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Cherté de la vie : des citoyens crient « on en a assez ! »

Cherté de la vie : des citoyens crient « on en a assez ! »








Depuis plusieurs jours, le pays vit une situation économique sans précédent. La hausse généralisée des prix des produits de première nécessité affecte grandement toutes les couches de la population haïtienne. À côté des problèmes de chômage, de reddition de compte, du rationnement en électricité à cause du gasoil, de l’insécurité, la gourde ne cesse de dévaluer face au dollar américain. Ce qui pousse des citoyens à s’élever la voix en disant : « on en a assez ! ».

Dans un message vocal émouvant et poignant circulant sur la toile, on entend un homme dénommé Junior qui se dit : « Moi junior j’en ai assez, pas toi ? » Ce qui a touché un nombre élevé de personnes vivant la même situation. Quelle situation ? Une inflation galopante qui se trouve à deux chiffres, provoquant du coup et beaucoup plus une insécurité alimentaire. Les ménages se trouvent dans l’obligation de dépenser amplement pour l’acquisition d’un bien, d’un produit de première nécessité. Et partout on passe et surtout sur les réseaux sociaux, le refrain est le même : « On en a assez ».

Face aux actions variées entreprises dans le pays, l’homme prénommé Junior laisse entendre que : « c’est le consommateur final qui paie les prix ». En ce sens, il fait référence à la masse défavorisée vivant dans des situations ignobles. Quand on connait le problème foncier qui sévit dans le pays et surtout avec le coût exorbitant que requiert les propriétaires de maison quant aux locataires, Junior laisse croire que la classe moyenne est aussi complice que les fortunés aux problèmes du pays. Entre chômage, insécurité alimentaire et cherté de la vie, il croit qu’on a rendu le pays « invivable ».

Selon l’homme dans le message dans un souci de conscientiser, tout le monde ne peut pas laisser le pays aux dirigeants. Pour lui, il est important de mettre la nourriture dans le bol des gens, agir sur l’inflation en prenant des mesures appropriées. Toutefois, Junior tient à dénoncer les dépenses exorbitantes se faisant au niveau de l’État pour l’acquisition de véhicule alors que le peuple vit dans une conjoncture extrêmement difficile.

Par ailleurs, à côté des cris de coeur de Junior, la décote de la gourde a engendré la fermeture de plusieurs magasins à Jacmel dans le département du Sud-Est. Certains boulangers ont également observé un arrêt de travail rien qu’en raison de la montée vertigineuse du dollar américain. Quand on sait que dans l’alimentation quotidienne du peuple haïtien, la farine occupe une place capitale, la situation devient de plus en plus inquiétante. Du côté de la ville des Cayes dans le département du Sud, une situation similaire se produit avec la fermeture de certains magasins.

Au niveau des familles haïtiennes, la situation s’aggrave de plus en plus quant à l’alimentation quotidienne. Ce qui fait que certaines familles se dispensent du « cuit à la maison » au jour de lundi. Selon Mara, une jeune maman, la situation économique dégradante du pays le pousse à ne pas faire de repas au jour de lundi tout en ajoutant que certaines fois, dans les autres jours, une pareille chose peut se produire. Si dans certaines familles, l’alimentation devient plus dure, dans certains restaurants le coût pour s’offrir un plat chaud est en pleine augmentation.

Dans le but de freiner la dégringolade de la gourde et l’accélération du taux d’inflation, le gouvernement par le biais de son ministre de l’Économie et des Finances, Ronald G. Décembre a signé un protocole d’accord sur la gestion des dépenses publiques et des moyens de règlements de la facture pétrolière, avec la Banque centrale. Se basant sur la gouvernance économique et financière, quelques jours après le 1er février 2019, la population attend encore les résultats de ce pacte.

Toutefois, pour certains citoyens, il n’y a pas de miracle pour faire baisser le dollar américain. L’important c’est de produire. Le fondateur de Banj Haïti, Marc Alain Boucicault le reconnait sur son compte Twitter : « la production nationale doit être la priorité des priorités ». Pour lui, il faut mettre le cap sur l’exportation.

Wisly Bernard Jean-Baptiste



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