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Pour le respect du droit à la vie

Pour le respect du droit à la vie








Dans la société haïtienne, rares sont les manifestations qui ne se terminent pas en multiples casses. Quand ce n’est pas le cas, le respect du droit à la vie est bafoué. Le respect des biens privés lors de certains mouvements de protestation est tellement foulé au bas des pieds que cela devient souvent la norme. Ce qui est contraire à la Constitution haïtienne. Le pire dans tout cela, c’est que l’impunité s’érige bien souvent en maître.

De nombreux citoyens reconnaissent que le respect du droit à la vie ainsi que le respect des biens d’autrui sont banalisés dans la société haïtienne. Les responsables des organismes de défense de droits humains sont unanimes à le reconnaître. Les manifestations sont souvent soldées en queue de poisson. Des pertes en vie humaine et de matériels sont souvent enregistrées quand les mouvements de protestations tournent au vinaigre. En effet, ces forfaits perpétrés en marge de la Constitution haïtienne laissent croire, pour certains, que l’impunité est comme arrivée à son comble.

La Constitution haïtienne de 1987 au chapitre trois traitant les « devoirs du citoyen », fait obligation dans son article 52.1 au petit j) de : « respecter le bien d’autrui ». Cependant, dans certains mouvements de groupe c’est l’ignorance totale vis-à-vis des biens d’autrui. « Il suffit que le peuple soit fâché pour qu’il mette le feu aux biens privés d’une personne se trouvant à proximité », affirme un citoyen condamnant cet état de fait courant. L’un des mouvements le plus récent est celui de la protestation au niveau de la commune de Montrouis où pas moins de trois véhicules ont été incendiés sous la colère de la population. L’émeute du 6 et 7 juillet 2018 peut également en témoigner du non-respect des biens privés.

Quant au respect du droit à la vie, depuis de nombreux jours, on assiste à une sorte de banalisation de la vie humaine. Les manifestations de joie à l’instar des dimanches pré-carnavalesques ne sont pas épargnées par cette banalisation puisque bien souvent on recense au moins une perte en vie humaine. Au chapitre deux de la Constitution, traitant des « droits fondamentaux », particulièrement le droit à la vie et à la santé, il est écrit en son article 19 : « L’État a l’impérieuse obligation de garantir le droit à la vie, à la santé, au respect de la personne humaine, à tous les citoyens sans distinction, conformément à la Déclaration universelle des droits de l’homme ». Force est de constater, à côté de certains membres de la population, des agents de la Police nationale en sont devenus la proie favorite des bandits.

À l’approche du 7 février 2019, date qui s’annonce fatidique tant pour certaines entités politiques que le gouvernement en place. Si d’un côté, le chef de l’État va fêter ses deux ans à la tête du pays, d’un autre côté, l’opposition dite « démocratique » annonce déjà des manifestations pour continuer à réclamer son départ. Ce qui laisse déjà une frange de la population dans la crainte quant à une éventuelle casse de la part de certains manifestants. Jovenel Moïse, en tant que véritable responsable de la barque de la nation haïtienne, certains citoyens appellent le chef de l’État central à ne pas faillir à sa mission.

Pour certains hommes de loi, si on a pu arriver à ce niveau du non-respect de la vie humaine et des biens d’autrui, ce n’est pas une question de loi inexistante. C’est en outre, une question d’impunité, d’une justice fonctionnant à double vitesse. Que cette femme aux yeux bandés avec une épée et une balance en main, nommée Thémis soit une pour tous, lancent-ils. Mais pour ce faire, il faut un changement dans la conscience humaine haïtienne, croit un avocat.

Wisly Bernard Jean-Baptiste



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