auparavant. Il menace l’humanité dans son ensemble. C’est pourquoi ver.di appelle tous ceux qui peuvent participer à l’action du 20 septembre d’arborer leur pavillon. »

L’église apporte aussi son soutien. Dr H. C. Annette Kurschus, présidente de l’Église évangélique de Westphalie : « Nous faisons partie de la création de Dieu et sommes coresponsables en ce qui concerne sa préservation. Encore plus systématiquement qu’auparavant, nous travaillerons pour la protection du climat. Pour que les générations futures dans le monde entier puissent vivre dans la dignité. »

On comprend que pour les responsables écologistes, rien d’étonnant à ce qu’ils soutiennent cette action. Antje von Broock, représentant de l’Alliance et directeur général adjoint du gouvernement fédéral allemand pour l’environnement et la protection de la nature (BUND) : « Nous sortons ensemble dans la rue parce que la crise climatique constitue un défi pour la société dans son ensemble. Cela menace la vie telle que nous la connaissions jusqu’à maintenant. Le gouvernement l’a en main le 20 septembre. Il peut et doit décider d’une loi efficace sur la protection du climat. C’est pourquoi nous lançons en place un message mondial juste avant le sommet de l’ONU : « faites quelque chose, le temps est en train de filer ! »

Les autorités gouvernementales régionales rappellent toutefois que l’enseignement est obligatoire et recommandent vivement à toutes les écoles d’en assurer le respect. Tout en approuvant « l’engagement civique » des étudiants, les responsables éducatifs réaffirment que la participation aux cours est primordiale : « Une violation de l’enseignement obligatoire, telle que définie dans la Circulaire sur le contrôle de l’éducation obligatoire, peut entraîner diverses mesures éducatives et une absence non motivée sera portée sur le bulletin scolaire. »

Les élèves sont eux d’un tout autre avis. « Le changement climatique n’attend pas notre diplôme. Il a longtemps été une menace réelle pour notre avenir. En même temps, nos politiciens ne font rien pour éviter la crise climatique. Dès lors, les étudiants, les apprentis, les étudiants et d’autres jeunes sont en grève. »

Certaines écoles appuient sans réserve le mouvement. « Ce sera une journée complète pour l’environnement », se réjouit un directeur d’école Rainer Winand. Selon lui, il s’agirait aussi de démocratie. « Une partie de notre mission consiste à éduquer les étudiants pour devenir des citoyens mûrs. » Ceci signifie faire des débats et parvenir avec d’autres opinions. Pour lui, ça ne s’apprend pas dans les manuels. C’est pour cela qu’il est serein à propos de l’absence des élèves aux cours. « Jusqu’ici, dit-il, nous avons bien réussi. Je pense que c’est bien qu’ils envoient un signal. » Ils devraient bien entendu travailler de manière autonome pour rattraper les matières manquantes. Si on ne présente pas d’excuse valable pour l’absence observée, cette heure manquée fera l’objet d’une remarque dans son carnet d’évaluation.

D’autres écoles suivent le mouvement. « Nous n’interdisons pas à nos étudiants de participer, mais nous contrôlons qui est là », a déclaré le directeur adjoint d’une école, Christoph Neugebauer. « Si quelqu’un n’est pas présent, on doit le signaler aux parents ! » C’est cette procédure que le gouvernement du district de Cologne recommande. Théoriquement, des amendes sont possibles en cas d’absences trop fréquentes. Le contrôle du respect de l’école obligatoire incombe aux écoles. « Les absences non motivées, telles que l’absentéisme avant les vacances, nous sont généralement communiquées. » Des parents peuvent se voir imposer 155 euros par jour d’absence. Cependant, les écoles peuvent utiliser les grèves à des fins pédagogiques, rassure toutefois le porte-parole du gouvernement du district interrogé à ce sujet. Un accord implicite pour cet indispensable combat.

Huguette Hérard

N.D.L.R.
1) Depuis l’an dernier, au lieu d’aller à l’école, chaque vendredi, Greta Thunberg (16 ans) proteste devant le Riksdagshuset, le palais de la Diète royale de Suède – le siège du parlement – pour que les « grandes personnes » arrêtent de détruire sciemment la nature.



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