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La mendicité est devenue comme une profession au pays de la Caraïbe et d’Amérique latine le plus touché par la sous-alimentation, Haïti

La mendicité est devenue comme une profession au pays de la Caraïbe et d’Amérique latine le plus touché par la sous-alimentation, Haïti








La situation d’insécurité alimentaire qui frappe le pays semble bien dépasser la capacité de réponse du gouvernement haïtien. Quand ce ne sont pas des enfants, mais de jeunes garçons majeurs apparemment en bonne santé et en âge de travailler. Quand ce ne sont pas des adultes bien costumés, mais des personnages qui sont vraiment dans le besoin. Tous, une seule caractéristique, s’adonner à la « mendicité » pour survivre. Un récent rapport de l’ONU a indiqué que la population haïtienne est le plus affectée par la sous-alimentation dans la Caraïbe et l’Amérique latine.

Le nouveau rapport de l’ONU, intitulé « État de l’insécurité alimentaire et de la nutrition dans le monde 2019 » vient d’indiquer que la population haïtienne est le plus affectée par la sous-alimentation dans la Caraïbe et en Amérique latine. Ce qui n’est pas trop une surprise puisque bien avant, le directeur technique de la Coordination nationale de la sécurité alimentaire (CNSA), Jean Ulysse Hilaire, a laissé savoir que 2,58 millions de personnes sont en insécurité alimentaire en Haïti. En effet, une telle situation semble bien dépasser la capacité de réponse du gouvernement haïtien. De ce fait, beaucoup de gens tendent à s’adonner à la mendicité qui prend plusieurs formes.

Force est de constater, dans les camionnettes faisant le trajet Delmas - Pétion-Ville, des enfants en difficulté, âgés entre 4 et 15 ans, trainent à longueur de journée à l’arrière de certains véhicules de transport. Ils ont une toile à la main faisant semblant d’essuyer les chaussures des passagers rien que pour quelques gourdes. Cette technique de mendicité pratiquée par ces enfants souvent appelés, « kokorat » est devenue comme un moyen de survivre. « Kokorat jodi, bandi demen », dit-on. Des institutions étatiques comme l’Institut du Bien-être social et de la Recherche (IBESR), le Fonds d’assistance économique et sociale (FAES) tardent toujours à porter des réponses appropriées.

Dans un autre niveau, ce que l’on rencontre le plus souvent sur le trajet de transport, Carrefour (Route Rail) - Centre-Ville de Port-au-Prince (Portail Léogâne), des jeunes garçons apparemment en bonne santé et en âge de travailler qui montent et descendent les bus de transport au quotidien afin de demander l’aumône aux passagers. Pour cette catégorie, certains citoyens laissent savoir que c’est que font ces citoyens pour vivre au jour le jour.

À côté des personnages (incapable de travailler) qui font l’aumône et qui sont vraiment dans le besoin ou qui sont affectés par un problème de santé quelconque, il y a une catégorie toute particulière, celle des gens est très bien costumée. À ce niveau, on place la barre très haute quant aux demandes qu’on va formuler et leur technique est tout à fait bien calculée. Ces personnes-là, raconte-t-on, ciblent celles qui ont un niveau économique élevé.

L’heure est grave, toutes les conditions sont réunies pour un éclatement social dans le pays, affirme une citoyenne haïtienne revenant des États-Unis, il y a quelques semaines. Elle se dit tombée des nues du fait que trop gens sont nécessiteux et lui demandent à manger. Elle les rencontre dans les rues et parfois, certains vont parfois frapper à sa porte pour demander à manger. Depuis plusieurs temps, les crises sociales, économiques, politiques ne font qu’empirer dans le pays. Il faut souligner qu’à travers tous les budgets de ce gouvernement, les dépenses en fonctionnement (la masse salariale…) sont beaucoup plus grandes que les dépenses en investissement.

Estimant que la réponse mondiale à la pauvreté n’est pas ambitieuse, le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres déclare que l’investissement public dans l’agriculture diminue dans le monde entier. Selon lui, cette situation doit être inversée. « Les petits producteurs de denrées alimentaires et les agriculteurs familiaux ont besoin d’un soutien beaucoup plus important et il est urgent d’investir davantage dans l’infrastructure et la technologie pour une agriculture durable », laisse-t-il savoir. Avec la mise en application de ceci, peut-être, l’on aura moins de gens à faire de la mendicité une profession.

Il faut signaler que ce nouveau rapport de l’ONU sur « État de l’insécurité alimentaire et de la nutrition dans le monde 2019 » a été réalisé conjointement par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), le Fonds international de développement agricole (FIDA), le Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF), et par le Programme alimentaire mondial (PAM).

Wisly Bernard Jean-Baptiste



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