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Des organisations plaident pour que les établissements d’éducation soient des espaces sûrs !

Des organisations plaident pour que les établissements d’éducation soient des espaces sûrs !








Que les établissements d’éducation, écoles, universités et centres de formation professionnelle soient des espaces sûrs. En effet, c’est ce que plaident les organisations comme Save the Children et GOALS Haïti tout en condamnant les problèmes socio-politiques ayant affecté l’accès à l’éducation des enfants durant l’année académique 2018-2019. Ces organisations tiennent à lancer un appel à la conscientisation pour la prochaine année académique afin de respecter le droit à l’éducation des enfants en Haïti.

Les organisations comme Save the Children et Goals Haïti ont tenu à dénoncer le fait que lors des grands mouvements de foule, les manifestations de rue, les enfants en quête du pain de l’instruction sont les premiers à être victimes en leur privant des jours classe. Pour ces organisations qui condamnent les menaces et attaques sur les enfants, le droit à l’éducation est lié au droit d’être en sécurité et protégé. « C’est un engagement global que les écoles, même en situation de conflit, doivent rester des espaces sécuritaires, protégés, non violents, inclusifs pour les filles et les garçons, afin d’assurer leur plein accès à l’éducation », peut-on lire dans une note de presse de Save the Children prônant le respect du droit à l’éducation en Haïti.

Dans une interview donnée au journal Le National Néhémie Boursiquot, conseillère technique en éducation à Save the Children et Carl Henry Petit-Frère, directeur de programme à GOALS Haïti, ont tenu à lancer un appel à la conscientisation pour la prochaine année académique afin de respecter le droit à l’éducation en Haïti. Pour Mme Boursiquot, qui déplorait le fait que les enfants ont passé leurs épreuves sur des fonds de protestation, les enfants déjà traumatisés par les violences vont se demander qu’est-ce qu’ils auront comme assurance pour la prochaine année académique. Selon la conseillère, Save the children prévoit donner un appui psychosocial à certains enfants à travers un camp d’été. L’éducation ce n’est pas seulement l’affaire du ministère de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle (MENFP), dit-elle, mais aussi de la communauté en général et du gouvernement.

Pour Carl-Henry Petit-Frère, le droit à l’éducation est inaliénable et l’éducation doit se faire dans la dignité. Il croit que la responsabilité revient à l’État central de garantir le droit à l’éducation et à la protection des établissements scolaires. « Je ne sais pas par quelle méthode, mais l’État doit protéger les enfants quand i y a heurts », raconte-t-il au journal pendant qu’il appelle à la création de zones neutres. Pour celui qui vient de l’organisation ayant pour mission d’améliorer les conditions de vie des enfants vulnérables, rien ne justifie la violence sur des personnes et surtout sur des enfants. Pour lui, la sphère éducative ne doit servir, en aucune façon, l’intérêt d’un groupe quelconque.

L’Organisation des Nations unies pour l’Éducation, la Science et la Culture (UNESCO) a indiqué que les États ont des responsabilités et des obligations. Comme responsabilité, l’UNESCO a fait savoir qu’en « vertu du droit international des droits de l’Homme, les États sont porteurs de devoirs et il leur incombe principalement de mettre directement à disposition des services d’éducation dans la plupart des circonstances ». De plus, ajoute l’organisation, « en ratifiant les traités internationaux des droits de l’Homme, les gouvernements s’engagent à mettre en place des mesures et une législation interne compatibles avec leurs obligations et devoirs découlant des traités ». L’on sait bien, il y a 30 ans de cela, Haïti a signé et ratifié la convention des Nations unies sur les droits des enfants.

Quant aux obligations, selon L’UNESCO, elles s’étendent à trois niveaux : respect, protection et réalisation du droit à l’éducation. « L’obligation de respect exige que les États évitent toutes mesures susceptibles d’entraver ou d’empêcher l’exercice du droit à l’éducation. L’obligation de protection exige que les États prennent toutes les mesures empêchant que des tiers n’interfèrent dans l’exercice du droit à l’éducation. L’obligation de réalisation signifie que les États doivent prendre des mesures positives pour permettre et aider les individus et les communautés à exercer leur droit à l’éducation », explique-t-elle.

Le pays file vers une nouvelle année scolaire et les nombreuses crises sont toujours dans l’impasse. Cependant, ces organisations sont claires dans leur demande quant aux établissements d’éducation : protection. « Nous invitons tous les acteurs à se joindre à nous pour qu’aucun enfant ne soit victime en cas de conflit, que les droits à la protection et à l’éducation de tous les enfants soient respectés et pleinement réalisés », conclut Save the Children dans sa note de presse portant la signature de son directeur pays, Luke Hayman.

Wisly Bernard Jean-Baptiste



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