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Journée scientifique, l’UNIH s’implique pour favoriser les échanges au sein de l’université

Journée scientifique, l’UNIH s’implique pour favoriser les échanges au sein de l’université








Dans le souci d’alimenter le débat au sein de l’université, l’Université Innovatrice d’Haïti (UNIH), a organisé, le vendredi 6 septembre 2019, dans ses propres locaux, une journée scientifique. « Université et Développement » a été le thème choisi pour réfléchir sur le vrai rôle de l’Université dans un processus de développement. En ce sens, des spécialistes comme l’économiste Jean Poincy, l’agronome/philosophe Bernadin Larrieux et l’économiste Enomy Germain, ont été déployés pour aborder des sous-thèmes bien spécifiques afin d’aider les étudiants à mieux cerner la thématique.

Le 6 septembre 2019, a eu lieu, aux locaux de l’UNIH, une nouvelle journée scientifique. Cette activité qui s’est déroulée autour du thème « Université et Développement », a permis à un grand public, universitaire et professionnel d’échanger sur la relation existante entre l’université et le développement avec un panel composé de deux économistes et un sociologue, notamment, les économistes Enomy Germain, Jean Poincy et le philosophe, Bernadin Larrieux. Au terme de cette journée, chacun s’est efforcé d’analyser le rapport entre l’université et le développement.

L’université a plusieurs attributions. En Haïti, selon les dires de l’économiste Jean Poincy, ces attributions sont très loin d’être atteintes vu l’incapacité de l’État pour répondre à ses devoirs envers l’université. Alors, pour montrer la faiblesse de l’État, il a parlé du manque à gagner en termes de ressources fiscales. Selon l’économiste Poincy, pour que l’État puisse répondre à ses missions, il doit-être en mesure de collecter des fonds via les taxes prélevées. Car poursuit-il, la base fiscale de l’État c’est l’ensemble d’employés. « Plus qu’on a beaucoup d’emploi, cela augmente la capacité de l’État pour prévenir des taxes et d’impôts pour élargir son assiette fiscale ».

En ce sens, il a opté pour une augmentation de l’offre d’emploi, en demandant à l’État de mettre en place des conditions pour faciliter le pouvoir d’achat de la population. Toutefois, il pense que, le choix de l’État devrait aller vers l’industrialisation, car selon lui, le secteur d’industrie peut aider à générer un grand nombre d’emplois contrairement au secteur agricole. Au lieu d’investir dans l’agriculture, M. Poincy estime que l’État devrait définir une stratégie de développement économie qui se base sur une substitution à l’importation, à l’instar du Brésil et de la République Dominicaine qui aujourd’hui, connaissement une expansion économique grâce à l’industrie et la manufacture.

Si pour l’économiste Jean Poincy, le fait d’investir dans l’agriculture n’est pas la bonne option qui peut aider à augmenter l’offre d’emploi dans le pays, pour l’économiste Enomy Germain et l’agronome Bernadin Larrieux, c’est le contraire. D’après ces deux intervenants, le secteur agricole peut aider à rehausser le cadre macroéconomique du pays et aussi peut augmenter l’offre d’emploi. Ainsi, ils plaident en faveur de la promotion du secteur agricole.

Produit des réflexions autour du rôle que l’université devrait jouer dans le cadre du processus de développement de la société, est l’un des résultats que les organisateurs voulaient atteindre, qui par ailleurs disent que l’université comme étant une institution d’enseignements supérieurs, d’études et de recherches, ne doit pas être à l’écart quand il s’agit d’émettre des réflexions qui peuvent être utile à la société, a estimé, Saintony Fanfan, recteur de l’UNIH.

« Dans tous les pays, l’université s’engage dans la formation des cadres et dans la production de nouvelles connaissances pouvant accompagner la société dans le cadre de la modernisation. À cet effet, l’État apporte toujours son appui aux universités, à partir des fonds disposés pour encourager la recherche. Dans le cas d’Haïti, on ne trouve pas cela. Si l’université arrive à jouer pleinement son rôle, ça aura des retombées sur la société, ». Par contre, le président du conseil de l’UNIH souhaite voir que l’université arrive a remplir convenablement sa mission.

« L’université c’est un lieu de débat et de recherche par excellence. Elle est là pour interpeller la société et aussi faire des propositions au sein même d’une société. L’Université ne doit-être considéré comme étant une école secondaire avancée. Elle doit se convertir comme un espace de débat », recommande le recteur, qui de plus pense que si l’université arrive à jouer pleinement son rôle, ça aura des retombées positives sur le fonctionnement de la société. Toutefois, toute société qui veut atteindre le stade développement et de progrès économique se focalise et valorise le savoir et le savoir-faire ». De surcroit, Sainthony Fanfan dans ses déclarations révèle que, si on veut aboutir à une autre société, l’enseignement supérieur doit préoccuper tout le monde.

Peterson Jean Gilles



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