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École normale supérieure : toujours en attente de reconstruction

École normale supérieure : toujours en attente de reconstruction








L’École normale supérieure (ENS) qui forme des cadres à l’Université d’État en Haïti a été totalement détruite lors du séisme du 12 janvier 2010. Toutes les archives ont été englouties. Selon, le directeur des affaires administratives de cette école, Alvares Louis, neuf ans après l’évènement funeste, l’espace dont dispose l’ENS pour dispenser ses cours est vraiment exigu ajoute aux nombreuses difficultés auxquelles fait face l’institution. « La date prévue pour achever les travaux de reconstruction a vu son jour et la construction reste toujours dans l’idéal », a-t-il fait savoir.

De nombreuses entités de l’UEH ont été détruites après le cataclysme du 12 janvier 2010. L’École normale supérieure (ENS) qui forme des cadres pour l’Université en général a été sévèrement endommagée. Neuf années après, la reconstruction de l’ENS n’est toujours pas effective. Les étudiants assistent piètrement les cours, dans des espaces contigus. C’est ce qu’a fait savoir le directeur des affaires administratives, Alvarès Louis, précisant qu’il y avait des velléités de reconstruction de ladite école. Selon le directeur, la date prévue pour la reconstruction de l’ENS est arrivée et la construction n’est jamais commencée. Toutefois, il précise que des avancées ont été faites en termes d’acquisition d’un nouveau terrain pour ladite école.

En ce moment, dit le directeur, l’ENS dispose d’un terrain à Carrefour-Feuilles situant à l’endroit où se logeait l’ancien bâtiment de l’Hôtel Castel d’Haïti (détruit après le séisme du janvier 2010). Selon M. Louis, le paiement du terrain est quasiment achevé et le terrain est à la disposition de l’ENS. L’espace est disponible. C’est un espace de terrain en pente, a-t-il fait savoir. Il reste maintenant à trouver de l’argent pour entamer le processus de construction. Avant la construction du nouveau bâtiment, il reste la clôture du terrain et l’étude de sol qu’on doit faire pour savoir quel type de construction instaurer, laisse-t-il savoir.

Après la catastrophe du 12 janvier, dit-il, on avait fait des démarches auprès du Japon qui apparemment avait manifesté son désir d’aider l’ENS pour la construction d’un nouveau bâtiment, mais la non-acquisition du terrain posait problème. Toutefois, il pense que le Japon n’a plus le même engouement qu’après le séisme. À présent, il se pourrait que le Japon accepte de le financer partiellement, croit-il. Selon le directeur la part du projet de loi de finances 2018-2019 qui revient à l’ENS, en majeure partie, est destinée a la masse salariale, donc le budget de fonctionnement, le reste ne vaillent plus grand-chose. Dans le budget d’investissement, la part allouée à l’École normale supérieure est minime, c’est pourquoi on envisage de faire des partenariats.

Le directeur fait état de nombreux autres problèmes. Parmi eux, celui de l’exiguïté de l’auditorium de l’ENS, le manque de matériels pour les laboratoires, de la non-existence de cafétéria, du manque de fonds pour le financement du programme de Master de l’ENS. En ce sens, il explique que l’ENS a loué un bâtiment à Canapé-Vert pour que des étudiants puissent assister à des cours en Master. « Master en science de l’éducation, physique, mathématique, géographie, en histoire, en philosophie et en lettres », sont entre autres les options dont dispose l’ENS. Et le total d’étudiant qui suit ces cours rode autour de 150. Tout ceci, dit-il, c’est avec l’aide des coopérations étrangères, des Universités française, canadienne et belge.

Selon Gregory, un étudiant finissant de l’ENS, son école fait partie des 11 entités de l’UEH et ce dernier fait face à deux grands problèmes en termes d’infrastructure. En tant qu’université, UEH devrait rassembler l’ensemble des entités. Cependant ce n’est pas le cas. Les entités se retrouvent reparties çà et là dans des endroits différents. Les entités ne devraient pas être isolées. C’est pourquoi il pose le problème de campus universitaire.

Il n’y a pas d’apprentissage sans la nourriture, ajoute-t-il. « C’est après le pain que vient l’éducation », a-t-il déclaré. Pour lui, il y a des fonds qui sont alloués pour la question de cafétérias. Il précise même qu’il y a une rubrique pour cela et une fois qu’on ne respecte pas cela, c’est du détournement de fonds. Outre cela, il pose le problème de stage pour les étudiants de l’ENS.

Malgré tout, il croit qu’à l’ENS, ce sont les meilleurs qui s’y trouvent et ladite institution figure parmi les écoles qui donnent le plus de ressources humaines au programme de doctorat.

Wisly Bernard Jean-Baptiste



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