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Haïti, ce pays qui se lève tard et se couche de très tôt

Haïti, ce pays qui se lève tard et se couche de très tôt








En Haïti, la majorité des institutions commerciales, industrielles, agricoles, touristiques et services publics et privés fonctionnent entre 8 h et 16 h. En dehors de cet intervalle de temps, il est difficile de trouver certains services nécessaires et indispensables au quotidien des gens de la société. Ainsi, le traditionnel horaire de travail persiste.

Malgré la publication de la loi portant sur l’organisation et la réglementation du travail durant les 24 heures du jour, les institutions commerciales, industrielles, agricoles, touristiques et services publics et privés continuent de s’enclaver dans l’horaire de travail compris entre 8 h et 16 h. En effet, la plupart de ces institutions fonctionnent seulement à des heures de la journée pour être dysfonctionnelles entièrement durant la nuit, le commencement de la matinée et en fin d’après-midi.

Dans la zone métropolitaine de Port-au-Prince, il est rare de trouver des entreprises, à part des discothèques, qui restent fonctionnelles au-delà des 18 h. Si ces institutions ouvrent leurs portes à la clientèle aux environs de 8 h, ils n’attendent que16h pour fermer. De Delmas à Pétion-Ville en passant par Port-au-Prince pour aboutir à Tabarre et à Croix-des-Bouquets, le constat est le même. Toutes les entreprises ouvrent leurs portes au même horaire restreint, 8 h – 16 h

Entre autres, cette habitude de fonctionnement, qui caractérise la plupart des entreprises du pays, affecte aussi les institutions sanitaires. Qu’il s’agisse d’institutions publiques ou privées, il est difficile d’avoir accès aux soins nécessaires dans les institutions sanitaires en dehors des heures de la journée. Certains hôpitaux fixent leurs heures de consultation entre 10 h et 14 h. Après ces heures, ils considèrent les autres cas comme des urgences. D’autres ferment totalement leurs portes au-delà de l’horaire préétabli. En revanche, si le malade ne peut pas attendre le lendemain, qu’il trouve une autre institution pour pallier ses besoins.

Loi 24 – 3 – 8 : un antidote inefficace contre l’horaire de travail

Alors que la loi 24 – 3 – 8 a réparti la journée de travail en trois tranches de huit heures, cependant, jusqu’à présent, la majorité des entreprises s’attarde encore dans la tradition d’un seul horaire de travail. Pourtant, cette loi donne droit aux employeurs et aux employés la possibilité de décider et d’accepter de travailler à des horaires nocturnes, puisque le travail de nuit correspond à des tranches horaires de la journée de vingt-quatre heures. « Le travail de nuit est rémunéré sur la même base que le travail de jour », stipule l’article 7 de cette loi.

L’un des motifs de cette loi est la modernisation du fonctionnement des établissements industriels, agricoles, touristiques et commerciaux tant publics que privés afin de parvenir à la création de nouveaux emplois. Pourtant, cette loi ne change rien dans la tradition sociale du pays en termes de rapport jour et nuit. Les entreprises de la place continuent de mener leurs activités dans les heures habituelles.

Rapport jour/nuit, un mythe national à bannir

Il est une tradition en Haïti que la nuit est conçue pour dormir, c’est-à-dire les individus se reposent. Ce qui favorise une plus grande vivacité pour les travaux pendant le jour. Et, les entreprises se courbent sous cette perception sociale du travail nocturne. Comme preuve, la majorité des institutions commerciales fonctionnent seulement le jour.

Par coutume, en fin d’après-midi, vers les 18 h, l’on remarque que tous les gens essaient de rejoindre leurs domiciles. Quelques heures après, les rues sont vidées. Les entreprises sont fermées. Le pays est couché jusqu’au lendemain. Par contre, seulement en période festive, notamment les fêtes de fin d’année, l’on peut constater des rues bouillantes durant toutes les vingt-quatre heures de la journée.

Alors que presque tous les pays du monde s’évertuent à fonctionner pendant les vingt-quatre heures de la journée, Haïti traine encore dans ce cliché de huit heures de travail par jour. Les entreprises du pays ne profitent pas du temps de la journée. Le pays est enclavé dans la tradition. Pas de création d’emplois ni de grandes entreprises, sauf de rares exceptions. Un pays qui veut émerger doit profiter des atouts exploitables pour dynamiser la vie sociale.

Woovins St Phard



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