S'identifier Contact Avis
 
26.33° C
  à Port-au-Prince
Radio Pacific 101.5 fm - En direct
Le Journal Dernière heure Actualité Édito Tribune Société Économie Culture Diaspora Sports rpacific101.5 FM  
× Immobilier Appartements Maisons Locaux commercial Locaux pour Bureau Terrains Véhicules Voitures Camions Tout Terrains Minibus Motos Divers Animaux Articles ménagers Ordinateurs et pièces Équipement électronique Équipement industriel Équipement lourd Diverses études Légal Bijoux et montres Smartphone et tablettes Vêtements Jeux video
Un site de biodiversité rare du pays au coeur d’une controverse

Un site de biodiversité rare du pays au coeur d’une controverse








Suite à la cession d’environ 500 hectares dans la zone de Beau-Manoir sur le site de Grand Bois, située dans le massif de la Hotte, par la Société Audubon, le groupe d’intervention écologique d’Haïti (ECOVERT-Haïti) est monté au créneau pour dénoncer cette vente. Selon Anel Dorlean, cette portion du territoire fait partie de la réserve de biosphère du pays, et doit être protégée par l’État haïtien sans le livrer à une structure privée et étrangère.

Se trouvant à cheval sur trois départements, le massif de la Hotte, à travers le site de Grand-Bois, constitue une de zone d’une biodiversité rare et riche pour le pays. Pourtant, le 18 janvier, la « Société Audubon » a annoncé avoir fait l’acquisition de cette portion de terre conservant une biodiversité unique dans le monde. « Après la Navase riche en diversité, nous venons de perdre un autre site dotant des espèces endémiques qui pourraient contribuer à un développement économique et humain durable du point de vue socioculturel et écologique », a indiqué le groupe d’intervention écologique d’Haïti (ECOVERT-Haïti).

À cet effet, le groupe d’intervention écologique d’Haïti (ECOVERT-Haïti), cette organisation haïtienne qui milite pour l’environnement, a accusé le Comité interministériel d’aménagement du territoire (CIAT) d’être partie prenante dans cette transaction. Le groupe met en doute ce contrat dont rien n’est défini en termes de clause entre les différents protagonistes.

« Pourquoi c’est le CIAT qui prend l’initiative de concéder cette réserve à une compagnie étrangère », s’est interrogé Anel Dorlean d’ECOVERT-Haïti, qui a expliqué que les aires protégées sont du domaine de l’État haïtien et sont gérées par l’ANAP et le ministère de l’Environnement. « Si ces entités ne peuvent pas faire la gestion, l’État haïtien doit mettre tout le monde au courant en définissant des stratégies efficaces et efficientes pour la conservation et la protection des espaces protégés.

De son côté, le ministère de l’Environnement a nié son implication dans cette transaction qui a concédé le site de Grand-Bois à la société privée. Cependant, le ME a précisé qu’il y a des aires protégées déclarées, reconnues par l’État haïtien et des aires naturelles non déclarées. Dans le cas de du site de Grand-Bois, malgré toutes les richesses extraordinaires de cette zone, le ME a révélé qu’elle n’était pas déclarée « aire protégée ».

Alors que la législation haïtienne fait de la Direction générale des impôts (DGI) le gérant des biens de l’État haïtien, le groupe d’intervention écologique d’Haïti a accusé le CIAT d’être à la base de cette transaction. Que vient chercher le CIAT dans cette affaire de vente tandis qu’il a pour mission de définir la politique du gouvernement en matière d’aménagement du territoire, de protection et de gestion des bassins versants, de gestion de l’eau, de l’assainissement, de l’urbanisme et de l’équipement.

Créée le 19 mars 2009, le CIAT regroupant six ministères, MTPTC, MPCE, MICT, MEF, ME, MARNDR, a été mis en oeuvre en vue de répondre à un constat alarmant et à la nécessité d’actions cohérentes et coordonnées en matière d’aménagement du territoire.

S’il est vrai que la firme privée ayant fait l’acquisition de cet espace protégé compte réaliser ce que l’État haïtien ne veut ou ne peut pas faire en termes de protection de cette biodiversité rare et unique dans le monde, cependant, la loi du pays soutient que les aires protégées sont du domaine de l’État et doivent être gérées par lui-même. Même si cette zone n’a pas encore été déclarée, mais l’État devait utiliser ses prérogatives pour garantir la protection de l’environnement.

Woovins St Phard



Articles connexes


Afficher plus [2989]