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Encore des camps de déplacés du 12 janvier 2010

Encore des camps de déplacés du 12 janvier 2010








Neuf années après le séisme meurtrier du 12 janvier 2010, des gens ont continué à vivre sous des abris provisoires. Plusieurs camps de réfugiés, existants toujours, sont devenus des endroits permanents pour des centaines de familles dépourvues d’espoir suite au passage de ce cataclysme inédit dans l’histoire de cette portion de territoire de l’île.


12 janvier 2010, au terme d’une journée ensoleillée, nuancée par les bruns d’une nature pleine d’énergie qui s’apprête à dégager ces fureurs, Haïti est frappé d’un tremblement de terre de magnitude 7,3. Le pays devient sombre. D’un clin d’oeil, la noirceur l’enveloppe. Et, les constructions brisent le silence anarchique autour d’elles pour s’ériger en de véritables monstres et causer la mort des habitants de ce pays. Que de morts ! Les morts ont jonché les rues comme des cailloux empestés. Désespoir total pour une nation dont les habitants peinent à trouver le manger et le boire.

Au lendemain de cette catastrophe naturelle qui a emporté la vie de plus de 200 milles personnes et l’effondrement de plus de 300 milles logements dans le pays, des ménages avec l’aide des organisations humanitaires ont installé des abris provisoires dans divers endroits pour se réfugier. Des tentes de plastiques à des tentes de toile, dénudées et démodées, la vie sous ces toits se révèle très compliquée. Le soleil comme la pluie reste des ennemis.

Durant la période allant de 2010 à 2017, environ 90 000 ménages vivant sous les tentes (soit plus de 301 000 individus) ont pu quitter les camps grâce aux interventions de certaines organisations internationales qui ont accordé des subventions au loyer à ces familles. Ce qui a facilité la fermeture de 550 camps de déplacés sur les 1.5 million de personnes vivant dans 1,555 camps. Jusqu’en 2018, environ 1 529 camps ont été fermés. Selon les données disponibles, environ 97 % de la population initialement déplacée suite au séisme a été relocalisé au cours de ces huit dernières années.

Encore des réfugiés dans des camps

D’après un rapport de l’UCLBP et de l’OIM en 2018, environ 37, 600 personnes, évalués à 9, 255 ménages sont toujours déplacés dans 26 camps situés dans la zone métropolitaine de Port-au-Prince et la région des Palmes. En effet, des gens ont continué à vivre dans un état déplorable qui les rend de plus en plus très vulnérables. Les données fournies par une ONG ont révélé que la majorité de ces déplacés est concentrée dans le département de l’Ouest : Carrefour, Croix-des- Bouquets, cité Soleil, Delmas, Gressier, Léogâne, Pétion-ville, Port-au-Prince et Tabarre.

Sous des tentes façonnées de morceaux de plastique, de toile, de tôle et de bois mal agencés, ces personnes sont confrontées à des difficultés socio-économiques de toutes sortes. Dans des endroits non sécurisés, abritant des fugitifs, les réfugiés sont susceptibles de faire face à la violence et à l’exploitation. Ils mènent une vie précaire, caractérisée par un manque d’accès à l’eau potable, à l’assainissement et à leur exposition aux catastrophes naturelles due à la mauvaise condition de leurs habitats.

En 2019, les camps restants semblent être oubliés par l’État haïtien et les organisations internationales travaillant dans ce domaine. Si cette situation n’est plus une préoccupation pour les autorités du pays, pourtant, les activités découlant de ces camps ont et auront des impacts sur la population en général.

Ces abris provisoires deviennent des maisons anarchiques pour des centaines de ménages dans la zone métropolitaine de Port-au-Prince. Ces agglomérations sont devenues de petits endroits où le banditisme, la délinquance juvénile et la prostitution règnent et s’installent en maitres.

2010-2019, neuf années après le séisme du 12 janvier 2018, les séquelles physiques aussi que psychologiques restent encore. Des gens continuent de vivre sous le labyrinthe à cause des conséquences néfastes de ce phénomène naturel. Ils habitent des endroits non désirés et non appropriés aux conditions décentes de vie d’un être humain. Si des ONG ont permis à certains de s’en sortir malgré tout, pourtant, d’autres ménages sont encore dans la précarité de ces camps de réfugiés.

Woovins St Phard



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