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Les infamies

Les infamies








Une femme seule arrive à un commissariat de police. Elle vient d’apprendre que son mari a été assassiné. Le corps de son mari gît sur un trottoir en pleine rue. Les policiers refusent de l’accompagner. Ale non madanm si w kapab. Elle ira seule.

Dans la soirée du 16 juillet, notre éditorialiste Kendy Zidor a été la cible d’hommes à moto aux environs de 20 h à la hauteur de Bourdon vers l’embranchement qui mène à Delmas 60. Pourtant souvent on remarque des patrouilles de police dans la zone.

La police, quand le pouvoir civil est délinquant et incompétent, a du mal à faire son travail. Les bandits sont souchés au pouvoir politique et des secteurs mafieux les alimentent aussi. Le chaos peut être juteux pour plein de personnes pour qui la vie humaine n’a aucune valeur.

Le pays n’est pas gouverné. Il est laissé à lui même. L’écrire, le dire, reviennent maintenant à faire un pléonasme qu’on accepte presque comme usage.

La communauté internationale peut intimer l’ordre à un président d’une République, soi-disant indépendante, de regagner son bureau et de gouverner. Injonction qui est, dans les faits, une reconnaissance de l’incapacité du premier mandataire. C’est comme un patron qui est obligé de garder un employé inefficace en attendant qu’il trouve un autre. Le comble de la comédie est quand un président de la République, dont le rôle est de veiller à la bonne marche de nos institutions, les détruit et pense pouvoir les ridiculiser en demandant dans un journal étranger l’aide de l’Organisation des États américains pour suppléer à la Cour supérieure des comptes dans une autre tentative grossière d’empêcher une enquête sérieuse sur la dilapidation des fonds destinés au peuple haïtien.

Le fond de l’infamie est-il atteint par ces temps troubles ? On peut malheureusement en douter. Chacun veut garder ses positions où la ripaille semble être légalisée depuis des lustres. En face, d’autres horreurs piaffent d’impatience pour être ou revenir au pouvoir. Tous les coups bas sont permis. La désinformation devenue arme de combat bat son plein sur les réseaux sociaux alors qu’une lutte démocratique peut être faussée à la base si le mensonge vient tout pervertir. Trop d’exemples sont connus d’hommes et de femmes pourfendeurs hier des tentatives d’instaurer une dictature et alors que le cadavre du pouvoir décapité est encore chaud démontre avec célérité leur capacité à reprendre les mêmes infectes pratiques.

Nous sommes tous menacés par ces incompétents et ces ripailleurs qui occupent la scène politique. Les étrangers qui ont toujours voulu ce chaos doivent bien se frotter les doigts. Trop de citoyens pensent toujours qu’une zone de confort est possible dans cette folie qui se déploie sous nos yeux. D’urgence il faut que la raison s’invite à la gouvernance.

La peur des lendemains peut construire des enfers inimaginables. Ce pouvoir en place a prouvé plus que son incapacité, mais dans certains lieux on agite l’épouvantail d’un régime de triste mémoire. De l’un à l’autre cependant, on est dans les mêmes pratiques. L’un est à l’origine des bases puis des gangs et l’autre avec cette médiocrité, ce mépris de la nation, n’a trouvé rien d’autre à faire que de rester sur les mêmes rails. Il nous faut changer de voie. Rapidement. Nous refusons même de penser qu’il serait trop tard pour le faire.

Gary Victor



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