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Journée mondiale de l’internet plus sûr : réfléchir sur les Intox

Journée mondiale de l’internet plus sûr : réfléchir sur les Intox








La « journée mondiale de l’internet plus sûr » incite à réfléchir sur une meilleure utilisation de l’internet dans le monde. En Haïti, l’accès y est très facile. Sa consommation augmente de plus en plus, les internautes s’y adonnent à coeur joie. Dans un clic le monde est à notre portée. Il est vrai que l’internet est un outil de recherche, mais c’est aussi un instrument qui peut détruire.

Le début de l’internet en Haïti s’est effectué il y a plus d’une dizaine d’années. Les « cybercafés » à une époque étaient une référence, un endroit pour se mettre en contact avec la technologie. L’appréciation de la population pour cette technologie a accru en 2006. Surtout avec l’apparition des différentes compagnies téléphoniques dans le pays. L’internet n’est plus un luxe.

Certains jeunes considèrent l’internet uniquement comme une source de distraction, mais ils oublient que son usage peut être tout aussi bénéfique. L’internet rend beaucoup plus accessibles les informations. Il est aussi un moyen de communication qui fait tomber les frontières. Il faut reconnaitre que cet outil est important dans la vie quotidienne en Haïti. En effet, de nombreux adolescents sont dotés d’un téléphone intelligent, ainsi peuvent-ils se servir des différents réseaux sociaux comme moyen de recherche et de réseautage. Le réseau des blogueurs haïtiens (RBH), dans une enquête réalisée en 2017, a enregistré une tranche d’âge de 25- 35 ans des Haïtiens qui utilisent les réseaux sociaux.

Néanmoins, parallèlement à ses nombreux avantages, l’internet a aussi des enjeux. L’escroquerie est de mise, tout comme l’accès aux sites dangereux pour les plus jeunes. On publie n’importe quelle photo sans tenir compte des âmes sensibles. D’autres l’utilisent pour faire circuler de mauvaises informations. Haïti n’est pas épargné. Il y a déjà deux semaines, une vidéo circulant sur le net a mis en jeu la réputation d’un ministre, et l’information s’est avérée plus tard faussée. Malheureusement, cette pratique est monnaie courante sur la toile. Les intox pourrissent le web et font du tort à de nombreuses personnes.

En dépit de tout cela, la législation haïtienne reste silencieuse sur la question. En cette journée mondiale de l’internet plus sûr, il est important d’attirer l’attention de l’ensemble de la communauté et des législateurs en particulier sur la nécessité de plancher sur ce phénomène. Il faut toutefois saluer les efforts de certains, notamment le RBH et l’Association haïtienne des médias en ligne (AHML), qui ont lancé des facs-checkers en vue de combattre les infox sur la toile. Mais les efforts doivent être renforcés surtout au niveau étatique pour contrer ces mauvaises utilisations du web.

Pharah Djine Colin



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